Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

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Histoire d'une oeuvre / "Le Cri" - Edvard Munch - 1893

Le Cri

Edvard Munch – 1893

Technique – Tempera sur carton (une des cinq versions)

Dimensions : 91 cm x 73,5 cm

Galerie Nationale d’Oslo (Norvège) – Nasjonalgalleriet, Oslo

 

 

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Le tableau (plutôt les tableaux)

 

Voici un tableau connu mondialement. L’expression du personnage central a donné lieu à des explications multiples qui ont encore des échos pour l’humain d’aujourd’hui.

 

Le Cri (Skrik en norvégien) est une œuvre qualifiée d’expressionniste. Edvard Munch, son auteur, est norvégien. Ce tableau existe en cinq versions dont trois à la peinture, une au pastel et une autre en lithographie.

 

Edvard Munch exécuta donc cinq versions de son œuvre majeure. La plus célèbre est la tempera sur carton.

Le terme tempera ou tempéra ou bien encore tempura (du latin : temperare, « détremper ») désigne une technique de peinture basée sur une émulsion, qu'elle soit grasse ou maigre : peinture « a tempera ». Pour préciser la nature de l'émulsion, on énonce simplement les composants : tempera à l'œuf, tempera grasse à la colle de peau, etc.

La version tempera du Cri de Munch se trouve au Musée Munch d’Oslo. Elle mesure 83,52 cm de haut sur 66 cm de large. La version peinture à l’huile, tempera et pastel se trouve à la Galerie Nationale, toujours dans la capitale norvégienne.

Une troisième version est une propriété du musée Munch.

Quant à la quatrième, elle appartenait au milliardaire norvégien Petter Olsen avant qu’elle ne soit vendue le 2 mai 2012 à un acheteur anonyme pour la somme rondelette de 119,92 millions de dollars (soit environ 102 millions d’euros). C’est un record qui dépasse le « Nu au plateau de sculpteur » de Picasso (106,5 millions de dollars).

La cinquième version du Cri est une lithographie de 1895  qui est exposée à Berlin.

 

Le paysage en arrière-plan représente le fjord d’Oslo, vu d’Ekeberg.

 

 

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Symbolique et interprétation

 

Cette œuvre  est donc classée comme expressionniste.

En réaction à l’impressionnisme, l’expressionisme est un courant artistique et pictural (né en Allemagne en 1905) qui se veut antinaturaliste et qui cherche à explorer les méandres de l’âme humaine avec une fascination particulière pour la mort, pour les complications de l’esprit dans des paysages angoissants avec des visages torturés.

La vie d’Edvard Munch peut expliquer en partie ce parcours artistique puisque le jeune enfant né en 1863 à Loten, a vu dés l’âge de 5 ans, sa mère et sa sœur mourir de la tuberculose. Et très tôt, il explorera, par le dessin, les faces les plus sombres de l’existence et la solitude humaine.

Le Cri symbolise l’angoisse existentielle de l’homme moderne, la difficulté de se trouver une place dans le monde contemporain. Ce cri tragique a été poussé dans la société scandinave, conformiste, puritaine et bourgeoise de la fin du XIXème siècle.

Si le tableau marque encore les esprits au XXIème siècle, c’est que la question qu’il aborde est encore d’actualité, autrement, dans des sociétés où la machine prend de plus en plus de place, où la place de l’humain est remise en question, autant dans ses rapports au travail que dans ses liens avec ses congénères. La question de l’oppression en opposition à la liberté de l’être prend son sens autant dans les sociétés d’hier que dans celles d’aujourd’hui.

En ce sens, entre autres, le tableau n’a rien perdu de sa modernité. On pourrait même dire qu’il est intemporel.

 

Quelques mots de Munch

 

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Le 22 janvier 1892, Edvard Munch a écrit ses quelques mots qui donnent un éclairage plus précis sur son œuvre :

« Je me promenais sur un sentier avec deux amis – le soleil se couchait – tout à coup le ciel devint rouge sang. Je m’arrêtai, fatigué, et m’appuyai sur une clôture – il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir de la ville – mes amis continuèrent, et j’y restai, tremblant d’anxiété – je sentais un cri infini qui passait à travers l’univers et qui déchirait la nature. »

 

Contexte de l’époque

 

Un professeur d’astrophysique du Texas a analysé le rouge flamboyant de ce coucher de soleil. D’après lui, il aurait été vraisemblablement provoqué par les cendres émises lors de l’éruption du volcan Krakatoa en 1883, un volcan indonésien en forme d’archipel, situé dans le détroit de la Sonde entre Sumatra et Java. Ses études tendraient à montrer des liens de date entre ce phénomène naturel et les impressions exprimées de Munch.

 

Par ailleurs, on peut remarquer de grandes ressemblances du personnage central du tableau avec une momie chachapoyas du Pérou. L’historien d’art, Robert Rosenblum, rappelle que Munch  aurait découvert cette momie lors d’une exposition à Paris et  aurait pu s’en inspirer pour la première version de son Cri. Cette momie a aussi servi d’inspiration pour Paul Gauguin. 

 

Vol du Cri

 

Le tableau sera volé le 12 février 1994. Trois mois plus tard il est proposé au gouvernement norvégien contre une rançon de 1,2 million de dollars. L’offre est refusée. Finalement, il sera retrouvé le 7 mai 1994 lors d’une descente de la police norvégienne en collaboration avec la police britannique et le Getty Center (musée du milliardaire Jean-Paul Getty, situé à Brentwood, Los Angeles. Jean Paul Getty a fait fortune dans l’exploitation du pétrole avant de créer sa fondation artistique, la Fondation Getty et son musée doté d’un fonds de fonctionnement de 700 millions de dollars).

Les responsables de ce vol seront condamnés en août 2004 à des peines de prison allant de 5 à 10 ans. L’un d’entre eux est mort d’une surdose d’héroïne en 2006.

 

 

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Influence du Cri dans la peinture contemporaine

 

Le peintre islandais Erro (de son vrai nom, Guðmundur Guðmundsson) a fait plusieurs détournements de tableaux célèbres dont celui d‘Edvard Munch le Cri en 1967.

 

 

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Le personnage de Ghostface dans les films d’horreur Scream présente un masque inspiré du cri de Munch.

 

 

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Même la série télévisée Les Simpson montre à plusieurs reprises le tableau, surtout en parodie.

 

 

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On retrouve même le Cri dans un album récent d'Astérix

 

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On retrouve Le Cri dans le Street Art comme ici en Allemagne

 

 

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"Condamné à l'agonie" - Graffiti librement inspiré du tableau de Munch  près d'une voie de chemin de fer entre Sehnde et Lehrte  (Allemagne)

 

 

Le Cri se retrouve aussi dans la musique avec la célèbre image du l'album et du film The Wall des Pink Floyd

 

 

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Même la nature dans des ressemblances aléatoires nous parle du Cri, comme cet arbre photographié au début des années 2000.

 

 

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En fait, cette œuvre reconnaissable de tous a été moult fois détournée ou parodiée, montrant par là même son actualité toujours présente. Si, dans le détail, chaque interprétation des détournements ou parodies peut être différente, dans le fond, cela repose toujours la même question existentielle de la place de l’humain sur notre planète.

Voici donc une œuvre qui peut être à la source d’une multitude de réflexion, de débats et de questionnement sur l’avenir de l’homme.  

 

Autres parodies

 

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 Version Mickey

 

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 Version Le Chat

 

 

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 Version Joker

 

 

 

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 Version Minion

 

 

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 Version Tintin et Milou

 

 

 

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Et pour les petits et mêmes les grands enfants, même s'ils sont adultes, le coloriage à imprimer

 

 

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22/10/2017
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Course d'orientation - CM2 - avec les étudiants-professeurs du STAPS

Course d'orientation

Classe de CM2 - avec les étudiants-professeurs de l'UFR-STAPS

 

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Comme tous les ans, dans le cadre des stages pour les étudiants-professeurs de l'UFR-STAPS (Université de Dijon), les élèves de l'école des Cèdres bénéficient de cours de pratique sportive encadrés par 4 à 6 jeunes adultes. 

Pour les CE1-CE2 et les CM1-CM2, il s'agit de jeu d'opposition ou des jeux de ballon dans le gymnase ; pour les CE2-CM1, il est question d'acrosport dans la salle polyvalente de l'école. Et, pour les deux autres classes, les CP et les CM2, c'st de la course d'orientation dans le parc des Cèdres. 

Si pour les jeunes professeurs stagiaires, ce travail avec des enfants de primaire s'inscrit dans le cursus obligatoire des études, pour les élèves, c'est une chance de profiter d'une approche différente du sport, tout en s'inscrivant dans les projets des classe et de l'école. 

 

Voici quelques photos de course d'orientation avec les élèves de CM2 :

 

 

 

 

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21/10/2017
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Univers tâché en couleurs - Création des CM2 - Octobre 2017

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21/10/2017
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Création photographique / Plongée et contre-plongée / Classe de CM2 / Octobre 2017

Création photographique / Plongée et contre-plongée / Classe de CM2 / Octobre 2017

 

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Travail d'expression photographique réalisé lors des APC (Activités Pédagogiques Complémentaires)

 

 

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Travail réalisé dans le cadre d'un atelier en petit groupe autour de l'expression sous plusieurs formes (dont la photographie). Ce même travail a donné lieu à des écrits et un enregistrement audio. 

Clichés et travail sur PhotoFiltre réalisés par les élèves. 


02/10/2017
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Histoire d'une photo célèbre / "Lunch atop a Skyscraper" - 1932

"Lunch atop a Skyscraper"

(déjeuner en haut d'un gratte-ciel)

 

 

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C’est un des plus célèbres photos des Etats-Unis d’Amérique. Tout le monde l’a vu au moins une fois si ce n’est un des innombrables détournements qui ont été réalisés pour des publicités ou autres visées médiatiques.

 

On y voit 11 ouvriers tels des funambules assis sur une poutre au 69ème étage d’un gratte-ciel en construction à New-York en 1932. Nous sommes exactement le 20 septembre. Au-dessous, le vide vertigineux et la ville à 260 mètres plus bas.

 

Huit décennies plus tard, cette image n’a rien perdu de sa force, de son mystère. Elle apparaît comme le cliché du rêve américain, un pays qui construit toujours et toujours, et de plus en plus haut.

 

Ces célèbres travailleurs de l’acier, une cigarette à la bouche, sont restés longtemps anonymes. On ne connaît même pas avec certitude le photographe qui a immortalisé cette scène. C’est d’autant plus étonnant que c’est l’archive la plus demandée auprès de l’agence Corbis, bien avant le cliché d’Einstein tirant la langue. Depuis presqu’un siècle, tous les fantasmes circulent sur le nom des ouvriers et du photographe.

 

En fait, même si la situation est bien réelle et sans trucages, il s’agit d’une publicité pour le futur building du Rockefeller Center (cela n’a été dévoilé qu’en 2012). Certains ont pensé à tort qu’il s’agissait de la photo de l’Empire State Building.

C’est dans le New-York Herald Tribune que la photo est parue le 2 octobre 1932. L’objectif ? Vendre des espaces de bureau dans ce futur grand complexe au style Art déco.

 

Sa construction a nécessité la présence de 4.000 ouvriers qu’on payait alors 1,50 $ de l’heure. L’Amérique était dans une grande dépression suite au krach de 1929 et malgré le risque évident de ce travail, il était difficile de refuser un tel emploi. Statistiquement, cette construction a comptabilisé un mort par tranche de 10 étages.

 

Qui a pris cette photo ? A un certain moment, elle a été attribuée à Charles Clyde Ebbets.

Le patron de ce projet de construction, le magnat du pétrole John Davison Rockefeller, avait envoyé un groupe de photographes sur la tour pour faire la promotion d’un rêve immobilier nommé « city within a city », en gros « une ville dans la ville ».

Trois photographes étaient présents sur les lieux : Charles C. Ebbets, Thomas Kelley et William Leftwich. Plusieurs clichés de cette époque les montrent en train de cibler le bâtiment. Donc, de toute évidence, l’un des trois doit être l’auteur de ce « Lunch atop a Skyscraper ».

 

Le cliché n’était pas personnellement crédité quand l’agence Corbis a racheté les archives de l’agence Bettman/Acme, notamment parce que dans les années 50, ce n’était pas dans les habitudes de créditer les photos.

En fait, d‘autres images prises à ce moment par ces photographes attestent avec un grand degré de certitude que l’un d’eux est l’auteur du cliché, entre autres un montrant des ouvriers nonchalamment endormis sur une poudre de métal avec un pied et une main dans le vide. Cette photo provient d’une agence concurrente International News Photo.

 

 

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La fascination que provoquent ces images est considérable car, en plus du cadrage et de la puissance qu’elle dégage, elle raconte aussi une histoire, celle de la construction de l’Amérique qui cherche à se relever du krach de 1929, une image positive pour remonter le moral en berne. L’historien Ken Johnstone dit : « "N’oubliez pas que nous sommes à l’époque de la Grande Dépression. L’image devait capturer l’imagination du public, et aussi peut-être faire penser que le pire de la crise était passé."

Dans un certain sens, derrière le cliché publicitaire, c’est une image de « propagande » sur le rêve de l’Amérique qui a fait traverser l’Atlantique à des milliers d’émigrants. Le succès planétaire de cette photo porte aussi cette part d’explication.

 

 

 

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Il y a une autre question qui a traversé l’esprit de nombreux curieux.

Qui sont ces funambules sans nom qui semblent si à l’aise sur leur poutre ?

De nombreux enfants ou petits-enfants d’émigrants irlandais ont cru reconnaître un parent ou un grand-parent. Mais ils n’ont jamais pu le prouver.  

 

Deux documentaristes d’origine irlandaise, Sean O Cualain et son frère Eamonn se sont lancés dans une enquête à ce sujet : mettre un nom sur chaque visage des ouvriers de ce Lunch atop a Skyscraper.

Ils ont commencé en 2011 alors que Sean tombe sur une image de ce fameux Lunch sur le mur d’un vieux pub, le Whelan, à Shanaglish dans le comté de Galway en Irlande. Il est indiqué en dessous que deux des ouvriers s’appellent Sonny Glynn et Mathy O’Shaughnessy. Le patron du bar leur explique que les deux hommes en question sont originaires du village de Shanaglish, qu’ils ont émigré à New-York  dans les années 20 et que cette photo lui a été envoyée par Pat Glynn, résidant actuellement à Boston.

 

Les deux frères O Cualain partent aux Etats-Unis d’où ils reviendront un an plus tard avec un documentaire sur le sujet et intitulé « Men at Lunch » comme pour paraphraser l’expression Men at work. Le documentaire a été présenté au Festival du film de Toronto en 2013.

 

Les frères irlandais ont ainsi farfouillé dans les archives du Rockefeller Center, aussi en Pennsylvanie, dans les archives de l’agence Corbis, un entrepôt situé à 70 mètres sous terre. Là, ils y découvriront la photo originale des ouvriers endormis sur la poutre avec leurs noms écrits au dos à la mine de plomb. Ce sont aussi ceux apparaissant sur la photo du Lunch. Le troisième homme en partant de la gauche (en salopette) s’appelle Joseph Eckner et le troisième an partant de la droite, Joe Curtis.

Au jour d’aujourd’hui, sept ouvriers sur les onze restent encore non identifiés malgré les appels à témoin lancés par les deux frères irlandais.

 

Mais, en fait, pour ces derniers comme pour tout le monde, cela permet de garder la magie de cette photo qui a fait le tour du monde. Elle hante l’imaginaire collectif au point d’avoir copiée, reproduite en sculpture à New-York par l’artiste Sergio Furnari, détournée aussi de multiples fois. Vous trouverez en dessous plusieurs exemples de ce type.

 

 

 

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Version sculptée de Sergio Furnari à New-York

 

 

 

Quelques détournements de ce cliché

 

 

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Publicité pour Volskwagen

 

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La Cène à Manhattan

 

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Version personnages Lego

 

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                                          Version sans poutre

 

 

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Vidéos 

 

 


Construction du Rockefeller Center - 1932

 

 


Bande Annonce du documentaire "Men at Lunch"

 

 


Documentaire Men at Lunch

 

 

(D’après un article du Nouvel Obs)


28/08/2017
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Histoire de Besançon et de sa citadelle

Citadelle de Besançon

 

 

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En Bourgogne Franche-Comté, tout le monde ou presque connaît la forteresse de Besançon. Beaucoup y sont allés au moins une fois. C’est un haut lieu du tourisme régional.

 

 

VAUBAN

 

 

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La Citadelle a été construite de 1668 à 1683, d’abord par les espagnols puis par les français sous la direction de Vauban.  

Pour ce chef d’œuvre d’architecture militaire, Sébastien Le Prestre Vauban en fut le maître d’œuvre. C’est un ingénieur du roi Louis XIV, nommé en 1678 Commissaire  général des Fortifications de France. C’est un talentueux spécialiste de la poliorcétique, la technique du siège militaire, aussi bien celle de la défense que celle de l'attaque (du grec poliorketikos, qui désigne ce qui est relatif à la technique du siège des villes et places fortes, ou l'art et la technique du siège).

Ce grand homme du 17ème siècle a conçu et codifié une méthode de siège des places fortes en étudiant leur environnement pour en tirer les meilleures opportunités et, en conséquence, bâtir des forteresses idéalement conçues.

Sur l’ensemble de son existence, 130 places fortes ont vu le jour en France comme à l’étranger (au Luxembourg par exemple avec les casemates du Rocher du Bock). Il a participé à 48 sièges de ville et a été 7 fois blessé.

Au XIXème siècle, sa renommée est même devenue un dicton populaire : 

« Ville assiégée par Vauban, ville prise : ville défendue par Vauban, ville imprenable ».

C’est aussi à Vauban qu’on doit l’expression  de pré carré, une stratégie qui consiste à abandonner certaines places et se concentrer sur des places fortes en deux lignes de défense, le long des frontières du royaume, le fameux « Pré Carré ».

Vauban est décédé à l’âge de 74 ans après avoir été nommé maréchal de France quelques mois avant.

Son traité des sièges sur l’attaque et la défense des places de guerre (1704), resté secret, sera finalement publié en 1737 pour une édition posthume appelée « Traité d’attaque des places ».

 

Pour en revenir sur la Citadelle de Besançon, c’est une forteresse qui s’étend sur 11 hectares et qui dominent de 100 mètres de hauteur la vieille ville et les méandres du Doubs. Elle fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis juillet 2008.

Chaque année, elle accueille entre 250 .000 et 300.000 visiteurs.

 

 

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HISTOIRE DU MONT SAINT-ETIENNE

 

La couche sédimentaire originelle date de 170 millions d’années, issue d’une mer peu profonde.

La structure géologique qui soutient la citadelle date de la fin du Tertiaire au moment d’un plissement de la roche, il y a 10 millions d’années.

 

L’ancienne Vesontio, une  ville celte, s’est installée au bord de la rivière. Jules César s’est est emparé en 58 avant JC pour ne pas qu’elle tombe aux mains du chef de guerre germain Arioviste. L’occupation qui va suivre va couvrir la ville de monuments. Le sommet de la colline est alors pourvu d’une voie romaine et de premières fortifications.

 

Durant le haut Moyen-âge, des édifices religieux sont bâtis sur le flanc dont l’église métropolitaine Saint-Etienne. La ville se replie alors au pied du mont qui prend le nom de l’église. Le sommet de l’enceinte fortifiée reste encore vide excepté 4 colonnes romaines. Ces quatre colonnes se retrouvent sur les armoiries actuelles de la ville de Besançon.

Le mont, lui,  est voué à l’agriculture.

 

 

Blason_ville_fr_Besançon_(Doubs).svg.png Armoiries de Besançon

 

 

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A la Renaissance, la ville basse se pare de palais autant publics que privés. Ce sont de belles demeures de marchands qui se sont enrichis et de ce qui reste des grandes familles nobles issues du système féodal.

Charles Quint, empereur, roi d’Espagne, comte de Bourgogne et maître de la cité, renforce les défenses de la ville, l’enceinte de la rive droite et améliore les entrées.

Sur le mont Saint-Etienne l’ancienne muraille est consolidée, modernisée et garnie de tours.

La ville qui était une cité impériale libre depuis 500 ans passe sous la coupe du Roi d’Espagne en 1664, malgré l’opposition des bisontins qui ne voulaient pas appartenir à la Franche-Comté espagnole.

L’idée de fortifier le mont-Saint-Etienne, déjà émise en 1582, devient une priorité.

 

La guerre de Dévolution de la couronne d’Espagne (1667-1668) est l’occasion pour le jeune Louis XIV d’agrandir le royaume à l’est.

Le 8 février 1668, Condé, sur ordre du roi de France, pénètre avec ses troupes dans la ville. Le Magistrat de la Ville (conseil municipal de l’époque) capitule sans combattre.

Quinze jours plus tard, Louis XIV demande à Louvois d’envoyer à Besançon un jeune ingénieur du nom de Sébastien Le Preste, sieur de Vauban pour dresser les plans d’une future citadelle. Le projet ne prendra pas corps car le 2 mai de cette année, le traité d’Aix-la-Chapelle rend la Franche-Comté à l’Espagne et le 10 juin, les troupes françaises quittent Besançon.

 

 

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Traité d'Aix-la-Chapelle en 1668

 

 

Les espagnols reprennent cette idée de fortifications qu’ils veulent mettre en place autant à Besançon, qu’à Dole et Gray. Dans la cité bisontine, la première pierre est posée le 9 septembre 1668. Les espagnols n’auront pas le temps d’avancer beaucoup plus vite dans la construction, juste quelques renforcements de remparts, pas très hauts.

 

 

Besançon 05.jpgSiège de Besançon par Louis XIV en 1674

 

 

Les troupes françaises se lancent de nouveau à l’assaut de la Franche-Comté et sa ville phare.

Lors de cette seconde conquête à partir de février 1674, trois armées françaises convergent vers Besançon. Dans l’une d’elles se trouve Vauban lui-même. Louis XIV arrive le 2 mai de cette année-là et prend le commandement du siège de Besançon. La ville tombe le 15. Le siège de la citadelle commence alors. Ce seront des combats sanglants avec beaucoup de résistance sous la houlette du Prince de Vaudémont. C’est une lutte acharnée. L’assaut final est lancé le 20 mai. Le 22, la capitulation est signée.

Le roi de France confie alors à Vauban la mission de rendre la Citadelle et la ville imprenables. C’est le début de l’histoire de cette bâtisse militaire qui a depuis traversé les siècles jusqu’à nos jours.

 

 

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Citadelle - Gravure de 1710

 

 

LA CONSTRUCTION DE LA CITADELLE

 

De 1675 à 1695, Vauban reconstruit l’ensemble de l’enceinte urbaine de Besançon, ce qui inclue la Citadelle, la boucle du Doubs et la défense des quartiers Battant et Charmont.

Pour compléter la future Citadelle, il est édifié une seconde place forte qui lui fera face. Elle est appelée aujourd’hui Fort Griffon.

Plusieurs lieux ont été envisagés pour l’édification de la Citadelle. Finalement Vauban arrive à convaincre Louis XIV et Louvois de l’intérêt du mont Saint-Etienne. Il reprend son projet initial. Fort de son expérience du siège de la ville, il fait bâtir une Citadelle complexe, notamment côté sud la partie la plus vulnérable.

Il vient régulièrement à Besançon pour suivre l’avancée des travaux. Dans ses rapports on trouvera trace des difficultés pour faire respecter les consignes et les délais.

De nombreux corps de métiers vont intervenir sur le chantier : charpentiers, couvreurs, tailleurs de pierres, laviers (fabrication de toits en pierre de lave)…

Le défi est relevé en moins de huit ans.

 

 

 

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LA CITADELLE MAINTENANT

 

A présent, la Citadelle est vouée au tourisme. Elle a été aménagée en plusieurs parties dont un zoo, des musées de toutes sortes (musée de la Résistance et de la Déportation, musée de la vie comtoise, insectarium, noctarium, aquarium, etc…). Le tout est régulièrement animé par des événements culturels qui donnent vie à la Citadelle : expositions temporaires, spectacles, toute une programmation culturelle à découvrir sur le site Internet de la Citadelle. 

 

La promenade sur les chemins de ronde côté roi et côté reine permet de découvrir en version panoramique la ville basse et les paysages magnifiques autour des boucles du Doubs, des vues splendides au demeurant qui expliquent pourquoi cette forteresse était quasi imprenable.

 

La Citadelle a  été aménagée pour faire en sorte qu’on puisse passer de longues heures à l’intérieur et toujours y découvrir quelque chose.

Ce lieu de guerre et de mort est devenu un centre d’art et de connaissance.

 

Pour y accéder, il est possible de monter en bus, en voiture ou en petit train touristique, mais le plus agréable est de monter à pied pour découvrir la vieille ville et sa fameuse église Saint-Etienne, les vestiges romains. On peut aussi se balader jusqu’au Pont Battant et profiter de l’aménagement des rives au bord du Doubs.

Besançon et sa Citadelle sont à découvrir absolument, en prenant le temps de flâner et se laisser emporter dans le tourbillon de l’histoire, aussi dans les lignes audacieuses de l’architecture contemporaine (Cité des Arts).

Peut-être que sans le savoir, sans que vous ne le voyiez, le fantôme de Vauban ne sera pas loin de vous.

 

 

 

 

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D'après "Universelle Citadelle", le petit livret de Pascal Schultz et Adeline Pasteur

Editions Citadelle patrimoine Mondial 2013

Imprimé en juin 2013 - Dépôt légal 3ème trimestre 2013

Imprimé à Ornans - Presses Simon Graphic

ISBN 978-2-9541505-2-9


03/08/2017
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Livre / "Quand sort la recluse" de Fred Vargas

Fred Vargas « Quand sort la recluse »
 
Editions de Noyelles – 2017 - 478 pages
 
 
 
 
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Disons-le tout de suite, c’est un livre à la hauteur des écrits précédents de Fred Vargas. Une nouvelle affaire (des nouvelles affaires ?) à résoudre pour le commissaire Adamsberg, ce flic intuitif qui accepte de se laisser guider par les « proto-pensées » et les bulles gazeuses qui errent ou s’entrechoquent dans son esprit difficilement compréhensible.
Comme dans les autres opus de Fred Vargas, l’intrigue est soutenue par une solide culture scientifique et historique qui fait d’un possible simple récit de polar une mine d’informations digne d’une saga en plusieurs tomes.
 
 
 
 
Chaque petit détail trouve sa place dans le canevas très complexe d’un puzzle aux mille morceaux éparpillés, même les plus futiles en apparence, ceux dont on se dit qu’ils ne doivent pas avoir beaucoup d’importance. Et même s’ils n’en ont pas tous directement dans la résolution de cette énigme tourbillonnante de personnages morts ou vivants (à mourir peut-être), ils donnent une puissance ahurissante à cette histoire d’araignées recluses dont on se demande si ce sont véritablement des araignées.
 
 
 
 
L’impossible deviendrait donc possible par la force de recoupements inattendus et spectaculaires, par ce passé trouble qui rebondit à la figure telle une violente claque qui fait autant mal qu’elle raccroche au présent immédiat.
Tout au long de cette enquête improbable dont on peut même se demander si elle mérite d’être menée, le lecteur semble se perdre (avec délice il est vrai) dans le dédale d’une mission hors norme qu’une équipe de la police se donne comme si elle jouait au Cluedo. Une enquête qui n’a rien d’évident. La discorde qu’elle suscite parmi les agents de la Brigade rajoute encore le doute sur l’intérêt d’un tel travail.
 
 
 
 
Tout serait resté en l’état au départ que cela aurait paru tout à fait normal.
Effectivement tout semblait clair, à part un petit détail, pas si petit que ça d'ailleurs : l’interrogation de quelques fins limiers sur l’impossibilité d’une logique qui ferait d’un petit arachnide trouillard comme par deux un tueur en série redoutable.
Accepter d’entrer dans les errances de Jean-Baptiste Adamsberg, le célèbre commissaire des polars de Fred Vargas, c’est accepter aussi de transgresser l’ordre établi des pensées cartésiennes, de désordonner sauvagement la logique pour laisser l’instinct reconstituer d’autres histoires, celles qui amèneront à d’autres vérités, celles qui restent cachées derrière les apparences, les impressions premières qui touchent aux bouleversements des vies, les événements tus comme des renoncements de surface.
Le cartésianisme retrouve sa place, seulement à la fin.
 
 
 
 
Et parce que lecteur sait les douleurs tues, parce qu’on sait que le cheminement d’Adamsberg saura réveiller les vérités enfouies, alors on peut se laisser porter dans les douleurs du passé comme on tente des dénouer des nœuds inextricables, avec patience, parfois aussi aux limites de la désespérance.
Mais il y a toujours ces instants de lumière quand le puzzle apparaît, par intermittence tout au long du récit, puis juste avant les derniers morceaux du puzzle, quand tout devient clair.
 
 
 
 
 
Contrairement à certains polars où on découvre enfin le criminel et les raisons futiles de ses exactions, ici c’est une impression puissante qui s’en dégage. Pas une sordide histoire de fric mille fois racontée. Pas de jalousie ridicule et peu crédible, du genre de mobile qui gâcherait l’ensemble du récit. Ici, ce sont des vrais destins d’hommes et de femmes qui touchent profondément comme une blessure à soi-même, celle qui touche à la notion d’humanité toute entière.
Où est le bien ? Où est le mal ? Les lois apparaissent alors bien petites au regard du choc final comme s’il n’y avait plus de mot à ajouter, juste respirer un bon coup et se dire que ça devait finir ainsi.
 
 
 
« Quand sort la recluse » est un beau roman policier, fort et puissant comme l’histoire de ce monde terrible, des recluses d’hier aux recluses d’aujourd’hui.
 
 
 
Alors bonne lecture…
 
 
Fred-Vargas.jpg Fred Vargas

25/07/2017
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L'univers, ses étoiles, les planètes et les exoplanètes

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Le ciel a toujours fasciné les humains, cet infini souvent incompréhensible, source d’admiration, de rêverie, d'imagination ou de terreur.

Les humains l’ont observé depuis la nuit des temps, avec leurs yeux d’abord, puis avec des lunettes et des téléscopes de plus en plus grands jusqu’à même en envoyer dans l’espace pour observer encore plus loin.

 

Très tôt, depuis les philosophes grecs (Thalès de Milet, Anaxagore, Anaximandre, etc), les scientifiques et les penseurs ont eu des intuitions qui se sont avérées justes de longs siècles plus tard quand on a eu les moyens techniques de les vérifier. La matière est composée d’atomes, le soleil est une étoile, la Terre ne repose sur rien.

 

"Il y a un seul espace universel, une seule et vaste immensité que nous pouvons librement appeler Vie : en icelui sont d'innombrables globes pareils à celui sur lequel nous vivons et croissons."

Ces paroles pourtant si sensées ont été prononcées par Giordano Bruno (1548-1600), un homme lettré, professeur de philosophie et lecteur dans les universités françaises et italiennes. On aurait pu l'appeler un libre-penseur. Malheureusement pour lui, il a vécu au XVIème (16ème) siècle et ses propos lui ont valu beaucoup d'ennemis, notamment au sein de l'Eglise. Il aurait pu sauver sa vie en reniant les théories qu'il avançait . Mais il a refusé. Il a passé huit ans en prison puis a été condamné à mort par l'Inquisition et exécuté. Il est mort sur le bûcher de la place Campo de' Fiori à Rome le 17 février 1600. C'était un philosophe que l'histoire reconnaîtra comme ayant eu le mérite d'affirmer que notre monde n'était pas unique en son genre. 

 

 

 

 

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A partir de la Renaissance, les savants qui ont osé affronter les « vérités » de l’Eglise savaient que les forces qui gouvernent la matière dans l’univers étaient les mêmes sur la Terre et dans le ciel. Galilée et Newton, entre autres, nous ont apporté ce savoir. Galilée aussi faillit être condamné à mort comme Giordano Bruno, mais il renia ses affirmations devant le tribunal de l'Inquisition pour sauver sa vie. De toute évidence, malgré le fait qu'il ait été vaincu , il n'a pas été convaincu. Une de ses phrases dit à elle-seule sa conviction : "Eppur si muove!" ("Et pourtant, elle tourne !)"

 

 

 

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Plus tard, Darwin étudia l’évolution biologique à partir de cellules primitives jusqu’aux organismes des plus complexes, mettant en avant l’importance de la dimension du temps dans la construction du monde.

 

 

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Nous avons appris jusqu’à preuve du contraire, qu’à partir du Big Bang (cette immense mouvement violent et très rapide à l’origine de l’expansion de l’univers il y a environ 14 milliards d’années), l’espace tel que nous le connaissons s’est développé et poursuit son évolution. Les vérités d’aujourd’hui ne seront pas forcément celles de demain.

 

D'autre articles viendront prochainement compléter celui-ci sur le système solaire, l'univers, les étoiles, les planètes, les exoplanètes, les pulsar, les trous noirs etc...

 

 

 

Lien avec des articles sur ce thème :

Livre / "Voyage dans le Cosmos - Les exoplanètes" - Arturo Quirantes Sierra

Le système solaire, le soleil et ses planètes

Tableau comparatif des planètes du système solaire

Henri Darcy, ingénieur Pont et Chaussées, concepteur du réseau d'eau potable de la ville de Dijon - 1840

 


20/07/2017
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Livre / "Voyage dans le Cosmos - Les exoplanètes" - Arturo Quirantes Sierra

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Voyage dans le Cosmos

EXOPLANETES

D’autres planètes en orbite autour d’autres étoiles

Une collection présentée par Hubert Reeves

Texte original espagnol d’Arturo Quirantes Sierra,

professeur de physique à l'université de de Grenade (Espagne)

Traduction : Alice Gallori

Editions RBA – 2017

 

Nombreux sont les humains se questionnant sur le Cosmos, sur cet espace immense, au-delà du visible et qui suscite l’imaginaire.

Nombreuses sont les questions sur cet espace extraordinaire (au sens propre du terme, au-delà de l’ordinaire). Ces questions multiples trouvent leur point ultime dans celle qui interroge la plupart d’entre nous : y a-t-il une vie ailleurs que sur la planète Terre ?

 

Les textes scientifiques sont très complexes, s’appuyant sur l’analyse de gaz aux noms imprononçables, sur des ondes électromagnétiques et tous les supports de connaissance très pointue qui permettent de savoir l’existence d’une planète avant même de l’avoir vue ou aperçue.

 

Le journal Le Monde a eu l’heureuse idée de rendre abordable un domaine à l’approche pourtant difficile, l’astronomie. Cette collection dirigée par Hubert Reeves, grand scientifique devant l’éternel, permet une vulgarisation riche sans être simpliste en y intégrant l’histoire et les hommes qui ont marqué de leurs empreintes l’évolution de cette science.

 

Dans l’ouvrage consacré aux exoplanètes (les planètes qui tournent en orbite autour d’autres étoiles que le soleil), nous partons à la découverte de notre univers d’abord, le soleil  et ses planètes, aussi les planètes dites naines car, au vu des découvertes récentes, elles ne correspondent plus à la définition d’une planète (Pluton par exemple).

Puis notre voyage se poursuit au-delà du visible, vers les étoiles lointaines et ces autres mondes planétaires, plus de deux mille déjà découverts à ce jour. Nous apprenons comment l’évolution des techniques et du matériel d’observation permet d’aller de plus en plus dans ce cosmos décidément très peuplé d’objets célestes. Chaque découvert amène à des questions supplémentaires, aussi à des compréhensions plus affinées sur notre monde.

 

 

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Des mots savants nous deviennent familiers : planètes naines, sous-naine brune, pulsar, trou noir. Le propos s’appuie sur des théories et des recherches complexes mais qui, ici, deviennent beaucoup faciles à comprendre.

 

In fine, l’ouvrage aborde évidemment la question de la vie extraterrestre et les questionnements que cela suppose. Pas question de martiens, de bonhommes verts aux antennes télescopiques. Nous ne sommes pas dans un film de science-fiction. Nous sommes bien dans la réalité observée, calculée, anticipée par les mathématiques et la physique.

 

Vous ne trouverez pas de réponses définitives à cette question, seulement des éléments de réponses issus des recherches en cours. Car, l’idée de la vie extraterrestre n’est pas seulement de savoir s’il existe dans l’univers d’autres formes intelligentes de vie, c’est aussi une question primordiale pour l’avenir de l’humanité dans l’hypothèse d’une colonisation d’autres planètes habitables pour l’humain. Notre petit temps de vie sur terre (une centaine d’années pour un individu, quelques petits millions d’années pour l’humanité) se confronte alors à l’immensité du temps spatial qui, lui, se compte en milliards d’années.

 

Nous sommes là dans un voyage extraordinaire qui se lit comme un roman avec sa genèse, ses péripéties, ses obstacles, ses espoirs et ses mystères.

 

Un livre à découvrir absolument.

 

 

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23/07/2017
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Le système solaire, le soleil et ses planètes

Le système solaire

Le soleil et ses planètes

 

Système solaire avec Pluton.jpg

 

 

 

Notre système solaire est composé d’une étoile (le soleil) autour de laquelle tournent en orbite plusieurs planètes (8 ou 9, selon ou non la nouvelle définition d’une planète).

 

De la plus proche à la plus éloignée de l’astre solaire, nous trouvons Mercure, puis Vénus, la Terre et Mars. Ces quatre planètes sont considérées comme des planètes dites internes parce qu’elles appartiennent au système solaire interne.

 

Puis plus loin, nous trouvons Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Elles sont considérées comme des planètes dites externes car elles appartiennent au système solaire externe, le plus éloigné de l’astre solaire.

 

Pluton, longtemps considérée comme une planète, a été déclassée, de par sa petite taille et son éloignement, après les découvertes de nouvelles planètes, exoplanètes (planètes tournant autour d'une autre étoile que le soleil) et satellites.

 

Elle avait été découverte en 1930 par un astronome américain du nom de Clyde Tombaught (1906-1997) qui avait poursuivi les recherches de Percival Lowell (1855-1916). Ce dernier était un riche homme d’affaires passionné d’astronomie. Il cherchait une planète qui serait à l’origine d’anomalies dans l’orbite de Neptune.

La découverte de Pluton par Clyde Tombaught a eu lieu la même année que la création d’un personnage de dessin animé de Walt Dysney qui prit son nom : Pluto, le chien dans Mickey,  un des héros des enfants aux USA.

Pluton est la dénomination d’un dieu de la mythologie romaine qui, en plus, reprenait les initiales de Percival Lowell.

 

 

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C’est pourquoi aux Etats-Unis, la déclassification de Pluton n’a pas du tout été appréciée et généralement Pluton y est toujours considérée comme une planète.

Pourtant, au début des années 2000, le muséum d’histoire naturelle de New-York, lors d’une exposition sur le système solaire, à la grande surprise des visiteurs, a supprimé Pluton de la liste des planètes, et l'a considérée comme une planète naine, l’expliquant par les nouvelles découvertes sur les astres et les exoplanètes.

 

 

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Les planètes naines potentielles du système solaire

 

 

 

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Planètes naines

 

 

En résumé, on peut dire que le système solaire est composé d’une étoile (le soleil) et de 8 planètes en orbite autour d’elle, également un ensemble de planètes naines de la taille de Pluton, situées pour la plupart dans la ceinture externe la plus éloignée du soleil.

Le temps de révolution autour du soleil dépend de la distance par rapport à lui (plus l’astre est éloigné, plus il met de temps). Il dépend aussi de la masse de la planète et de sa vitesse.

Par exemple, Mercure met environ 88 jours terrestres pour faire le tour du soleil, la Terre un peu plus éloignée, en met 365 plus 6 heures, Jupiter quant à elle met environ 12 années terrestres pour une seule révolution et Saturne 30 années terrestres.

 

De la même façon, plus la planète est lointaine et moins au contact des rayons solaires, plus elle est froide. Par exemple, Mercure, la plus proche, a une température de 430° le jour (-173° la nuit). Sur Terre, la température moyenne est de 15°. A l’inverse, au fin fond de l’Univers, Jupiter à une température de -120° le jour et Saturne, une température moyenne de -150°.

 

 

 

 

Pour conclure sur notre système solaire, revenons à l’année terrestre. Rappelons que notre planète tourne autour du soleil en 365 jours et 6 heures.

Ainsi, au début d’un cycle de 4 ans, si on respectait à la lettre, à la seconde, le mouvement de notre astre, on devrait fêter le nouvel an à 6 heures du matin et modifier notre heure, minuit commençant donc à 6 heures. Mais cela poserait d’innombrables problèmes techniques et surtout de compréhension des valeurs du jour et de la nuit. De quoi devenir fou. De même la seconde année, le nouvel an aurait lieu à midi et la troisième année à 18 heures puisque chaque année, en plus des 365 jours, il y aurait un nouveau décalage de 6 heures.

Aussi pour simplifier la tâche, les humains ont créé  l’année bissextile tous les quatre ans.

On ne tient jamais compte des 6 heures supplémentaires au moment du nouvel an. Simplement tous les quatre ans, on les rassemble dans un jour supplémentaire (6h x 4 = 24 heures soit une journée). C’est le fameux jour rajouté au deuxième mois de l'année, le 29 février qui n’apparaît alors qu’une année sur quatre, ramenant de fait le compte des jours et des heures à zéro. De la sorte, le cycle reprend sans discontinuer. Nous retombons sur nos pieds en restant dans la capacité de maîtriser le temps. 

 

 

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Henri Darcy, ingénieur Pont et Chaussées, concepteur du réseau d'eau potable de la ville de Dijon - 1840

 


20/07/2017
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