Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

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Atelier-Philo à l'école primaire

Ensemble des articles sur les ateliers-philo à l'école des Cèdres


Atelier Philo - Classe de CM1-CM2 - " La Pollution " - 16-10-2015

Compte-rendu – Débat sur la pollution et le réchauffement climatique

Vendredi 16 octobre 2015

Présidente : Yasmine B.

Secrétaire : Alliya M.

Responsable de l’heure : Céleste M.

 

Débat Pollution 16-10-2015.jpg

 

 

Ce débat est issu d’une demande indirecte de la classe, suite à de multiples réflexions des enfants sur le dérèglement climatique, l’activité humaine et la pollution.

Cela semblait un sujet qui préoccupait les élèves. Aussi le débat était un moyen d’établir une discussion entre élèves dans un cadre spécifique qui permette à tous de pouvoir s’exprimer.

 

Sous la présidence de Yasmine B. qui donnait la parole aux enfants inscrits avec l’aide d’Alliya qui prenait en note les noms des élèves voulant intervenir, le débat a duré une heure.

Céleste M., responsable de l’heure a informé la classe de l’avancée du temps afin d’aborder tous les points à l’ordre du jour de ce débat.

Sous la thématique générale « Pollution et dérèglement climatique », la discussion s’est divisée en quatre parties. La première concernait les exemples et les types de pollution.

La seconde a abordé les conséquences négatives de la pollution sur notre vie.

Ensuite, s’est posée la question de savoir pourquoi on continuait à polluer alors que tout le monde connaît la gravité de la situation.

Enfin, pour conclure le débat, il a été question des solutions pour sortir de cette situation, ou au moins aller vers du mieux et éviter le pire.

 

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Pollution des mers

 

Dans la première partie du débat, les enfants évoquent des exemples de pollution qu’ils remarquent soit en le constatant directement, soit par des infos télévisuelles, soit par des discussions qu’ils ont eues avec leurs parents.

Nadir donne d’abord la définition de la pollution : la dégradation d’un écosystème.

Cette dégradation peut prendre plusieurs formes. Léna évoque les déchets jetés par terre. Sur ce thème, plusieurs enfants expliquent la biodégradabilité lente de ces déchets qui se retrouvent dispersés sur la planète, entre autres dans les océans (interventions de Céleste, Clara, Lou, Léna, Amine, Sienna, Yasmine B., Yasmine P. Imanol). Ces déchets en plus peuvent faire mal au pied quand on marche dessus (intervention de Clara). Céleste est d’accord avec elle sur ce point).

Léna complète ce point par la pollution des eaux souterraines qui rend l’eau non potable.

Imanol, quant à lui, parle de la pollution bactériologique des eaux, aussi thermique (autant pour les eaux douces que les eaux salées). Etienne ajoute les marées noires quand des pétroliers perdent, volontairement ou non, leur contenu en mer.

De plus le réchauffement climatique dû à la pollution risque de créer une montée des eaux qui mettra en péril les pays qui se trouvent au niveau de la mer, provoquant un exode massif de leurs habitants.

Clara évoque aussi la pollution olfactive, les odeurs désagréables que l’on peut sentir ici ou là, notamment dans les zones industrielles ou urbaines. Au mieux c’est désagréable, au pire, cela peut rendre malade voire plus. Clara y ajoute la pollution lumineuse, ce monde de lumière permanente qui trouble l’équilibre naturel notamment pour les animaux sauvages.

 

Il est aussi question de la pollution sonore, ce monde de bruit permanent qui provoque des troubles du sommeil (intervention de Manelle). Cette pollution peut aussi prendre avec des conséquences neurologiques, c’est-à-dire, des problèmes nerveux et de comportement.

Il est bien évidemment question de la pollution aux hydrocarbures (essence) et par les fumées industrielles, des rejets de gaz carbonique dans l’atmosphère et des conséquences sur le couche d’ozone et la fonte des glaces (interventions de Clara, Samia, Lou, Céleste, Imanol, Alliya, Yasmine P., Etienne…). La discussion s’oriente alors sur les modes de transport : transports en commun, co-voiturage, voyage en avion, véhicules électriques…

 

Manelle lance la discussion sur ce point en rappelant les problèmes actuels d’une marque de voitures allemande qui disait moins polluer alors qu’elle avait truqué ces moteurs. Ce point est repris par Céleste et Raphaël qui expliquent comment cette marque avait triché grâce à un logiciel informatique.

 

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Ce thème de la voiture se poursuit avec l’idée du covoiturage pour limiter le nombre de véhicules sur les routes. Nadir pense que c’est davantage possible sur des longs parcours mais pas pour circuler en ville. Ce à quoi certains élèves lui répondent que ce covoiturage existe déjà pour aller travailler tous les jours. De plus il est toujours possible de circuler en vélo, ce que beaucoup de gens font maintenant. Mais cela n’est possible que sur des trajets courts. Alliya explique que pour aller de Dijon au Maroc, en vélo ce serait difficile, ce qui fait bien rire la classe.

En plus les villes sont pourvues en transports en commun plus propres, plus écologiques (bus, tramway, parfois métro). Etienne ajoute que 20 personnes dans un bus, ce sont 20 personnes de moins dans des voitures individuelles. De la même façon, 4 personnes dans une seule voiture, ce sont trois voitures qui ne circulent pas ce jour-là.

De plus, avec le développement des voitures électriques, il est possible de diminuer considérablement la pollution. Samia évoque cette idée de moteur électrique pour les avions. D’autres élèves lui répondent que cette idée est déjà expérimentée pour les années à venir. Il est même question d’un avion à l’énergie solaire qui se recharge en vol au contact du soleil.

 

Les panneaux solaires justement proposent une alternative non polluante par rapport aux systèmes actuels. Raphaël pense cependant que le démontage des  matériels usagés avec des matériaux polluants pose aussi un problème, surtout quand les pays qui s’en servent envoient ces objets à démonter vers des pays plus pauvres où les personnes n’ont pas de quoi se protéger pour ce travail. Ce démontage peut provoquer des maladies graves.

Question chiffres, Léna rappelle que, chaque année, 7.000.000 de personnes meurent de la pollution dans le monde, 600.000 en Europe, 45.000 en France. Imanol ajoute qu’à Paris, 68 tonnes (soit 68.000 kg) de cigarettes sont ramassées chaque année. Maintenant on risque une amende de 68 € si on jette une cigarette par terre.

Dans un vœu d’amélioration de la situation, Lou aimerait que la pollution s’arrête. Raphaël semble désespérer du fait que les gens soient un jour plus responsables.

 

Céleste explique que la pollution a commencé avec les hommes préhistoriques et la maîtrise du feu, avec l’âge du fer et le travail des métaux. Ensuite le développement des villes, l’évacuation des eaux usées et la combustion du bois ont accéléré ce phénomène de pollution.

Il est aussi question des eaux de robinet et des eaux minérales, à savoir si l’eau du robinet est bonne à boire ou non. Certains pensent que l’eau minérale avec des « cailloux » dedans peut être mauvaise pour la santé. D’autres expliquent que ces « cailloux » sont microscopiques et permettent d’améliorer la digestion. Les animaux aussi utilisent les minéraux pour se nettoyer l'intestin.

Pour ce qui est de l’eau du robinet, elle est la plupart du temps « nettoyée » de tout ce qui pourrait la rendre dangereuse pour la consommation. Elle est potable et même parfois meilleure que certaines eaux minérales. Yasmine B. constate que les eaux minérales et l’eau du robinet n’ont pas le même goût.

A la question de savoir pourquoi les gens polluent alors qu’ils savent que c’est mauvais pour la planète, des élèves expliquent que certaines personnes comptent sur les autres pour ramasser leurs papiers (intervention de Samia). D’autres ajoutent que chacun peut faire l’effort d’aller jusqu’à une poubelle et que, pour les grosses pollutions (comme pour les voitures), c‘est l’envie de gagner beaucoup d’argent sans se soucier des conséquences pour la planète.

Afin d’améliorer la situation, Léna propose de privilégier des emballages recyclables.

 

 

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Au bilan, ce fut une discussion riche parce que les enfants avaient amené beaucoup d’infos sur ce sujet. Le partage qu’ils en ont fait a montré des points d’accord et de désaccord, mais toujours avec un grand respect pour chacun des intervenants. En plus du contenu, le débat a aussi été passionnant par l’écoute que chacun a eu de ses camarades.

Pour un premier débat, sur une classe de 24 élèves, 19 ont pris au moins une fois la parole pour un total de 101 interventions.

 


18/10/2015
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Atelier Philo - Classe de CM1-CM2 - "Animaux en danger" - 14-01-2015

Atelier-Philo

« Les animaux en danger »

Mercredi 14 janvier 2015

Présidente : Séréna A.

Secrétaire : Méline L.

Responsable de l’heure : Annabelle V.

 

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Pour la troisième fois de l’année, les enfants de la classe de CM1-CM2 de l’école des Cèdres se sont réunis autour des tables installées de façon à ce que tout le monde puisse se voir.

Sous la présidence de Séréna, avec Méline au Secrétariat et Annabelle pour le respect du temps imparti, les enfants ont discuté sur le thème des animaux en danger, en voie de disparition ou même disparu à présent.

Ils s’étaient fortement documentés, amenant avec eux des fiches et des informations récupérées sur Internet ou sur des magazines.

 

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Les premières interventions ont mis à jour que la plupart des animaux étaient en danger, au-delà des espèces qui le sont davantage que d’autres. Chloé P. a évoqué le cas d’animaux des forêts de Madagascar. Eléonore a rapporté le cas du dauphin rose d’Amazonie, Chloé C. les cas des toucans à bec rouge chassé pour son beau plumage, du jaguar chassé pour sa fourrure, des pandas dont les espaces vitaux se font plus rares, également les koalas.

 

 

Elisa, quant à elle, a parlé des tortues à cou de serpent du Timor qui est chassée pour être mangée et dont l’habitat naturel est détruit par l’homme.

Au bilan, Chloé P. a indiqué que 15.600 espèces animales étaient en danger.

Le dérèglement climatique est apparu comme une des raisons des risques de disparition d’espèces animales comme l’ours blanc avec la fonte progressive de la banquise (intervention de Méline). Séréna  a informé les enfants de la mort du dernier tigre blanc d’Egypte tué par des paysans.

 

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Cela a inquiété Yasmine qui pense que s’il n’y a plus assez d’animaux, il n’y aura plus assez de viande pour la nourriture humaine. Il lui a été répondu que la viande que nous mangeons provient la plupart du temps d’animaux d’élevage. Eléonore a aussi suggéré que nous mangions moins de viande.

Pour beaucoup d’enfants, il apparaissait clairement que l’être humain et son mode de vie est pour beaucoup dans cette situation.

Léna a alors proposé qu’on développe des zoos pour protéger les animaux. S’en est suivi une discussion intense sur l’idée d’être enfermé dans une cage pour un animal sauvage habitué aux grands espaces. Eléonore a confronté les tenants de l’idée du zoo avec l’image inverse : des humains dans des cages à tourner en rond toute la journée. Cette image très parlante a semble-t-il convaincu un certain nombre d’élèves qui sont intervenus pour expliquer qu’un animal en liberté, c’était mieux que dans une cage. Encore fallait-il que leur environnement ne soit pas saccagé par les hommes comme dans les jungles indonésiennes où les arbres qui abritent les orangs-outans sont abattus pour en faire des champs ou des maisons (intervention de Séréna).

Méline a évoqué le cas d’ours blancs qu’on taggait  pour ne plus donner de valeur à leur peau et ainsi éviter qu’ils ne soient tués pour leur fourrure. Cette façon de faire a scandalisé plusieurs élèves.  Le constat  de cette pratique a posé question : en arriver à salir la peau d’un animal pour qu’il puisse conserver une chance de survie.

D’autres enfants ont parlé du cas des baleines chassées entre autres pour les utiliser dans la fabrication de produits cosmétiques. Léna a demandé des explications complémentaires. C’est ainsi qu’avec l’acceptation de la présidente de séance, l’ordre de passage des intervenants a été modifié pour donner des précisions à ce sujet. La question de la baleine et des animaux marins comme la tortue a été vue et revue sur plusieurs angles (les marées noires, la pollution des mers, l’échouage de certains cétacés perturbés par des ondes sonores radiophoniques sous la mer…)

 

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Chloé P. s’est alors intéressé aux associations qui défendent les animaux dont le WWF (World Wild Fund – Fond pour le monde sauvage) dont l’emblème est le panda. A ce sujet, Chloé C. a expliqué l’activité d’organisations de protection qui posent des caméras dans des zones sauvages pour observer à distance le comportement des animaux afin de mieux les protéger ensuite parce qu’on les comprend mieux. D’autres ont parlé des colliers posés sur certains pour pouvoir les suivre. Cela a scandalisé Yasmine qui a imaginé des humains dans la même situation. Méline a parlé de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) qui a présenté une liste rouge des animaux en danger, confirmant le nombre cité par Chloé P.

Léna a rappelé que le dodo a disparu au début du XXème siècle, massacré à Madagascar. Eléonore est revenue sur le cas de la loutre géante qui mange du poisson dans des zones où la pêche est très importante. Si le poisson venait un jour à manquer à cause de la surpêche, cette espèce disparaitrait à son tour.

Pour ce qui des animaux de compagnie, il a été question de la maltraitance de certains d’entre eux, même si beaucoup s’accordent à penser que la majorité sont bien traités. Ce sujet s’est prolongé sur la question de l’abandon par des propriétaires d’animaux qui ne rendent pas compte qu’un animal de compagnie n’est pas un jouet mais un être vivant qu’il faut respecter.

 

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A un moment du débat, il fut question des grenouilles venimeuses, elles aussi en voie de disparition. Une élève a exprimé l’idée que c’était tant mieux et pas tant mieux, gênée par rapport au risque pour l’homme et en même temps son importance dans le cycle de la vie. Une autre lui a répondu que ce n’était pas tant mieux  car toutes les espèces animales ont le droit de vivre, même les plus dangereuses.

Il fut aussi question des raisons naturelles des disparitions d’espèces animales sans rapport direct avec l’activité de l’homme. Malgré tout, il fut convenu que dans la majorité des cas, l’humain y était pour quelque chose.

Pour le cas des trafics d’animaux et le braconnage, plusieurs élèves dont Nawel ont expliqué que si les gens n’achetaient des produits venant de ces trafics, cela empêcherait que ça continue. Yanis a alors dit que des chasseurs chassaient les animaux, peut-être qu’un jour ce serait l’inverse.

La conclusion du débat a été donnée par la présidente elle-même : les espèces menacées concernent toutes les familles animales.

Le temps était trop court pour envisager d’autres solutions. Chacun dans la classe va écrire un texte à ce sujet qui sera partagé plus tard.

Le prochain débat aura lieu le mercredi 4 février 2015 sous la présidence de Eléonore avec Océane au secrétariat. 

 

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Commentaires d'élèves

 

Méline (CM2)

Les animaux sont souvent en danger à cause de l'homme qui les tue pour leurs dents, leur graisse, leur fourrure... PLus de 15.600 espèces sont en voie de disparition. Toustes les espèces animales naissent et disparaissent un jour. Elles disparaissent soit naturellement, soit à cause de l'homme qui détruit leurs habitats. Les animaux en voie de disparition sont protégés dans les zoos, mais c'est plus dur de remettre ces animaux dans la nature. Il existe deux grandes associations qui protègent les animaux en danger : il y la le World Wild Fund (WWF) et L'Union Internationale pour la conservation de la Nature (UICN).

 

Samy (CM2)

Pour éviter l'extermination de certaines espèces animales, c'est à l'homme de réagir. Eviter la destruction des forêts, règlementer la chasse et la pêche, réduire le niveau de pollution en évitant de jeter certaines matières comme le plastique, des déchets dans l'eau car tout ça nuit à la nature et ce la a des répercussions sur l'espèce animale. 

 

Lamia (CM2)

Des animaux sont en danger car on les tue pour faire de la fourrure, pour manger etc... Mais aussi des animaux dans la forêt sont adoptés par les humains donc ils ne sont pas tous en danger. Les animaux sont en danger à cause de la sécheresse, de la pollution, des inondations etc... Comment faire pour avoir un monde meilleur ? Arrêter d'acheter de la fourrure. 

 

Abou Bakr (CM2)

Plusieurs milliers d'animaux sont morts ou tués par l'humain, mais il y a ceux qui sont morts naturellement par des prédateurs ou de vieillesse. Moi, j'avais vu un film qui parlait d'un pingouin mort étouffé dans un filet à poissons. Il y a certains zoos qui ont des espèces en voie de disparition  comme le toucan (pour son bec et ses plumes), le jaguar (pour sa fourrure), le panda (parce que l'humain détruit ses terrains de nourriture), l'éléphant aussi (pour l'ivoire de ses grandes défenses). Le réchauffement climatique détruit certaines banquises sur lesquelles vivent des pingouins, des ours polaires et des manchots. Il y a aussi la pêche , les filets qui râclent le fond de la mer et tous ses poissons. Ils prennent même des dauphins, des requins des méduses et des pieuvres. Quoi faire pour son environnement ? Ramasser les déchets par terre (plastique, bouteille)...

 

Pollution des mers.jpg pollution des mers

 

Séréna (CM2)

Beaucoup d'animaux sont en danger come l'éléphant pour son ivoire, le rhinocéros pour sa corne, l'ours blanc etc... Il y a aussi des animaux utilisés pour faire des produits cosmétiques. je trouve cela atroce. 

Les humains sont des prédateurs, les plus grand sdans animaux, car ils détruisent leur zone de vie. Par exemple les forêts de bambou des pandas. Comment fait pour que notre environnement soit meilleur ? Il faudrait moins de pollution, c'est-à-dire qu'il faudrait que les voitures polluent moins, qu'on prenne soin de notre planète, qu'il y ait moins de déchets et plus de végétaux.

 

Alliya (CM1)

Des oiseaux peuvent être en danger à cause de leurs belles plumes. (...) Quoi faire ? ne pas polluer. 

 

Léo (CM1)

Mercredi 14 janvier a eu lieu un débat sur le thème "Animaux en danger". Deux questions étaient posées sur l'environnement et sur "Quoi faire ?" (...) Question environnement, il y a encore trop de pollution  pour préserver les espèces en danger.

 

Léna (CM1)

Tous les animaux sont en danger. Il y a 15.600 espèces sur la lsite rouge des animaux en voie de disparition. (...) On protège les animaux dans les zoos.  (...) Des animaux sont maltraités, abandonnés, tués pour leur fourrure. (...) la banquise fond peu à peu. (...) Exemples d'animaux à sauver : le panda géant, le manchot empereur, l'our polaire, le koala, le tigre de Sumatra, le loup, etc...

 

Léopard blanc d'Egypte.jpg Léopard blanc d'Egypte

 

Elisa (CM2) 

(...) Le dernier léopard blanc d'Egypte a été tué par des paysans.  (...) Le changement de climat peut être dangereux pôur les animaux. (...) Les baleines sont en danger à cause du pétrole. (...) Des baleines s'échouent et meurent. (...) Le marsouin du golfe est en danger car la femelle doit attendre 2 ans pour faire des petits et on en tue 30 chaque année. (...) Le débat a été animé. Il y avait beaucoup de personnes en désaccord. 

Quoi faire question environnement ?

Il y a un moyen très simple : moins utiliser la voiture et se rendre au travail différemment, par un mode de déplacement alternatif (transports en commun, vélo...). En moyenne nous effectuons 5 allers-retours dans la semaien pour aller au travail. (...) On peut aussi envisager le co-voiturage. 

Pour la consommation, consommons local. Notre alimentation, nos habits, notre mobilier (...) La consommation de produits locaux permet de réduire le transport des marchandises et la poluution engendrée. (...) développer des producteurs locaux et éviter le dévelopement d'exploitations de grande taille aux techniques de production intensives et polluantes. Il faudrait réaménager les villes avec plus d'espaces verts, des bâtiments moins consommateurs d'énergie (...)

 

Chloé P. (CM1)

J'étais un peu triste quand Méline a dit que les animaux polaires vont peut-être mourir car la banquise est en train de fondre et contente quand elle a dit qu'il y a une union internationale pour la conservation de la nature. (...)

 

Eléonore (CM1) 

(...) Ce n'est pas normal de tuer des animaux pour en faire de la décoration. J'ai aussi bien aimé quand Chloé P. a dit que 15.600 espèces sont en voie de disparition.  (...) Pour nos écureuils, il faudrait leur construire des cabanes avec des mangeoires. 

 

Annabelle (CM2)

Dans ce débat, nous avons évoqué plein d'idées comme celles que les animaux sont souvent en danger à cause de l'homme, qu'il y a 15.600 espèces en voie de disparitionet que nous ne pouvons pas cohabiter avec l'animal sauvage.  L'humain détruit très souvent l'habitat de l'animal, par exemple en coupant les arbres ou avec le réchauffement climatique qui fait fondre les glaciers  dans les zones froides,  ou avec la pollution. Il y a aussi des pingouins qui meurent à cause des filets de pêche. 

 

black rhino in ngorongoro crater.jpg Rhinocéros

 

Nawel (CM1)

Les animaux sont en danger à cause des inondations, des incendies, de la sécheresse, de la fonte des glaces, (...) tout ça à cause de l'homme. L'éléphant et le rhinocéros sont chassés pour leurs défenses, le tigre blanc et l'ours polaire pour leur fourrure, et la baleine pour des produits cosmétiques. 

 

Yanis (CM1)

J'ai aimé ce débat parce que j'adore les animaux et je suis totalement conrte les chasseurs. Et nous n'étions pas tous d'accord. (...) Je suis impressionné par ce qu'a dit Séréna au sujet du tigre blanc qui a été tué par les paysans. 

 

Alizée (CM2)

Maintenant les naimaux sont en danger pour leur fourrure. les poissons, les dauphins, les requins sont en danger à cause des filets de pêche. L'humain arrache l'univers des pandas. (...) Les ours blancs ont des tags sur leur peau, c'est pour les protéger comme ça on ne peut pas les tuer  et vendre leur peau pleine de tags. (...) Pour protéger les animaux, il faudrait moins jeter de sacs plastiques dans la mer, mettre plus de poubelles dans tout le monde et moins de pétrole. 

 

Yasmine (CM1)

Moi, j'ai peur puisque dans plusieurs années, on n'aura plus de viande, plus d'animaux. C'est horrible. (...) Chloé. P. a dit que les animaux sont plus morts par nous quepar la nature. (...) Eléonore a dit que les dauphins roses ont de moins en moins de place pour vivre (...) Je suis d'accord avec Nawel. Moi aussi, je trouve ça horrible de faire des tags sur les animaux. C'est méchant puisque si on était à leur place, ça devrait être horrible de se faire ça dessus. Il faut se mettre à la place des animaux. 

 

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15/01/2015
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Atelier Philo - Classe de CM1-CM2 - " Quel sera notre futur ? " - 12-12-2014

Mercredi Philo

Débat « Que sera notre futur ? »

Mercredi 10 décembre 2014

Ecole Les Cèdres – Quetigny

 

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Ce 10 décembre 2014, avait lieu notre deuxième débat de l’année pour ce mercredi philo de décembre.

Comme pour le premier débat de novembre, chaque participant avant de prendre la parole devait au préalable s’inscrire auprès de la secrétaire de séance, Alliya M. et avoir été appelé par la présidente du jour, Elisa B.

Le thème choisi par les enfants pour ce deuxième débat était « Quel sera notre futur ? », vaste sujet incluant les technologies modernes et les rêves de science-fiction, mais aussi les grandes questions environnementales pour le monde de demain et nos rapports avec la machine omniprésente dans nos vies.

C’est la science-fiction qui a été au centre des premiers échanges entre enfants. Yasmine imaginait une boisson créée par les scientifiques qui permettrait d’avoir moins à dormir et de passer moins de temps à manger. Il a aussi été question de voitures volantes, de liquide blanc sur les téléphones portables contre le vol afin de mieux les repérer.

 

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La discussion était dans un premier quelque peu décousue, Léo évoquant une possible explosion de la Terre, Eléonore ne voulant pas être Mamie, Nadir parlant de nouveaux virus et pour les soigner des « antivirus ». Abou Bakr est intervenu pour expliquer qu’on ne connaissait pas notre futur. Séréna a expliqué qu’on ne pouvait que l’imaginer. Yasmine a espéré des médicaments pour vivre plus longtemps. Lamia a dit qu’elle rêvait parfois du futur en dormant. Chloé C. a ajouté que cela lui était aussi arrivé. Elisa a évoqué les véhicules intelligents, Séréna des écrans plus perfectionnés, Méline a expliqué qu’on développait de nouveaux carburants moins polluants. D’autres ont ajouté qu’on ne pouvait pas prévoir le futur.

L’enseignant s’est alors inscrit auprès de la secrétaire pour recadrer la discussion et faire des liens entre les idées exposées. Quand il a été appelé par la présidente de séance, il a évoqué les objets du futur qui existent déjà et dont un développement important est à prévoir, les fameux objets connectés dont il est beaucoup question dans les médias (montres, appareils ménagers, vêtements, téléphones portables, tablettes etc…). Il a également expliqué que le comportement humain d’aujourd’hui pouvait indiquer des pistes de ce que deviendrait le monde demain, autant du point de vue de l’environnement et du climat que  des progrès scientifiques et technologiques.

 

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Le débat a alors pris un tournant plus écologique et plus en lien avec la santé. C’est dans cette partie du débat que Léo a lancé une affirmation qui a fait beaucoup réagir dans l’assemblée des enfants : « On pourrait vivre jusqu’à 150 ans ». Les avis étaient très partagés. Certains pensaient que 100 ans était un maximum. Abou Bakr a parlé d’une femme qui a vécu jusqu’à 145 ans. 120 ans a été considéré comme un âge moyen de d’extrême vieillesse et vérifié avec des exemples. Les paroles de Léo ont été ensuite rappelées pour noter la présence du conditionnel « Pourrait » car effectivement des recherches montrent la capacité potentielle du cœur à tenir jusqu’à 150 ans. Des élèves ont ensuite évoqué la possibilité de changer de cœur. Plusieurs sont intervenus pour donner des détails sur la transplantation cardiaque qui permet de rallonger la vie de plusieurs années. D’autres comme Séréna ont évoqué le cœur artificiel qui prolonge la vie mais pas forcément très longtemps. Le futur pourrait apporter un cœur artificiel qui dure encore plus longtemps. Elisa intervient pour mettre en garde contre des excès dans l’utilisation de la génétique et la manipulation des corps humains.

 

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Séréna a ensuite lancé quelques mots qui ont fait l’effet d’une bombe : « Le futur sera peut-être un monde parfait. »

Là encore, les enfants se sont inscrits en masse auprès de la secrétaire pour répondre à Séréna. Annabelle lui a répondu en lui disant que rien n’est parfait, qu’il manquera toujours quelque chose. La plupart ont indiqué quelque chose de semblable, que le monde parfait ne peut pas exister, mais la discussion a permis de considérer que l’idée de la recherche de la perfection avait la mérite de faire avancer le monde vers des choses plus intéressantes pour l’être humain, que, si on pensait que la perfection n’est pas possible et qu’on baisse les bras, alors on laisse le monde aller à sa perte. Eléonore a ajouté qu’on essaie de rendre le monde meilleur. Nadir conclut cette thématique du débat par un « Comparé au Moyen-Âge, on est déjà dans le futur. ». Ce que confirme Nawel qui estime que « Dans le futur, il y aura un autre futur mieux que le futur qu’on va passer. » même si Méline pense qu’il y aura toujours un truc qui ne sera pas parfait.

Cela agit comme une révélation pour Yasmine qui ajoute que le futur est infini.

 

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Est venue également dans la discussion la question de l’école. Pour beaucoup, le temps des tableaux à craie sera révolu avec le développement des tableaux interactifs reliés aux ordinateurs. Annabelle estime que les tableaux à craie disparaîtront en raison des allergies. Chloé C. pense qu’il n’y aura plus les mêmes matières dans les classes, que les enfants apprendront d’autres langues que le français et l’anglais.

La pollution est aussi longuement à l’ordre du jour. Plusieurs élèves évoquent les masques anti-pollution déjà en vigueur dans plusieurs pays du monde (entre autres en Chine). Cette pollution et cette modification du climat qui pourraient faire monter la température à plus de 40° en hiver  vers 2050 dans des zones beaucoup plus fraîches d’habitude. Cela inquiète certains enfants qui font référence aux jeux de neige qu’ils apprécient beaucoup et qu’ils ne pourraient plus faire. Annabelle pense qu’on ne peut pas prédire la température en 2050. Dans le même registre, Séréna estime que ce n’est pas nous qui décidons du temps. D’autres, comme l’enseignant, pensent que le travail des scientifiques permet de donner une image assez précise de ce que sera la météorologie dans quelques dizaines d’années (température, climat, fonte des neiges, montée du niveau des océans…), et que nous avons une responsabilité, par ce que nous faisons sur la planète,  dans le temps qu’il fera dans les années à venir.

 

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Le sort des animaux revient sur la table des discussions à partir d’une intervention de Chloé P. qui pense qu’il y aura de plus en plus d’animaux de compagnie robots dans l’avenir. Cela fait réagir la classe dont beaucoup d’enfants qui aiment la relation à l’animal en chair et en os. Eléonore rétorque que les animaux seront toujours là. La place permanente de l’animal est remise en cause par plusieurs interventions sur les espèces en voie de disparition ou d’extinction, ce qui fait douter sur la certitude qu’il y aura toujours des animaux. Là encore, la protection de la planète et des espèces vivantes interfère avec le sujet en cours comme souvent dans le débat. Chloé P. pense que, peut-être, dans le futur, nous serons des éleveurs de tigres, de lions, d’éléphants. Peut-être que les tortues marcheront très vite, estime quant à elle, Alliya. Léo fait référence à des gènes pour faire revivre des animaux disparus. « Sans nature, pas de futur ! » scande Elisa.  

Un autre point est évoqué longuement par l’assemblée des enfants : le rapport à la machine. Yasmine veut des machines qui obéissent à l’homme et non des machines qui se révoltent contre les humains. Eléonore imagine des palaces plein de technologie avec des robots pour nous servir et, sur les murs, des cadrans et des écrans à la place des tableaux et des cadres. Chloé C. constatant la technologie en train de prendre la place des humains, dit qu’il ne faut pas se laisser faire.  Lamia ajoute qu'un nombre de plus en plus important de machines font qu’il y a moins de travail pour l’homme. Il est évoqué l’idée de trouver des travaux nouveaux pour les humains dans un monde où la machine est omniprésente. Elisa, dans sa dernière intervention évoque des formes nouvelles de vie à trouver.

Au final, ce débat sur le futur a vu 88 % des élèves prendre la parole pour 122 interventions en une heure. On peut noter, comme lors du premier débat, une grande qualité d’écoute et une argumentation solide et basée sur des connaissances nombreuses et variées.

Le prochain débat aura lieu le mercredi 14 janvier 2015 sur le thème des animaux en danger.

La présidente sera Séréna A. et la secrétaire Méline L..

 

 

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Lien avec des articles sur le même thème :

Les principes de l'atelier-philo à l'école primaire - Classe de CM1-CM2

Atelier Philo - Classe de CM1-CM2 - "Être riche, être pauvre - Apparence et réalité" - 26-11-2014

CM1 - La violence en débat - 19 mars 2013

 

 

 

Commentaires d'élèves 

 

 

Séréna (CM2)

Le futur est notre prochain monde. Ce qui est bien, c'est qu'on peut imaginer notre futur : par exemple on ira peut-être plus vite que la lumière, peut-être que les voitures voleront.

Le futur sera-t-il le monde parfait ? Y aura-t-il moins de pollution ? On se pose plein de questions. Par contre, ce qui me dérange, c'est que beaucoup de personnes disent que les robots feront plein de choses à notre place. Mais s'ils font des choses à notre place, à la fin, ils feront tout. A ce moment les humains serviront à quoi sur la Terre ? 

 

Léna (CM1)

On aura des voitures autonomes et intelligentes (...) Des animaux disparus seront peut-être des robots (...) Le futur sera peut-être parfait. (...) Les tortues marcheront peut-être plus vite. (...) L'Inde sera sous l'eau. (...) Ce débat était super. Nous n'avons pas vu le temps passer.

 

Lamia (CM2)

Je pense que les voitures voleront. Peut-être on boira des boissons qui ne nous feront pas manger. (...) On enlèvera beaucoup de travail des humains avec les machines électroniques. Les machines électroniques seront plus développées. Peut-être il y aura des médicaments pour vivre plus longtemps. Le monde sera parfait. (...) 

 

Abou Bakr  (CM2)

Dans le futur, on pourra peut-être vivre jusqu'à 150 ans. Il y aura des coeurs artificiels pour vivre plus longtemps. (...) Il y aura peut-être des voitures volantes qui marchent à l'électricité, des masques antipollution, des nouvelles armes. On ne peut pas trop écrire notre futur parce qu'on n'y est toujours pas. Il fera 40°C en décembre 2050. Il y aura peut-être des robots animaux à domestiquer.  

 

Nawel (CM1)

Peut-être que dans le futur il y aura des médicaments qui nous feront rajeunir. (...) Peut-être que dans le futur on portera des masques à cause de la pollution. (...) Le futur ne s'arrête jamais (...) Le futur sera peut-être un monde meilleur. (...) Peut-être que si on meurt, on pourra revivre grâce à des médicaments. (...) ça ne sert à rien de revivre 10.000 fois, une fois c'est bon, mais pas 10.000 fois. 

 

Annabelle (CM2)

Au cours du débat, plusieurs idées ont été exprimées comme une maison à empreintes digitales, c'est-à-dire qu'on pose son doigt sur un écran, la maison s'ouvre. Peut-être aussi il y aura  un avion presque sans carburant qui marcherait donc avec de l'électricité ou de l'énergie solaire. Peut-être que la machine pourrait prendre la place de l'homme, par exemple il n'y aura presque plus de caissières, mais plus(sss) de machines... 

Nous pourrions peut-être aussi payer avec le téléphone portable, ou peut-être nous pourrions habiter sur Mars. Il y aura peut-être des nouveaux travaux à inventer, et peut-être aussi nous pourrions tous avoir un palace en or avec plein de technologies autour de nous !

 

Eléonore (CM1)

Il n'y aura peut-être plus de tableaux à craie, mais que des tableaux interactifs. Dans le futur il y aura un autre futur. (...) Le débat était cool. Nous n'avons pas vu le temps passer.

 

Léo (CM1)

J'ai bien aimé le débat car il était sur le thème du futur. Il y avait cette idée particulièrement intéressante du coeur artificiel, aussi deux idées beaucoup discutées par toute la classe, comme vivre jusqu'à 150 ans, ce qui arrivera certainement. La fille ou le garçon qui a vécu le plus longtemps, c'est 145 ans. Aussi mon idée sur la vitesse lumière, pas très discutée mais intéressante. L'idée de Nadir  a été énormément discutée. Il y a eu beaucoup de remarques sur cette idée : mourir, revivre. 

 

Yanis (CM1)

(...) Il y aura sans doute des robots et aussi des vélos volants, peut-être aussi des téléphones portables incassables. Et aussi, puisque les loups existent, les loups-garous existeront peut-être, aussi les bottes volantes. (...)

 

Méline (CM2)

J'ai bien aimé ce qu'a dit Elisa sur les voitures volantes qui ont déjà été inventées et qui fonctionnent à l'électricité. Cela pollue moins. Yasmine imaginait une boisson qui permettrait d'avoir moins à dormir et de passer moins de temps à manger, ce qui ferait perdre moins de temps. Dans le futur, nous pourrons peut-être soigner des maladies que nous ne pouvons pas soigner pour le moment. Nous avons aussi parlé de la possibilité de changer de coeur ou de le remplacer par un coeur artificiel qui prolonge la vie mais pas forcément très longtemps. 

 

Chloé P. (CM1)

Peut-être que dans le futur, on aura moins faim et moins soif (...) Il y aura des voitures volantes (...) Ce serait bien d'avoir des voitures sans carburant (...) Si quelqu'un intervient sur le tableau d'une école, l'écriture apparaît sur sa feuille. (...) 

 

Alliya (CM1)

J'ai bien aimé ce débat car il y avait tout le monde qui parlait et aussi tout le monde s'écoutait. Aussi il y avait des idées qui me plaisaient, par exemple celle de Lamia qui disait qu'il y aura des voitures volantes. J'étais d'accord avec elle. Il y en avait qui n'étaient pas d'accord. 

 

Elisa (CM2)

Médecine - Science

Peut-être que les cientifiques vont créer des liquides que, si on en boit, on ne peut plus avoir soif. Il puet y avoir des nouveaux virus et antivirus, de nombreux médicaments pour vivre plus longtemps. On pourrait vivre jusqu'à 150 ans. Il pourrait y avoir de coeurs artificiels. Moins de douleur, le remplacement des organes pard es prothèses (coeur artificiel par exemple), attention à ne pa faire n'importe quoi avec la génétique ! Si on meurt on pourra revivre après. Mais si on revit, on sera trop de monde sur Terre. On peut mettre des casques contre les virus.

Transports

Il y aura peut-être des avions qui fonctionnent presque sans carburant (moteurs électriques), des voitures autonomes et intelligentes. On pourra peut-être metrte un casque sur le visage pour mieux respirer à cause de la pollution. 

Habitations

Les maisons produiront de l'électricité toutes seules, les fenêtres donneront les prévisions météo. la maison pourra détecter l'absence de mouvements et donenr l'alerte en cas de malaise ou de chute. Il y aura moins de gaspillage d'eau. Les maisons auront plein de formes différentes. Il y aura des palaces en or avec plein de technologies. 

Météo

Peut-être qu'en décembre, il fera 40°C. L'Inde sera sûrement sous l'eau. Nous ne décidons pas du temps. Sans nature, pas de futur.

Animaux

Il y aura peut-être des aimaux qui seront des robots. les tortues pourront marcher plus vite.

Ecoles

Il y aura sûrement des tableaux interactifs et véléda et plus de tableaux à craie. 

Préventions du futur - Technologie

Le futur sera peut-être meilleur. On pourra payer avec des portables.

Le débat a été animé. Il y avait beaucoup de personnes en désaccord.

 

Nadir (CM1)

Je pense que c'était bien. On a parlé du futur. Il y avait des enfants qui étaient d'accord et d'autres pas d'accord. Il y avait plein de choses, un élève qui disait l'heure, une présidente, une secrétaire etc... Tout le monde a levé la main pour dire les choses. En bref tout ça pour dire que c'était bien. 

 

Océane (CM1)

J'ai entendu plein de choses très intéressantes que les autres ont dites sur le futur. Des idées géniales comme les nouveaux médicaments contre les virus ou bien les voitures volantes. Peut-être que les passages piétons seront des tubes où on choisit notre destination et on arrive deux secondes plus tard. 

 

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11/12/2014
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Les principes de l'atelier-philo à l'école primaire

Les principes de l’atelier-philo à l’école primaire

 

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Qu’est-ce qu’un atelier-philo ?

C’est une pratique pédagogique qui consiste à établir un débat entre les enfants de la classe, avec la participation de l’enseignant, sur des thèmes de société, de citoyenneté, de compréhension du monde. Le but n’est pas de répondre directement aux questions posées, mais plutôt de voir toutes les pistes pour mieux cerner un questionnement. Par exemple, dans le cas du débat sur la pauvreté et la richesse, au bilan, il n’y a pas eu de positions figées sur le malheur potentiel des uns et l’excès supposé des autres, mais une mise en relation des points de vue pour mieux saisir la complexité du problème. Voir que la pauvreté n’est pas forcément la misère, mettre en avant la notion de partage des richesses, d’existence de l’autre en soi comme dans le débat lui-même où chacun écoute l’autre comme il est lui aussi écouté.

Au sortir d’un débat en atelier-philo, chacun ressort plus riche qu’il n’en était entré, riche de ce qu’il a entendu pour confirmer ou non son point de vue, pour l’enrichir de données qu’il n’avait pas auparavant. L’atelier-philo ouvre les débats au lieu de les refermer sur des positions rigides, sources de conflit, et permet de trouver des compromis lorsqu’il s’agit de trouver des solutions pratiques à la mise en œuvre de dispositifs de groupe.

 

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L'utilité d'un atelier-philo

Pratiquer l’atelier-philo à l’école apporte de multiples avantages.

En premier lieu, celui de poser le statut de l’enfant différemment. D’apprenant, il devient sujet dans le processus d’apprentissage. Ce qu’il sait devient un acquis possible pour les autres. Ce que les autres savent devient potentiellement des connaissances nouvelles à acquérir pour lui. Il y a un statut de parité entre les participants quel que soit leur âge, enfant ou adulte. Chaque parole exprimée est considérée comme un point de vue à accepter comme tel, comme existant, comme pouvant évoluer au gré des interventions des autres membres du groupe.

L’atelier-philo permet aussi d’intégrer de nombreuses connaissances (entre autres scolaires) dans l’argumentation des points de vue. Et pour un individu, exister aux yeux des autres est une base de la vie. La connaissance trouve là un lieu d’utilité essentielle. Elle permet d’affiner une opinion, d’infirmer des positions simplistes, de rendre lisible une apparence incompréhensible. Cela permet de donner un sens à l’importance d’apprendre et d’étudier.

Du point de vue du langage, c’est là aussi très riche en apports. L’atelier-philo permet sans le dire de façon formelle, par imprégnation, une utilisation d’une langue plus élaborée, construite par les échanges verbaux entre enfants entre eux, entre enfants et adultes. C’est ainsi que nous pouvons entendre des mots tels que « Pour revenir à ce qu’a dit Untel… », « Je ne suis pas d’accord avec Unetelle parce que… », « Je trouve que ce qu’a dit Une telle est intéressant parce que… », « Je voudrais parler de ce qu’a dit Untel… », « Je ne suis pas d’accord avec le maître / la maîtresse car… » etc…

L’art de l’argumentation utilise un vocabulaire riche pour faire en sorte qu’une opinion soit la mieux comprise possible.

Associé à ce vocabulaire enrichi, il y a aussi l’utilisation du « Je » qui pense respectueusement au contraire du « Tu » qui juge définitivement. Il vaut souvent mieux un « Je ne suis pas d’accord avec toi car… » qu’un « Tu as tort… ». L’un respecte sans juger, l’autre condamne dans un lien de supérieur à inférieur.

 

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Ainsi, l’atelier-philo offre des possibilités exceptionnelles autant dans les savoir-faire, les savoir-être que dans le statut de la personne. On est au cœur de la citoyenneté, de la recherche de compréhension active du monde et du lien entre les humains. Par l’échange, même le désaccord, on crée les conditions d’une existence pacifique où le conflit discuté, la richesse partagée profitent à tous.

Dans le même esprit, il est possible d'intégrer de mini débats dans le cadre de leçons d'histoire, de géographie ou de science quand les savoirs en cours d'étude posent des questions de l'ordre de l'éthique (par exemple quand il s'agit de génétique, de manipulation et de recherche sur le corps humain : le clonage, la médecine, le soin...), de la comparaison entre les périodes historiques plus anciennes avec l'époque contemporaine (la place de la femme dans la société, la place des enfants, les loisirs, les codes vestimentaires, la valeur de la beauté, etc...), du mode de vie (ce que l'on mange dans différents endroits du monde, les différentes formes d'agriculture, les différents modes de transports, les différentes pratiques religieuses du point de vue de la connaissance et non du point de vue de la croyance, en conservant une neutralité sur le sujet et une parité  des religions et de l'athéisme... tout cela en lien avec l'influence du climat, de la position des pays sur le globe, du niveau social et économique selon les pays du monde.

Le fait de poser le débat permet d'identifier les différences comme une richesse et non comme favorisant les communautarismes. 

L’atelier-philo est une pratique pédagogique à consommer et à pratiquer sans modération…

 

Pascal Marchand

 

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Lien avec des articles sur le même thème :

20ème Parlement des Enfants - Classe de CM1-CM2 - Année 2014-2015 - Présentation

Atelier Philo - Classe de CM1-CM2 - "Être riche, être pauvre - Apparence et réalité" - 26-11-2014

CM1 - La violence en débat - 19 mars 2013 

Atelier Philo - Classe de CM1-CM2 - " Quel sera notre futur ? " - 12-12-2014

 


10/12/2014
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Atelier-Théâtre au CM1-CM2

Atelier – Théâtre au CM1-CM2

 

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Tous les vendredis après-midi de 13h30 à 14h30, les élèves de CM1-CM2 découvrent les ateliers-théâtre. Ce qui apparaît de prime abord, c’est l’aspect ludique, joyeux, drôle, parfois hilarant. Pourtant ces jeux ne sont que la résultante d’une démarche minutieuse et réfléchie pour amener l’enfant à exprimer ses émotions, à partager avec ses camarades et à savoir utiliser individuellement ou collectivement un espace commun au groupe.

 

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Un atelier-théâtre, dans sa pratique à l’école des Cèdres, se compose de 4 parties :

 

1/ Un échauffement sur l’espace de jeu :

Le groupe doit se déplacer selon des consignes données, souvent des consignes qui s’opposent, marcher ou courir, se déplacer ou s’arrêter, mobile et immobile, marcher en silence puis s’arrêter pour parler, se déplacer les épaules relevées avec fierté puis ramper comme un ver de terre.

Dans la plupart des cas, ces déplacements doivent permettre d’occuper le maximum d’espace dans la salle, obligeant les enfants à ne pas se coller à leurs camarades et faire en sorte, par l’observation, d’aller là les autres ne sont pas.

Ces jeux permettent aux enfants, en plus du plaisir du jeu, d’expérimenter la réactivité aux consignes et leur respect, la confiance dans l’autre, la prise de responsabilité pour le bienfait du groupe. Ces valeurs sont essentielles pour la création d’une pièce de théâtre comme dans la vie au quotidien dans un espace partagé avec d’autres. Ces  jeux sont souvent révélateurs des comportements, et, parce que ce sont des jeux où le ludique semble prendre le pas sur l’idée de contrainte, il est plus facile de réguler les excès ou le manque d’initiative. Souvent, on remarque que ce ne sont pas les enfants les plus en vue, les plus « sonores » qui s’en débrouillent le mieux. Parce que l’action est cadrée par des consignes, il s’agit de prendre sa place, rien que sa place, pas plus et pas moins. La créativité s’exprime dans l’idée du partage.

 

2/ Le travail émotionnel

Un temps important de l’atelier est consacré à l’expression des émotions par la mise en place de situations collectives ou individuelles dans lesquelles se jouent la joie, la peur, la tristesse, la colère, la surprise ou des combinaisons d’émotions qui débouchent sur des circonstances de jeu permettant leur expression.

Ces émotions peuvent s’exprimer par des mots, mais aussi par des regards ou des postures, moments essentiels avant la parole.

Le travail émotionnel permet d’utiliser le corps comme un miroir de ce qui est ressenti. Nous ne sommes pas positionnés de la même façon quand on est en colère ou quand on est triste, quand on est hyper joyeux ou quand on est épuisé. C’est cela qui est recherché dans cette partie de l’atelier-théâtre. Savoir exprimer une émotion rend plus crédible un jeu de composition de personnages sur une scène, comme il permet d’apprendre à mieux se connaître, à mieux connaître les autres, donc à mieux les comprendre et mieux les respecter.

De toute évidence, nous touchons là à une éducation civique par jeu interposé.

 

3/ Jeux d’opposition

Le jeu d’opposition consiste à mettre en place une situation entre deux personnages qui ne sont pas d’accord et qui ne veulent surtout pas être d’accord. Ces courtes improvisations donnent lieu à des joutes non violentes (l’agression physique ou verbale – mots grossiers- est interdite) dans lesquelles chacun des deux acteurs doit défendre son point de vue dans le but de convaincre l’autre. C’est l’opposition d’une volonté face à une autre volonté. Chacun doit trouver les arguments pour justifier sa position, pour montrer que ce qu’il pense est juste. Ce jeu, souvent très drôle, permet aux enfants d’user de leur malice, d’aller chercher au fond d’eux une argumentation sans avoir peur de l’autre. Chacun doit être capable d’entendre et d’écouter l’autre et enrichir ainsi son argumentation. La fin du jeu consiste en un compromis qui doit satisfaire les deux enfants. C’est un jeu sans vainqueur ni vaincu, mais qui amène à la reconnaissance des deux participants.

 

A ces trois approches, on peut ajouter un travail vocal, jeux de sons, jeux de mots et d’articulation, travail sur la hauteur de la voix, sur l’utilisation d’un vocabulaire spécifique.

 

4/ Improvisation

L’improvisation se place au bout de cette chaîne de travail préparatoire. Elle reprend les valeurs de prise de responsabilité individuelle, de reconnaissance de l’autre, d’utilisation de l’espace, d’expression d’émotions nécessaires à la crédibilité du jeu, une prise de parole liée à l'écoute de l'autre et à la prise de responsabilité de soi.

C’est un peu comme la cerise sur le gâteau, l’acte final des recherches expérimentales de l’atelier. Plus encore que dans les parties précédentes, les enfants sont tour à tour acteurs et spectateurs avec les règles qui régissent le respect pour les uns et pour les autres.

C’est le petit spectacle de l’atelier. Il est souvent guidé par un thème imposé et ouvert, laissant de larges pistes de jeu aux acteurs. Par exemple : « Un voyage étrange » ou « ça devait bien finir mal ! »

 

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Tout ce qui a été présenté ci-dessus n’est qu’une petite partie de tout ce qui est possible à faire en atelier–théâtre. Pour être plus complet, il faudrait ajouter d’autres aspects comme la respiration, la prise de parole, le travail sur l'articulation et le vocabulaire, le travail avec un objet, les jeux spécifiques de confiance dans les partenaires…

 

Quoi qu’il en soit, tout ce travail que beaucoup d’enfants font avec un plaisir infini est important pour le lien social. Le théâtre n’a pas pour but que de monter des spectacles, mais aussi (et peut-être surtout) d’aider l’individu à se construire en lui et avec les autres. C’est la raison pour laquelle il est beaucoup utilisé (à l’image d’autres arts) dans le domaine du soin et de la réinsertion sociale, dans l’éducation, dans la formation (entre autres professionnelle), dans tout ce qui fait le lien entre les humains. 

 

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Improvisation sur le thème "C'est sûr, ça devait finir mal !"

Sur les photos (ci-dessus et ci-dessous), une dresseuse d'animaux qui a beaucoup de difficultés à se faire entendre.

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Ci-dessous, une photographie d'une impro sur le même thème. Dans cette situation de jeu, deux voleurs poursuivis par un policier.

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Pièces de théâtre présentées par les CM1-CM2 les années passées :

 

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"Le Château des Bois Noirs"

Lundi 12 juin 2017 au Petit Théâtre des Prairies à Quétigny

 

 

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Présenté à la biliothèque de Quétigny le 8 avril 2016

 

 

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"Gargaroff contre-attaque" - Juin 2015 

 

 

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"Disputes à gogo" - Juin 2014

 

 

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"Aventures à Teotihuacan" - Juin 2013

 

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"Sales Gosses" - Printemps 2012

 

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"A la recherche du manuscrit" - Printemps 2011

 

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"La légende du Trésor caché" - Printemps 2010

 

Lien vers les articles suivants :

Théâtre / 10 juin 2010 - "La Légende du trésor caché" 

Création théâtrale 2011 "A la recherche du Manuscrit"

Création Théâtrale "Sales Gosses" au printemps 2012

Théâtre - Aventure à Teotihuacan - Le spectacle du 13 juin 2013

Théâtre - Disputes à Gogo - CM1-CM2 - M. Marchand - Juin 2014

Présentation - Théâtre - "Gargarof contre-attaque" - Petit Théâtre des Prairies - Mardi 16 juin 2015 - Classe de CM1-CM2

 

Spectacle - Théâtre " Gargarof contre-attaque" au Petit Théâtre des Prairies - Classe de CM1-CM2 - 16 juin 2015

"Oncle Jo" - Théâtre CM1-CM2 - Création 2015-2016

Rencontre...ries - Brigitte Smadja à la bibliothèque de Quétigny - Vendredi 8 avril 2016

Théâtre CM1 - Expression des émotions - La Gourmandise

Théâtre - CM1 - Expression des émotions - La Peur

Théâtre CM1 - Expression des émotions - La colère


13/10/2013
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CM1 - La violence en débat - 19 mars 2013

DEBAT - LA VIOLENCE

 

 

Le mardi 19 mars 2013, dans le cadre d'un débat citoyen, qu'on pourrait comparer à un atelier philosophique, les élèves de la classe de CM1 ont discuté de la violence. Cette pratique du débat avait déjà été mise en place les années passées.

Pour le thème de la violence, trois grandes questions étaient à l'ordre du jour :

1/ Qu'est-ce que la violence ?

2/ Pourquoi y a-t-il de la violence ?

3/ Que peut-on faire pour éviter la violence ? 

Les tables de la classe étaient installées en rectangle afin que chacun puisse voir l'ensemble des élèves. 

La débat d'une heure était dirigé par une secrétaire (Balmini) qui notait les noms des enfants souhaitant intervenir et une présidente (Maréva) qui appelait les inscrits chacun à leur tour.

Afin de ne pas oublier leur propos, les élèves s'étaient muni d'un cahier et d'un stylo pour prendre des notes. Cela permettait aussi d'écrire des idées intéressantes exprimées par d'autres camarades de classe. L'enseignant devait également s'inscrire auprès de la secrétaire de séance pour prendre la parole. Une seule exception pour lui à cette règle : il avait la possibilité d'intervenir en cas de bavardage ou de dérangement du débat afin de garantir la sérénité de la discussion. L'implication des enfants et leur très bonne écoute ont permis d'éviter ce type d'intervention.

Un troisième enfant était responsable de l'heure, informant tous les quarts d'heure du temps restant afin de faire avancer le débat petit à petit vers les derniers points à aborder. De plus, à cinq minutes de la fin, il informait les élèves des derniers moments d'inscription afin de se faire connaître de la secrétaire pour leur dernière intervention. Le débat pouvait ainsi terminer dans les temps. 

Cette forme d'organisation de la discussion permet une grande écoute les uns des autres, une expression sereine et respectée de chacun, donnant au débat une grande richesse et beaucoup de réactivité ("Je suis d'accord avec... parce que...", "Je ne suis pas d'accord avec... parce que...", "... a mal compris ce que je voulais dire", "Pour reprendre l'idée de..., je voudrais dire que...", etc...). Cela  donne aussi l'occasion d'utiliser des formes de langage et de vocabulaire  peu utilisées par les enfants dans la vie courante. C'est un enrichissement très important sur le fond et sur la forme, avec un accès à une citoyenneté qui fait de soi et de l'autre, une personne existante et écoutée. C'est la base des relations humaines. On peut être d'accord ou non avec quelqu'un, mais la première des exigences avec autrui, c'est la reconnaissance de son existence par le respect. 

 

 

A l'occasion de ce débat sur la violence, les élèves ont fait le constat que celle-ci peut être physique bien sûr (c'est la plus visible) avec les bagarres, les coups, les guerres, également les viols, les violences aux enfants, aux femmes, etc....

Mais elle peut aussi être verbale. Parfois même les mots peuvent être plus violents que des coups, entre autres par les formes d'exclusion et de rejet : moqueries sur le physique, la pauvreté, le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie et toutes les formes d'intolérance religieuse, les exclusions du fait de modes de vie différents qui font peur parce qu'on ne les connaît pas, parce qu'on ne les comprend pas, etc... La violence psychologique n'a été que peu abordée.

Les mots utilisés par les enfants n'étaient pas toujours "savants", mais ils reflétaient bien une compréhension claire des phénomènes de violence.

Et cette violence, quelque soit son origine, quelque soit sa forme, amène à la souffrance. Elle peut aussi amener à la mort. C'est pourquoi elle n'est pas acceptable. 

Plusieurs enfants ont aussi abordé l'idée d'une violence sociale liée à l'argent, les rapports violents entre richesse et pauvreté. Sans le savoir forcément, ils ont ouvert un autre débat plus large et plus complexe lié aux grands maux d'une société qui ne laisse pas de place pour tout le monde (chômage, difficultés économiques, repli sur soi, solitude, etc...), une société où l'argent est roi.  Par là même, cette situation provoque des formes diverses de violence. 

 

 

Les raisons de cette violence ? La peur comme cela a été dit plus haut, la jalousie, l'envie de posséder ce que l'autre a, la consommation d'alcool et de produits illicites, le besoin et/ou l'envie d'argent, la vengeance, l'ignorance (des personnes qui ont été longtemps victimes de violence peuvent même devenir violentes à leur tour car elles ne connaissent pas d'autres moyens pour réagir)...

Le débat s'est terminé sur la question de "Comment faire contre la violence ?"

La parole s'est imposée comme une ressource importante des humains. Mettre des mots pour expliquer, pour dire, pour se faire comprendre. Et puis il fut question de la loi, car de nombreux exemples ont montré comment la loi garantissait le droit de chacun d'exister en paix en étant respecté et en respectant l'autre. Les règlements de conflits entre enfants à l'école étaient plus explicites même que les grandes questions de guerres dans le monde ou de violences aux populations en général, même si tout a été abordé avec beaucoup d'à propos. 

90% des élèves ont pris la parole, en moyenne 4 ou 5 fois. ce débat fut une belle réussite. 

L'initiative sera renouvelée.

 

 

Voici quelques comptes-rendus d'enfants :

 

(...) Les élèves ont parlé de la méchanceté. Ils ont dit que la méchanceté commence par des insultes et finit par la bagarre (...) La méchanceté n'est pas que la bagarre, mais aussi les insultes. La méchanceté peut même faire des guerres. Ryan 

La violence c'est aussi la guerre. La guerre ne vaut rien. On commence par les mots, on finit par les gestes. La violence n'est pas seulement la guerre, c'est aussi le vol, et aussi quand on fait chanter les personnes. Balmini

La violence est très dangereuse. Il est interdit d'insulter, de taper. La violence peut amener à la mort. On peut aller en prison à cause de la violence. Il faut l'arrêter, sinon ça va créer des dégâts. La violence n'amène à rien. Il y a des sortes de violences, le racisme, la xénophobie, l'homophobie, l'islamophobie, l'antisémitisme. La violence se passe partout, par exemple à la guerre. Il y a aussi des petites violences comme de voler un stylo. Il ne faut jamais juger. Rodin

(...) Moi, je pense que ce serait bien d'arrêter la violence parce que tout le monde est comme il est et on le respecte. Hana

(...) Par exemple, se battre, s'insulter, se moquer des pauvres est de la violence (...) Le racisme peut être sur la couleur de peau  ou sur une origine chrétienne ou une autre religion. Il ne faut pas juger les autres, c'est très mal. (...) Je pense que la violence devrait être interdite. Khémis

(...) On a le droit de ne pas aimer les personnes, mais on est obligé de les respecter. Noëline

La violence se trouve partout, dans les guerres, dans les écoles, etc... La violence peut tuer des innocents (...) On peut aussi devenir violent en buvant de l'alcool. Malheureusement les chefs qui décident de faire la guerre ne vont jamais à la guerre pour se battre. Yassine

La violence est dangereuse, la violence c'est une bagarre entre personnes. La violence, c'est aussi des vols. Et il ne faut jamais juger. Tout le monde est comme il est. Maréva

La violence peut produire de gros dégâts. Des personnes dans le monde se battent des fois pour défendre leur droit. Des fois, les riches se moquent des pauvres. Au contraire, ils devraient les aider. Darryl 

 

 

(...) Au début, il y a les insultes et après on fait les coups. Les mots peuvent être plus douloureux que les coups (...) Esma

La violence est la bagarre, s'insulter, la moquerie, etc... (...) Il ne faut pas régler les problèmes par la violence parce qu'on eut avoir des ennuis de famille et des sanctions. Corentin

Il existe plusieurs types de violences : la violence verbale (les insultes, les menaces, les moqueries), la violence morale (le rejet et l'isolement), la violence physique (se faire battre, taper ou blesser). Parfois la violence commence par des insultes et se termine par des coups. Ou des fois, elle commence par des coups et les insultes vont avec. Parfois, les personnes violentes sont celles qui ont subi de la violence. Morgane

(...) Tout ça pour dire que la violence est inutile (...) Fouad

La violence, c'est débuter par des mots et finir par des gestes ou le meurtre, mais aussi par des vols comme par exemple quand quelqu'un vole le sac d'une dame. ça c'est de la violence. Pour arrêter la violence, il faut que les gens fassent la paix. Mais ce n'est pas le cas. Marine

(...) Ce ne sont pas que les humains qui se battent, les animaux eux aussi se battent entre eux. (...) Quand les riches ne savent quoi faire de leur argent et qu'ils n'en donnent pas aux pauvres, les pauvres croient qu'on les insulte. Alexandre

(...) Les riches devraient aider les pauvres, c'est pour ça qu'on a inventé les associations. Valentin

 


A l'école, nous avons fait un débat sur la violence. On a dit qu'il n'était pas bien de juger les autres car chacun est comme il est. Pour cela, il ne faut pas utiliser la violence. Amina

(...) Ce n'est pas bien d'insulter les autres et de se moquer. Après ça finit par des guerres. Virgile

(...) Nous avons retenu que la violence ne résout pas les problèmes. Au contraire, elle entraîne de gros dégâts qui sont suivis de sanctions. Il est préférable de garder son sang-froid. Baptiste G. 

Ce n'est pas bien avec la violence ; nous ne pouvons pas nous comprendre. Jade

La violence est mal parce que, quand on tape une personne en lui faisant mal, on commence par des insultes et ça finit par des gestes. Et la violence entraîne parfois la mort. C'est très dangereux pour notre santé. Ilian

(...) Nickos a dit que la violence se fait partout et je suis d'accord avec lui. Par exemple, à la récréation, des élèves se bagarrent ou se tapent entre eux. Et moi, je suis contre la violence car on peut se faire du mal. Et je voudrais qu'on fasse la paix partout où il y a la guerre. Shéryline

La violence n'a jamais rendu des comptes. Avant tout, ça sert à se faire mal et à blesser. Baptiste D. 

(...) Tout ça pour dire que la violence n'est pas bien. Dunya

 

 


27/03/2013
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