Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

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Culture générale

 Des articles inclassables dans les autres catégories, une sorte de bric-à-brac de tout et de rien qui font partie de la culture générale....


Le mythe de Thésée et du Minotaure

Thésée et le Minotaure

Un grand mythe de la Grèce Antique

 

 

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 Dessin de Mauro de Luca, extrait de la BD "Sagesse des mythes -Thésée et le Minotaure" de Luc Ferry

 

L’histoire légendaire de Thésée est captivante à plus d'un titre, notamment parce qu'elle représente un des fondements de la démocratie dans la Grèce Antique. Comme Ulysse, Thésée est un héros lumineux pour lequel la vie belle va de pair avec la justice, une harmonie de soi qui accompagne une harmonie avec le monde. C’est pourquoi Thésée comme Ulysse, même s’ils ne sont que des héros de légende, sont considérés comme les pères fondateurs de la démocratie grecque. La mythologie qui raconte les histoires de Thésée ou d’Ulysse est à la base de la philosophie grecque antique. A la différence des philosophies  et des morales modernes comme celle d’Emmanuel Kant, elle place le bonheur plus haut que la liberté dans les buts de l’existence humaine.

 

Pour mieux le comprendre, revenons à l’histoire de Thésée depuis sa plus tendre enfance…

 

Petit, Thésée a vécu au Palais de Pitthée, roi de Trézène, une ancienne cité grecque du Péloponnèse, sur la côte nord de l'Argolide (presqu'île sud de la Grèce actuelle).

 

Thésée est le fils d’Ethra (ou Aethra), fille de Pitthée.

 

Il ne connaît pas son père. Malgré ses demandes répétées, Ethra ne veut rien lui dire tout de suite. Elle considère qu’il est encore trop jeune. Elle lui explique qu’au moment opportun, elle lui dira la vérité.

La venue d’Heraklès, fils de Zeus, le Dieu des Dieux, au palais de Pitthée, fait revenir la question du père de Thésée à l’ordre du jour.

Ethra dit seulement à son fils qu’Héraclès n’est pas son père mais son cousin. Le mystère reste encore presqu’entier pour Thésée.

 

Une dizaine d’années plus tard, Thésée revient à la charge auprès de sa mère.  Devant la volonté farouche de son fils de connaître la vérité sur son père, Ethra cède enfin. Elle lui dit que son père est un dieu, Poséidon, mais comme les enfants nés d’un dieu, il a aussi un père terrestre, le roi d’Athènes : Egée.

 

Si Ethra n’a pas voulu lui dire la vérité plus tôt, c’est parce qu’une cinquantaine d’autres cousins, les Pallantides, fils de dieux, le tueraient pour récupérer le trône d’Athènes.

Elle accompagne Thésée dans le jardin du palais jusqu’à une énorme pierre enfoncée profondément dans le sol. Elle lui explique que s’il arrive à la soulever, c’est qu’il est assez fort pour aller vers son destin, pour survivre aux attaques qu’il aura à faire face. Son père a caché quelque chose pour lui en dessous.

Thésée, fils d’un dieu, soulève sans aucune difficulté cette pierre et découvre en dessous… des sandales et une épée !

 

D’abord, il ne déchiffre pas le sens de ce trésor. Sa mère lui explique qu’il devra le comprendre par lui-même. Thésée se rend compte alors que les sandales sont faites pour qu’il rejoigne son père à Athènes et l’épée pour combattre dans les épreuves qu’il aura à rencontrer en chemin.

 

C’est ainsi qu’il prend la route vers Athènes…

 

Aux environs d’Epidaure (site où se situe actuellement un ancien théâtre antique aux résonnances extraordinaires. On entend d’en haut les conversations d’en bas, sans micro), il croise un vieil homme, Périphétès, le fils d’Hephaïstos. Ses jambes ne peuvent pas le porter. Il demande secours pour qu’on le fasse traverser la route. Mais c’est un piège. Périphétès, veut seulement être porté pour, une fois sur le dos du voyageur, le tuer avec une énorme matraque en bois. Thésée le devine et, avant de recevoir le coup, se retourne et tue Périphétès d’un coup d’épée. 

 

Arrivé vers l’isthme de Corynthe (passage de terre étroit qui mène vers la Grèce du nord), il croise le géant Sinis. Ce dernier s’amuse à demander aux voyageurs de courber deux branches de pins avant de lui attacher les pieds et de l’attacher à cet arbre afin de finir écartelé. Thésée devine la volonté de Sinis et lui fait subir le sort qu’il réserve aux voyageurs.

 

Il n’en n’a pas fini des dangers car il rencontre la truie de Crommyon, un monstre sanguinaire qui dévore tout ce qui passe à portée de ses mâchoires. L’épée de Thésée met fin à ses carnages.

 

Plus tard, près de Mégare, au bord de la mer, il rencontre un autre fils de Poséidon, Sciron. Il a la forme trompeuse d’un homme tranquille qui demande à ce qu’on lui lave les pieds avant d’assommer celui qui l’aide avec la bassine puis de le balancer vers une monstrueuse tortue qui le dévore. Thésée lui fait subir le même sort qu’il inflige aux innocents.

 

Il combattra aussi Cercyon, homme d’ascendance divine pourvu d’une force surnaturelle qu’il vaincra aussi. Puis avant d’atteindre Athènes, il viendra à bout de Procuste qui maltraite ses invités.

 

 

Theseus_Crommyonian_Sow_Louvre_G637.jpg Thésée et la truie de Crommyon

 

 

La rumeur arrive jusqu’à la capitale grecque avant que Thésée n’y arrive. L’homme qui a vaincu les monstres de la région (Périphétès, Sinis, la truie de Crommyon, Sciron, Cercyon et Procuste) ne passe pas inaperçu en entrant en ville. Libérant les citadins de la peur de sortir, il apporte la tranquillité de sortir de la ville sans danger.

 

Cette nouvelle arrive aux oreilles de Médée, magicienne, conspiratrice et femme du roi Egée, avant que Thésée n’atteigne les portes du palais. Elle explique à son mari que Thésée est très puissant, que c’est dangereux de le laisser en vie car il pourrait prendre sa place.

 

Thésée demande à être reçu. Sous pression de Médée, On lui répond que cela ne sera possible que s’il tue le taureau de Marathon, ce qu’il fait dans un combat sanglant.

 

Médée ne veut pas de Thésée au palais car elle a deviné qu’il s’agit du fils d’Egée et que donc, le sien, Médos, ne deviendra jamais roi d’Athènes. Aussi elle convainc son mari d’empoisonner Thésée. Mais Egée,  au dernier moment, reconnaissant son fils à l’épée qu’il porte, l’en empêche et la chasse.

 

Quand Thésée retrouve enfin son père  dans l'apaisement, il apprend que la ville est dans une situation dramatique. Lors de la dernière visite à Athènes du fils de Minos, fils de Zeus et roi de Crête, le jeune homme avait été tué. S’en est suivie une guerre et un siège de la ville par les crétois. Pour mettre fin à tout cela, Egée a accepté les exigences de Minos : livrer chaque année quatorze jeunes gens (moitié filles, moitié garçons) choisis par Minos lui-même, pour les enfermer dans un labyrinthe de l’île de Crête (construit par l’architecte Dédale) et dans lequel règne en maître sanguinaire un monstre mi-homme, mi-taureau, le Minotaure (fils de Pasiphaé, la femme de Minos, et d'un taureau blanc offert à Minos par Poséidon).

 

Thésée décide de se porter volontaire parmi les sept garçons pour aller tuer ce monstre. Egée fait livrer deux jeux de voile au bateau qui transporte les quatorze prochaines victimes du Minotaure, des voiles noires mais aussi des voiles blanches que Thésée devra faire monter à son retour en cas de victoire sur le monstre.

 

Sur l’île de Crête, Phèdre et Ariane viennent accueillir leur père Minos au port. Ariane tombe sous le charme de Thésée. Thésée aussi. C’est le coup de foudre. Ariane ne veut pas que Thésée meure. Aussi,  après avoir pris connaissance du projet de Thésée en Crête, elle décide de l'aider en lui donnant une pelote de fil très solide qu’il aura à attacher à la porte du labyrinthe pour ne pas se perdre dans les tunnels. Et c’est ce qu’il fait.

 

 

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Il combat et tue le Minotaure. Grâce au fil d’Ariane, il parvient avec quelques rescapés à sortir du labyrinthe où il est accueilli par sa bien-aimée qui a fait apprêter un bateau pour quitter la Crête qu’elle ne supporte plus.

 

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Le fil d'Ariane

 

Sur le chemin du retour, ils font halte sur une île où ils y passent des jours heureux.

 

Une nuit, Une voix appelle Thésée alors que qu’Ariane dort profondément. C’est Athéna, la déesse de la Sagesse, qui a de mauvaises nouvelles à lui annoncer. Elle lui explique que Dyonisos (Dieu de la vigne et du vin, des excès, de la folie et de la démesure, du théâtre et de la tragédie, fils de Zeus et de l'humaine Sémélé) a aperçu Ariane du ciel et en ait tombé follement amoureux, que personne ne peut s’opposer à la volonté d’un dieu. Dyonisos souhaite épouser Ariane. Thésée, en désespoir de cause, laisse Ariane dans son sommeil et quitte l’île en direction de la Grèce.

 

Sa tristesse lui fait oublier le changement de voile. Et le roi Egée aperçoit celles de couleur noire qui n’ont pas été changées. Pour lui, cela signifie que son fils est mort, aussi il se jette dans la mer qui porte actuellement son nom : la mer Egée.

Thésée se rend soudain compte de son oubli. Mais il est trop tard.

 

 

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La mer Egée

 

Il est maintenant roi d’Athènes. Il a eu un fils, Hyppolite, suite à une nuit avec une amazone, une femme guerrière de la mer Noire.

 

Il décide un jour de se remarier. Il choisit Phèdre, la sœur d’Ariane pour rapprocher le Grèce et le Crête et créer les conditions de la paix. S’en suivent des années de paix et de tranquillité, de bonheur de tous.

 

Hyppolite a grandi. C’est devenu un jeune homme. Phèdre, sa belle-mère, en tombe amoureuse. Un soir, elle lui déclare sa flamme. Mais Hyppolite ne veut pas d’elle, d’une part parce que c’est la femme de son père et, d’autre part, elle ne l’intéresse pas.

En colère, Phèdre accuse Hyppolite de viol. Thésée bannit Hyppolite et en appelle à Poséidon pour se venger. Sur un chemin de bord de mer, Hyppolite et son char rencontre un dragon surgissant de l’eau qui fait peur aux chevaux. Le jeune homme perd l’équilibre, tombe  puis est traîné par les chevaux avant de mourir.

 

 

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 La mort d'Hyppolite

 

La nouvelle arrive au palais. Thésée s’en veut d’avoir chassé son fils tandis que Phèdre, désespérée, avoue son mensonge à Thésée puis met fin à sa vie.

 

Devant tant de malheur, Thésée abandonne le trône pour se réfugier chez un cousin éloigné, Lycomédès. A sa mort, son corps sera rapatrié à Athènes où ses restes seront à l’origine d’un culte digne de celui qu’on réserve aux Dieux…

 

C’est la période de gouvernance de Thésée à Athènes qui a inspiré l’idée d’une démocratie basée sur le bonheur, une théorie qu’on retrouve dans les textes des philosophes anciens.

En ce sens, cette légende antique aux personnages inventés a été la source d’une pensée pour un monde meilleur pour les humains…

 

 

 

(D'après la bande dessinée "La sagesse des mythes- Thésée et le Minotaure" de Luc Ferry, scénario de Clotilde Bruneau, dessin de Mauro de Luca - Editions Glénat)

 

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Film d'animation/ Thésée et le Minotaure

Récit du mythe grec de Thésée et du Minotaure par les élèves de la classe de CM1/CM2.
Après une lecture orale, réécriture du conte par plusieurs élèves puis illustration de celui-ci aux pastels.
Site de l'école : http://www.ec-niemen-lepecq.ac-versai...


28/12/2016
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Histoire de la place de la République à Dijon -

Histoire de la Place de la République à Dijon

 

 

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Tous les dijonnais connaissent cette fameuse place où, chaque Noël, est installé le marché et sa grande roue. C’est maintenant une place qui vient d’être réaménagée pour les piétons autour du grand projet de nouveau tramway à Dijon.

Longtemps, un parking était installé en son centre entre deux squares. A présent, c’est le paradis des promeneurs pédestres, des familles et des amoureux en goguette. De petits kiosques permettent de casser la croûte et de se désaltérer autour de la statue de Sadi Carnot, président de la république d’origine dijonnaise, et ses nouvelles fontaines. De longs bancs en bois au design très moderne encadrent la place devant les arrêts de bus et les deux stations de tram (ligne 1 et ligne 2).

 

 

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A voir tout cela, peut-on imaginer qu’en 1880, ce n’était qu’un immense terrain vague en bordure des remparts et de la porte Saint-Nicolas. Ce lieu portait le nom de Place Saint-Nicolas car il faisait face à la porte du même nom. Il était utilisé les jours de foire ou pour des exercices militaires. Des casernes se trouvaient toutes proches.

C’est avec le débastionnement (destruction des remparts), travail de 17 municipalités successives pendant presque 75 ans, de 1824 à 1897, que Dijon connaîtra sa plus grande transformation urbaine depuis l’ouverture de la rue de la iberté en 1724.

Avant cela, Dijon était une cité ceinte de murailles à moitié en ruines. Cela provoquait des protestations des habitants des faubourgs proches qui étaient obligés d’emprunter ces passages réduits pour se rendre au centre ville. Les réclamations se sont accumulées et les remparts furent abattus. La porte Saint-Nicolas disparaîtra en 1840. Le nivellement de ce lieu laissera un important vide. L’obsession des municipalités qui vont se succéder sera d’aménager cet espace.

 

Des projets d’aménagement vont être présentés comme celui de Victor Marchand (1820-1909) qui se distingue des autres par sa modernité et son originalité. Elu maire de Dijon en 1886 sous l’étiquette radicale, il souhaitait la réalisation d’un monument « à la République Fraternelle des Peuples ». Il confia ce projet à l’architecte Félix Vionnois. Sur ce monument devaient figurer les effigies des grands hommes de l’histoire du monde comme Guillaume Tell, héros de l’indépendance suisse, Simon Bolivar surnommé le Libertador, icône politique et militaire de nombreux pays d’Amérique Latine, Giuseppe Garibaldi, considéré comme le père de la « patrie » italienne, Georges Washington,  premier président des Etats-Unis d’Amérique, Victor Hugo etc…

La souscription prévue à cet effet échouera suite à une polémique sur un lycée de garçons dont le coût et le luxe seront jugés exorbitants. Cette polémique amènera à la démission de Victor Marchand en 1890. De plus, la présence possible de Garibaldi sur le monument indisposait la frange conservatrice et catholique de Dijon qui lui avaient reproché son repli lors de la seconde bataille de Dijon du 21 au 23 mars 1871. L’état aussi n’apportera pas son soutien pourtant nécessaire pour ce projet.

Seule compensation qu’obtiendra Victor Marchand, la place prend le nom de Place de la République.

 

Un évènement tragique va débloquer la situation. Paradoxalement, cet évènement aura lieu à Lyon. Il s’agit de l’assassinat du président Sadi Carnot par un anarchiste italien le 24 juin 1894 durant l’exposition universelle et coloniale.

Au mois de juillet qui suit, le conseil municipal de Dijon vote le principe d’un monument en sa mémoire, situé au centre de la Place de la République.

Cela a aussi un autre but : répondre d’une façon républicaine à la statue de Saint-Bernard édifiée quelques centaines de mètres plus loin en 1853. Cette statue était jugée trop cléricale par les républicains.

Le monument dédié à Sadi Carnot est inauguré le 21 mai 1899 par le président de la république de l’époque Emile Loubet (1838-1906). Ce sera l’occasion pour lui de décerner la croix de la légion d’Honneur à la ville de Dijon pour son héroïsme pendant la guerre franco-allemande de 1870. Quatorze villes bénéficieront de cet hommage rare.

 

 

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La statue en marbre blanc de Sadi Carnot trône au pied d’un pylône central quadrangulaire. A son sommet, est érigée comme une coiffe la figure allégorique de la renommée. Celle-ci tend une couronne de lauriers au-dessus de la tête du président. Celui-ci est encadré par les allégories de l’Histoire. Ce sont des œuvres de Mathurin Moreau comme la statue de Sadi Carnot. La représentation de la douleur est par contre une œuvre de Paul Gasq.

 

 

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En 1919, un cinéma-théâtre ouvre ses portes au numéro 2 de la place de la République. Il s’agit de l’Alhambra. Le public s’y pressera pour voir de films courts et des attractions de music-hall. Dans les années 20-30, de nombreux concerts y seront organisés avec la présence des solistes célèbres de l’époque.

En 1930, Maurice Martenot (1898-1980), grand pédagogue de la musique, y présentera un instrument révolutionnaire qu’il a créé en 1928 : les « Ondes Martenot ». Le succès est immédiat. Cet instrument est considéré comme l’un des plus anciens de la musique électronique.

 

 

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Une rénovation de la Place est envisagée entre les deux guerres. Mal dessinée à l’origine, elle n’aboutira pas.

 

Le président Vincent Auriol plantera un arbre de la liberté le 15 mai 1948 . A part cela peu de choses bougeront mis à part la création d’espaces de détente aux extrémités de la place, des endroits avec des arbres imposants et isolés de la circulation automobile de plus en plus nombreuse.

 

En 1996, la chute d’un marronnier centenaire sur une voiture en stationnement va conduire au remplacement des arbres âgées ou malades par des érables planes. Aujourd’hui, en plus des pelouses et des fontaines, on trouve des essences arborées comme le Sophora dit du Japon même s’il est originaire de Chine. Cela reste un arbre très cultivé au Pays du Soleil Levant.

 

 

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La place de la République est aussi liée à l'historie des transports publics dijonnais. Cela remonte à 1888 avec l’omnibus ou « cars Ripert » du nom de leur inventeur, un carrossier marseillais du nom d’Antoine Ripert. Tractés par des chevaux, ils desservent 2 lignes. L’une d’elles rejoint la place de la République et le Port du Canal.

 

 

Omnibus parisien.jpg L'alter égo parisien de l'omnibus dijonnais

 

 

Plus tard, peu à peu, le tramway prendra le relais à partir de 1895 jusqu’en 1961.

 

Depuis 2012, avec le nouveau tramway Divia, la place de la République est devenue un point central du réseau dans son axe avec la place Darcy et la gare SNCF.

 

Les espaces verts ont redessinés par l’architecte-paysagiste strasbourgeois Alfred Peter, responsable des plantations du tramway. Une fontaine contemporaine a été construite au pied de la statue de Sadi Carnot et surtout mise en lumière. Trois systèmes d’éclairage valorisent la place à la nuit tombée.

La place est maintenant entièrement piétonne et reste encadrée par deux squares arborés. 5.500 pavés de pierre de Comblanchien de couleur beige recouvre l’esplanade centrale, le tout agrémenté de bancs et de kiosques.

 

 

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A l’occasion des travaux du tramway, des fouilles  ont révélé des voies médiévales et modernes ainsi que des maisons et d’autres voies de circulation du temps de l’ancien faubourg Saint-Nicolas, rasé au XVIème siècle pour bâtir la porte et le bastion du même nom. 

 

(d'après un article de David Richin dans "Vie Senior")

 

Lien avec d'autres articles sur Dijon

Henri Darcy, ingénieur Pont et Chaussées, concepteur du réseau d'eau potable de la ville de Dijon - 1840 

Dijon aux siècles passés - Autres grandes places dijonnaises 

Dijon au XIXème, XXème et XXIème siècles - Place François Rude 

Dijon au XIXème, XXème et XXIème siècles - Place de la Libération 

Dijon au XIXème, XXème et XXIème siècles - Place Darcy 

Dijon - Histoire de la rue de la Liberté


11/04/2016
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Henri Darcy, ingénieur Pont et Chaussées, concepteur du réseau d'eau potable de la ville de Dijon - 1840

Henri Darcy

ingénieur Pont et Chaussées,

concepteur du réseau d'eau potable de la ville de Dijon - 1840

 

Dijon Darcy 001.jpg Statue de Henri Darcy, au sommet de la tourelle du square Darcy


 

 

Beaucoup de dijonnais ignorent que le square Darcy cache sous sa surface un point central de ce qui fut le premier réseau d'eau potable en France.

 

En Europe, après Istanbul et Rome, c'est Dijon qui, au XIXème siècle, en 1840 exactement, a inauguré un réseau complet d'eau potable qui alimentait les fontaines de la ville. Ce système ingénieux a permis de nettoyer la capitale bourguignonne de ses épidémies récurrentes.

Il faut imaginer qu'il s'agissait d'une mise en oeuvre exceptionnelle pour l'époque quand beaucoup de villes plus importantes en Europe n'avaient pas encore de circuit d'eau potable. 

 

Quinze avant la rénovation de Paris par le baron Haussman, Henri Darcy a été le maître d'euvre d'une révolution technologique dont divers éléments sont encore présents actuellement dans le patrimoine urbain. C'est le cas de l'installation qui se trouve dans la partie haute du square Darcy, complètement à l'opposé de l'ours Pompon. 

Sous les larges escaliers et les sculptures cracheuses d'eau, sous l'espace dédié aux jeux d'enfants, là où émerge la tourelle du réservoir, existe un monde souterrain et secret, presqu'inimaginable qiuand on ne l'a pas vu de ses propres yeux. Une sorte de caveau imposant comme les dessous arqués d'un immense château.

 

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On pourrait comparer cela à un iceberg gigantesque dont n'apparaît qu'un petit morceau à la surface. Et ce petit morceau, c'est la tourelle qui semble n'être là que dans un but décoratif. 

 

 

 

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 Entrée du réservoir d'eau du square Darcy

 

Cette petite tour sculptée est le pendant ouest de celle qui est érigée à l'opposé est, dans un square en bordure du boulevard de Strasbourg, tout proche du stade Gaston Gérard et du CHU. Le système de distribution d'eau potable fonctionnait entre ces deux pôles situés plus haut que le reste de la ville. 

La plus haute altitude des deux tours par rapport à la cité permettait une pression capable de faire circuler l'eau d'un bout à l'autre du circuit qui utilisait l'eau du Suzon, rivière qui coule en multiples branches sous la ville avant de se jeter dans l'Ouche. 

 

 

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 Au fond du réservoir libéré ponctuellement de l'eau -

Normalement l'eau atteint la hauteur de l'ouverture, en haut sur la photo

 

Actuellement, un système plus moderne permet de résoudre les problèmes d'eau potable d'une agglomération dix fois plus importante de nos jours (environ 250.000 habitants pour 25.000 en 1840).

Le système de Darcy est maintenant utilisé pour récupérer les eaux de drainage du parking de la Trémouille (5 niveaux), environ 100.000 mètres cubes par an.

Cette eau économisée entre dans le circuit d'arrosage des espaces herbeux autour du tramway et l'alimentation des jets d'eau de la ville. C'est une économie considérable pour la commune. La construction du tramway à Dijon avait intégré dés le départ cet aspect écologique et économique pour ne pas faire supporter à l'agglomération des charges plus lourdes dans la gestion du transport collectif urbain. 

 

Comme on peut le constater, en plus de son utilité encore essentielle de nos jours, l'installation de l'ingénieur Henri Darcy appartient désormais au patrimoine historique et industriel de Dijon

Dans les périodes où l'eau est vidée du réservoir du square Darcy, il est possible de visiter l'endroit avec un ingénieur de Suez, l'entreprise qui gère l'eau potable à Dijon. 

 

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 Comme pour les autres parcs et jardins de Dijon, l'eau du bassin est alimentée par le réservoir Darcy qui récupère les eaux de drainage du parking de la Trémouille. 100.000 m3 d'eau ainsi économisés pour aussi arroser les espaces verts du tramway. 

 

 

Voici une galerie de photos avec quelques clichés du réservoir d'eau du square Darcy. 

 

 

 

 

 

Lien avec des articles sur le même thème :

 

Dijon au XIXème, XXème et XXIème siècles - Place Darcy 

Livre / "Des tramways et des hommes" de Philippe Maupetit et Patrice Bouillot

 

 

 

Dijon santé - L'eau potable à Dijon

Goeffrey Deleval, chef d'agence Suez, interwievé dans la vidéo, fait visiter le réservoir de Darcy.


12/12/2015
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Biographie de Jean-Philippe Rameau, compositeur français

Jean Philippe Rameau est né le 25 septembre 1683 à Dijon.

 

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C’est le septième enfant d’une famille de onze. Sa mère, Claudine de Martinécourt, fille de notaire, était issue de la petite noblesse. Son père, Jean Rameau, lui, était organiste à l'église Saint-Etienne de Dijon, église qui se trouve place du Théâtre et qui s’est transformée d'abord en siège de la CCI, Chambre de Commerce et de l'Industrie avant de devenir une bibliothèque municipale, la NEF. De 1690 à 1709,  il continuera sa carrière d’organiste à l'église paroissiale Notre-Dame de Dijon, église située au coin de la rue de la Chouette avec ses rangées de gargouilles qui surplombent la rue de la Préfecture.

Il a été élève au collège jésuite des Godrans, actuellement une bibliothèque située rue de l’Ecole de Droit à l’angle de la rue Chabot-Charny.

 

Collège Jesuite des Godrans Dijon.jpgAncien collège jésuite des Godrans -Dijon

 

Jean-Philippe Rameau n'y reste pas longtemps. Intelligent et vif, les études ne l’intéressent pas sauf la musique. Il en gardera toute sa vie une expression écrite déficiente. Son père voulait qu'il devienne magistrat mais lui décide d'être musicien. Son plus jeune frère, Claude Rameau, doué très tôt pour la musique, exercera lui aussi cette profession.

À dix-huit ans, son père l'envoie en Italie pour y parfaire son éducation musicale. Il n’ira pas plus loin que Milan. En fait on connaît peu de choses sur ce séjour de l’autre côté des Alpes.  Quelques mois plus tard, il est de retour en France.

Jusqu’à l'âge de quarante ans, il déménagera sans arrêt. On raconte qu’il aurait fait partie d’une troupe de musiciens ambulants comme violoniste. Il aurait séjourné à Montpellier.  C’est dans cette ville qu’un nommé Lacroix lui aurait appris la base chiffrée et l’accompagnement.

 

250px-France_Avignon_Notre_Dame_des_Doms.jpg Cathédrale d'Avignon

 

En janvier 1702, il sera organiste intérimaire à la cathédrale d'Avignon (dans l'attente de l’arrivée du nouveau titulaire, Jean Gilles).

Le 30 juin 1702, il signe un contrat de six ans pour le poste d'organiste à la cathédrale de Clermont-Ferrand. Il y écrit son premier livre de clavecin sous l'influence de Louis Marchand. Le contrat ne va pas à son terme, puisque Rameau se trouvera à Paris en 1706. La page de titre de son premier livre de clavecin, le désigne comme « organiste des jésuites de la rue Saint-Jacques et des Pères de la Merci »

 En septembre 1706, il postule à la fonction d'organiste de l'église Sainte-Marie-Madeleine-en-la-Cité laissée vacante. Il est choisi par le jury mais refuse le poste. Il semble qu’il n’ait pas laissé d’œuvres pour cet instrument.

 

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Eglise Notre-dame à Dijon 

 

En 1709, Rameau revient alors à Dijon pour prendre la succession de son père à l’orgue de l’église Notre-Dame. Une nouvelle fois, le contrat de 6 ans ne va pas à son terme. En juillet 1713, il devient organiste de l’église des Jacobins à Lyon. Puis après un court séjour à Dijon (mort de son père, mariage de son frère), il revient à Clermont-Ferrand où il reste 9 ans avant de s’installer définitivement à Paris à partir de 1722.

 

Alexis Piron.jpg Alexis Piron

 

Son activité musicale se tourne alors vers la foire avec Alexis Piron, un poète dijonnais dont une rue de la capitale bourguignonne porte actuellement le nom.  Il écrit des comédies et des opéras comiques pour les foires de Saint-Germain et Saint-Laurent, beaucoup d’œuvres populaires dont les Indes Galantes et sa fameuse Danse des Sauvages dont l’action se déroule dans une forêt de Louisiane. C'est d'ailleurs à la foire qu'il rencontre Louis Fuzelier qui devient son librettiste.

 

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Danse des Sauvages par les enfants de l'école des Cèdres de Quétigny - Janvier 2015 - salle Mendès-France

 

Le 25 février 1726, il épouse une jeune musicienne et chanteuse de 19 ans, Marie-Louise Mangot (Lui en a 42). Elle participera à certaines œuvres de son mari. Ensemble ils auront deux fils et deux filles.

Pendant ces premières années parisiennes, Rameau poursuit ses recherches et ses activités d'éditeur avec la publication du Nouveau système de musique théorique (1726), qui vient compléter le traité de 1722. Pendant cette même période, il compose sa dernière cantate : Le Berger Fidèle (1727 ou 1728), publie son troisième et dernier livre de clavecin(1728)

Au cours de la décennie 1729-1739, Rameau, au côté d'Alexis Piron et Louis Fuzelier, fait partie des convives de la Société du Caveau.

 

Voltaire.jpg Voltaire

 

Rameau croisera la route de Voltaire qui deviendra son admirateur et de Jean-Jacques Rousseau avec lequel il ne va pas s’entendre.

 

j_j_rousseau.jpgJean-Jacques Rousseau

 

En 1733, Rameau a cinquante ans. Ses traités sur l'harmonie  ont fait de lui un théoricien célèbre de la musique. C’est aussi un musicien de talent apprécié à l'orgue, au clavecin, au violon, à la direction d'orchestre. Malgré tout, son œuvre se limite à quelques compositions dont des cantates et trois recueils de pièces pour clavecin, remarquées pour leur aspect novateur. A cette même époque, les grands musiciens de sa génération (Vivaldi, Telemann, Bach, Haendel) ont déjà composé l’essentiel de leur œuvre. Rameau est un cas particulier car même s’il est un compositeur « débutant » (âgé de plus de cinquante ans), c’est un professionnel de la musique reconnu qui va bientôt montrer son talent sur la scène lyrique où il rencontrera un très grand succès avec Hippolyte et Aricie, Castor et Pollux en 1737, Dardanus en 1739, Les Indes Galantes en 1735 et les Fêtes d’Hébé avec le fameux Tambourin en 1739 (deux opéras-ballets).

 

Hippolyte et Aricie - Opéra Garnier Paris.jpg 

Anne-Catherine Gillet, à gauche, et Topi Lehtipuu, au centre,

dans les rôles-titres de "Hippolyte et Aricie". Cet opéra est au répertoire du Palais Garnier à Paris.

 

Maintenant célèbre, il ouvre, à son domicile, une classe de composition.

Après 7 années de silence, Rameau réapparaît sur la scène lyrique avec La Princesse de Navarre, Platée, les Fêtes de Polymnie, le Temple de Gloire, Les Fêtes de Ramire.

Il devient le compositeur officiel de la cour du roi et reçoit une pension de 2 000 livres.

Même si sa production se ralentit, il n’en n’écrira pas moins plusieurs œuvres importantes, ballets ou pièces isolées, tragédies lyriques et pastorales…

Il collaborera avec Denis Diderot et plusieurs mathématiciens sur des traités théoriques sur la musique.

 

Diderot_Denis.jpg Denis Diderot

 

Durant les dernières années de sa vie, Rameau poursuit ses activités de théoricien et de compositeur. Il vit avec sa femme et ses deux enfants dans son grand appartement de la rue des Bons Enfants à Paris (Il en existe aussi une à Dijon près de la place de la Libération, rue du musée Magnien). Il a perdu de son âme créatrice. Il dira d’ailleurs :

« De jour en jour j'acquiers du goût, mais je n'ai plus de génie… » et encore « L'imagination est usée dans ma vieille tête, et on n'est pas sage quand on veut travailler à cet âge aux arts qui sont entièrement d'imagination… ».

Ses œuvres continuent pourtant d’être jouées.

Le 11 mai 1761, il est reçu à l’Académie de Dijon, sa ville natale. Ce sera pour lui un grand honneur.

Pourtant, Rameau, anobli au printemps 1764, à plus de quatre-vingts ans, compose sa dernière tragédie en musique, Les Boréades, œuvre d'une grande nouveauté, mais pas dans le sens que prend la musique à ce moment de l’histoire. Les répétitions commencent au début de l'été 1764 mais la pièce ne sera pas jouée. Rameau meurt d'une « fièvre putride » le 12 septembre 1764. Il faudra attendre plus de deux siècles pour voir sur scène « Les Boréades » avec un accueil triomphal à Aix-en-Provence en 1982.

 

Boréades Aix-en-Provence 1982.jpg 

Boréades - Aix-en-Provence - 1982

 

Sa musique de scène continuera à être jouée comme celle de Lully, jusqu’à la fin de l'Ancien Régime, puis, à partir de la révolution française, disparaîtra du répertoire pendant plus d'un siècle, considérée comme trop attachée à la royauté.

Rameau a composé dans tous les genres de son époque. Pourtant, toutes ses œuvres n’ont pas la même importance.

Il s'est consacré quasi exclusivement à la musique lyrique durant les trente dernières années de sa carrière, en dehors de ses travaux théoriques.

La production musicale comprend donc :

  • 7 cantates,
  • 4 motets à grand chœur,
  • 3 livres de pièces de clavecin (plus quelques pièces isolés, ainsi que des transcriptions),
  • 1 livre de 5 suites pour trio avec clavecin,
  • 4 airs à boire et 7 canons,
  • et surtout un ensemble très important d'une trentaine d'ouvrages pour la scène.

La musique d'un certain nombre d'ouvrages de Rameau a disparu. Il ne reste rien des musiques qu'il a composées pour la foire de Saint-Germain.

Le célèbre Hymne à la nuit (remis à l'honneur par le film Les Choristes) n'est pas, sous sa dernière forme, de Rameau. Il s'agit d'une adaptation pour chœurs réalisée par Joseph Noyon et E. Sciortino d'un chœur de prêtresses présent dans l'Acte I (scène 3) d’Hippolyte et Aricie dans la première version de 1733.

Sylvie Buissou, grande spécialiste de Rameau, a assuré en octobre 2014 que Jean-Philippe Rameau était l'auteur du célèbre canon connu depuis deux siècles sous le nom de Frère Jacques.

 

 

Hymne à la nuit  - Film "Les Choristes"

 

(D'après Wikipédia)

 

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Lien vers l'album-photos de la soirée Rameau du 31-01-2015

Spectacle Jean-Philippe Rameau


01/02/2015
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Hanoï (Vietnam) - Maeklong (Thaïlande) - Un train dans la ville

The Backyard Trains of Hanoi 01.jpg

 

Parfois, il faut aller loin de nos villes européennes aseptisées pour découvrir des façons de vivre qui nous font ouvrir grand les yeux.

C'est le cas de ce train de voyageurs qui traversent les rues étroites des vieux quartiers de Hanoï, capitale du Vietnam, deux fois par jour, à 16 heures et 19 heures. 

La rue, remplie dans la journée, se vide d'un coup aux approches de ces deux horaires pour éviter de se faire percuter comme ce fut le cas dans le passé. 

Maintenant, tout le monde le sait. Avant même l'arrivée du train, tout le monde rentre tranquillement aux abris sous l'oeil étonné des touristes qui ne comprennent la situation qu'en entendant le klaxon du train et son bruit métallique sur les rails. 

Le train passé, la vie reprend comme s'il ne s'était rien passé, juste un train qui passe dans la rue. 

 

The Backyard Trains of Hanoi 06.jpg

 

Autant dire qu'on ne verrait jamais cela en France ou en Europe Occidentale. L'obsession de la sécurité l'en aurait empêché. Même un tramway n'y passerait pas. Au Vietnam, c'est un train de voyageurs. 

Cette voie ferrée est fortement utilisée depuis que la station principale d'Hanoï a été bâtie au centre de la ville. 

 

Galerie-Photos

 

 



 Cette scène rappelle le marché thaïlandais de Maeklong, traversé 8 fois par jour par un train semblable.

Au passage du convoi, les commerçants écartent leur échoppe qui est installé sur la voie, puis la réinstalle à peine le train passé. Pas de surprise, pas de problème, c'est la normalité des choses. Surréaliste !!!

 

marché Maeklong Thaïlande 03.jpg 

 

marché Maeklong Thaïlande 04.jpg 

 

marché Maeklong Thaïlande 05.jpg 

 


12/07/2014
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Dijon aux siècles passés - Autres grandes places dijonnaises

Dans cette série d'articles qui fait découvrir Dijon au temps passé (d'après les clichés de DijonAvant.com), voici une petite promenade sur les grandes places de la capitale bourguignonne autrefois....

(en cliquant sur les photos, celles-ci s'agrandissent)

  

Place de la République

 

Dijon - Place de la République 01.jpg 

 

Dijon - Place de la République 02.jpg 

Que de changements depuis, avec les nouveaux aménagements dûs au nouveau tramway...

 

 

La Place du 30 octobre

 

Dijon - Place du 30 octobre - 1955.jpg

en 1955

 

Dijon - Place du 30 octobre - Ancienne place aux foins - Jour de foire.jpg 

 

La Place Wilson (ancienne Place du Peuple)

 

Dijon - Place Wilson - 14 juin 1955.jpg 

le 14 juin 1955

 

Dijon - Place Wilson 01.jpg 

Il n'y a pas si longtemps...

 

 

Dijon - Porte Saint-Pierre - Place du Peuple (maintenant Place Wilson).jpg 

Il y a très longtemps...

 

 

Place Saint-Bernard (actuellement station de tram "Godrans"

 

cartes-postales-photos-Place-St-Bernard-DIJON-21900-21-21231034-maxi.jpg

 

Dijon Place Saint-Bernard 03.jpg 

 

Dijon Place Saint-Bernard 04.jpg

 

Dijon Place Saint-Bernard.jpg 

place etienne dolet maintenant st bernard dijon.jpg 

Statue_de_Saint-Bernard_place_Saint-Bernard_Dijon_(6263653350).jpg

 

 

Place Bossuet (ancienne Place Emile Zola, elle-même ancienne Place Saint-Jean)

située à l'endroit actuel du Théâtre du Parvis Saint-Jean.

Il ne s'agit de l'actuelle Place Emile Zola.

 

Dijon Place Emile Zola 01.jpg 

 

Dijon Place Emile Zola 02.jpg  Dijon Place Emile Zola 03 1900.jpg  

 

 

 

 

Dijon Place Emile Zola 1900 01.jpg 

 

  Dijon Place Emile Zola et Rue Michelet.jpg 

 

 

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Quetigny, son histoire...

 


11/07/2014
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Dijon au XIXème, XXème et XXIème siècles - Place François Rude

Suite de notre voyage temporel à Dijon.

Retour sur des clichés anciens de la Place François Rude et la Fontaine du Bareuzai, fontaine qui montre une jeune homme écrasant les raisins de ses pieds d'où son bas rosé qui donna le nom à la fontaine.

Les clichés sont tirés de DijonAvant.com (cartes postales anciennes)

 

Dijon - Place François Rude - Fontaine du Bareuzai.jpg 

Dijon - Place François Rude

 

Dijon - Fontaine gelée 01.jpg

Dijon - Place François Rude - Fontaine gelée

 

 

Dijon occupée - Place François Rude - Années 40.jpg 

Dijon - Place François Rude pendant l'occupation allemande - Années 1940

 

Dijon - Place François Rude 02.jpg

Place François Rude - Années 80-90

 

Dijon - Place François Rude.jpg 

 

Dijon Place François Rude.jpg 

 

Place françois rude.jpg 

Place François Rude au XXIème siècle

 

 

 

 

 

Dijon - Place François Rude - Flash Mob le 20 mars 2010

 

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07/07/2014
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Dijon au XIXème, XXème et XXIème siècles - Place de la Libération

Suite de notre voyage temporel dans le Dijon du temps passé.

Maintenant la Place de la Libération, anciennement place des Armes et Place Royale. 

Les clichés présentés sont tirés de DijonAvant.com (cartes postales anciennes)

 

Dijon - Façade extérieure du Palais des Ducs de Bourgogne.jpg 

Il  y a quelques siècles...

 

Dijon 1900 - Place d'Armes.jpg 

Dijon - Place d'Armes - 1900

 

Dijon - Ancien Palais des Ducs de Bourgogne.jpg 

Dijon - Palais des Ducs de
Bourgogne - début du XXème siècle

 

Dijon - 1905-1910.jpg 

Dijon - Palais des Ducs de Bourgogne - 1905-1910

 

Dijon - Place Royale 01.jpg 

Dijon - Place Royale

 

Dijon occupée - Années 1940 03A.jpg

Dijon - Palais des Ducs de Bourgogne - Années 1940 - Dijon occupé

 

Dijon - Libération - 1944.jpg 

Dijon - Palais des Ducs de Bourgogne - Libération - septembre 1944

 

Dijon - Libération - 1944 02.jpg 

Dijon - Palais des Ducs de Bourgogne - Libération - septembre 1944

 

Dijon - Place de la Libération - 1951.jpg 

Dijon - Place de la Libération - 1950

 

Dijon années 60.jpg 

Dijon - Place de la Libération - Années 60

 

Dijon - Rue des bons enfants - Vue sur la place de la Libération.jpg

La place vue de la rue des Bons Enfants

 

Dijon Hôtel de ville 02.jpg 

Dijon - Place de la Libération - 2013

Dijon Hôtel de ville 04.jpg

 

Dijon - Place de la Libération - Décembre 2013 02.jpg

 

  

 

Galerie-Photos

 

 

 

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07/07/2014
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Dijon au XIXème, XXème et XXIème siècles - Place Darcy

Toutes les personnes habitant le Grand Dijon (Dijon et sa banlieue) connaissent la belle capitale bourguignonne. Elle a beaucoup changé ces dernières années avec l'arrivée du tramway et de la piscine olympique. La ville déjà verte s'est dotée de grandes trouées de verdure sur les passages du tram du centre ville à la périphérie, dans le but d'écarter la voiture de la ville. Bonne ou mauvaise idée ? Ce n'est pas le débat ici. Il s'agit juste pour nous de regarder la ville comme elle est et surtout comme elle était autrefois... 

Savez-vous que Dijon avait déjà connu le tram il y a bien longtemps déjà ? Savez-vous que de nombreuses zones piétonnes actuellement étaient livrées à la circulation des véhiculmes en tous genres ? 

 

 

 

C'est dans un voyage historique que nous allons partir à présent au travers des clichés de la page DijonAvant.com (cates postales anciennes de la Bourgogne).

 

Commençons par le centre ville et la Place Darcy

 

Dijon - Porte Guillaume 01.jpg

Il y a plusieurs siècles...

 

Dijon - Place Darcy  1890.jpg 

Dijon - Place Darcy - 1890

 

Dijon Porte Guillaume - Tramway.jpg 

 

Dijon - Place Darcy - Début XXème siècle.jpg 

Place Darcy et Porte Guillaume au début du XXème siècle

 

dijon place darcy 1907.jpg 

Dijon - Place Darcy en 1907

 

Dijon - 27 mai 1911 - Funérailles de Monseigneur Dadolle - Place Darcy.jpg 

Dijon - Place Darcy - Funérailles de Monseigneur Dadolle - 27 mai 1911

 

dijon place darcy 1917.jpg 

Dijon - Place Darcy - 1917

 

Dijon- Place Darcy - 1925-1928.jpg 

Dijon - 1925-1928 - Construction de l'Hôtel de la Cloche

 

dijon place darcy 1914.jpg 

Dijon - Place Darcy - 1914

 

Dijon place darcy 1930.jpg 

Dijon - Place Darcy - 1930

 

dijon place darcy 1931.jpg 

Dijon - Place Darcy - 1931

 

Dijon place DARCY 1934.jpg 

Dijon - Place Darcy - 1934

 

 

Chanson " Sur la route de Dijon"

 

Dijon - Place Darcy - 13 septembre 1944 02.jpg 

Dijon - Place Darcy - 13 septembre 1944 - Libération de Dijon

Dijon - Place Darcy - 13 septembre 1944.jpg

 

Dijon place DARCY 1960.jpg

Dijon - Place Darcy - 1960

 

dijon place darcy 1986 02.jpg

Dijon - Place Darcy - 1986

dijon place darcy 1986.jpg

 

DIJON JUSTE AVANT LE TRAM.jpg 

Dijon - Place Darcy - juste avant le nouveau tramway

 

Dijon juste après le tram.jpg

 Dijon - Place Darcy - avec le nouveau Tramway

 

 

Dijon Autrefois

 

Galerie photos - Dijon Place Darcy au temps passé

 

 

 

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07/07/2014
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Une autre idée de la musique classique...

Deux vidéos pour regarder et écouter la musique classique autrement...

 

 

violon-604-564x261.jpg

 

 

 

Et toujours avec autant de plaisir, cette Flashmob classique ("Carmina Burana") dans la gare de Vienne en Autriche...

 

 

 

  

 

Alors, gardez-vous toujours la même image

de la musique classique ? 

 


25/04/2014
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