Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

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Lieux du monde


Histoire de la place de la République à Dijon -

Histoire de la Place de la République à Dijon

 

 

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Tous les dijonnais connaissent cette fameuse place où, chaque Noël, est installé le marché et sa grande roue. C’est maintenant une place qui vient d’être réaménagée pour les piétons autour du grand projet de nouveau tramway à Dijon.

Longtemps, un parking était installé en son centre entre deux squares. A présent, c’est le paradis des promeneurs pédestres, des familles et des amoureux en goguette. De petits kiosques permettent de casser la croûte et de se désaltérer autour de la statue de Sadi Carnot, président de la république d’origine dijonnaise, et ses nouvelles fontaines. De longs bancs en bois au design très moderne encadrent la place devant les arrêts de bus et les deux stations de tram (ligne 1 et ligne 2).

 

 

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A voir tout cela, peut-on imaginer qu’en 1880, ce n’était qu’un immense terrain vague en bordure des remparts et de la porte Saint-Nicolas. Ce lieu portait le nom de Place Saint-Nicolas car il faisait face à la porte du même nom. Il était utilisé les jours de foire ou pour des exercices militaires. Des casernes se trouvaient toutes proches.

C’est avec le débastionnement (destruction des remparts), travail de 17 municipalités successives pendant presque 75 ans, de 1824 à 1897, que Dijon connaîtra sa plus grande transformation urbaine depuis l’ouverture de la rue de la iberté en 1724.

Avant cela, Dijon était une cité ceinte de murailles à moitié en ruines. Cela provoquait des protestations des habitants des faubourgs proches qui étaient obligés d’emprunter ces passages réduits pour se rendre au centre ville. Les réclamations se sont accumulées et les remparts furent abattus. La porte Saint-Nicolas disparaîtra en 1840. Le nivellement de ce lieu laissera un important vide. L’obsession des municipalités qui vont se succéder sera d’aménager cet espace.

 

Des projets d’aménagement vont être présentés comme celui de Victor Marchand (1820-1909) qui se distingue des autres par sa modernité et son originalité. Elu maire de Dijon en 1886 sous l’étiquette radicale, il souhaitait la réalisation d’un monument « à la République Fraternelle des Peuples ». Il confia ce projet à l’architecte Félix Vionnois. Sur ce monument devaient figurer les effigies des grands hommes de l’histoire du monde comme Guillaume Tell, héros de l’indépendance suisse, Simon Bolivar surnommé le Libertador, icône politique et militaire de nombreux pays d’Amérique Latine, Giuseppe Garibaldi, considéré comme le père de la « patrie » italienne, Georges Washington,  premier président des Etats-Unis d’Amérique, Victor Hugo etc…

La souscription prévue à cet effet échouera suite à une polémique sur un lycée de garçons dont le coût et le luxe seront jugés exorbitants. Cette polémique amènera à la démission de Victor Marchand en 1890. De plus, la présence possible de Garibaldi sur le monument indisposait la frange conservatrice et catholique de Dijon qui lui avaient reproché son repli lors de la seconde bataille de Dijon du 21 au 23 mars 1871. L’état aussi n’apportera pas son soutien pourtant nécessaire pour ce projet.

Seule compensation qu’obtiendra Victor Marchand, la place prend le nom de Place de la République.

 

Un évènement tragique va débloquer la situation. Paradoxalement, cet évènement aura lieu à Lyon. Il s’agit de l’assassinat du président Sadi Carnot par un anarchiste italien le 24 juin 1894 durant l’exposition universelle et coloniale.

Au mois de juillet qui suit, le conseil municipal de Dijon vote le principe d’un monument en sa mémoire, situé au centre de la Place de la République.

Cela a aussi un autre but : répondre d’une façon républicaine à la statue de Saint-Bernard édifiée quelques centaines de mètres plus loin en 1853. Cette statue était jugée trop cléricale par les républicains.

Le monument dédié à Sadi Carnot est inauguré le 21 mai 1899 par le président de la république de l’époque Emile Loubet (1838-1906). Ce sera l’occasion pour lui de décerner la croix de la légion d’Honneur à la ville de Dijon pour son héroïsme pendant la guerre franco-allemande de 1870. Quatorze villes bénéficieront de cet hommage rare.

 

 

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La statue en marbre blanc de Sadi Carnot trône au pied d’un pylône central quadrangulaire. A son sommet, est érigée comme une coiffe la figure allégorique de la renommée. Celle-ci tend une couronne de lauriers au-dessus de la tête du président. Celui-ci est encadré par les allégories de l’Histoire. Ce sont des œuvres de Mathurin Moreau comme la statue de Sadi Carnot. La représentation de la douleur est par contre une œuvre de Paul Gasq.

 

 

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En 1919, un cinéma-théâtre ouvre ses portes au numéro 2 de la place de la République. Il s’agit de l’Alhambra. Le public s’y pressera pour voir de films courts et des attractions de music-hall. Dans les années 20-30, de nombreux concerts y seront organisés avec la présence des solistes célèbres de l’époque.

En 1930, Maurice Martenot (1898-1980), grand pédagogue de la musique, y présentera un instrument révolutionnaire qu’il a créé en 1928 : les « Ondes Martenot ». Le succès est immédiat. Cet instrument est considéré comme l’un des plus anciens de la musique électronique.

 

 

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Une rénovation de la Place est envisagée entre les deux guerres. Mal dessinée à l’origine, elle n’aboutira pas.

 

Le président Vincent Auriol plantera un arbre de la liberté le 15 mai 1948 . A part cela peu de choses bougeront mis à part la création d’espaces de détente aux extrémités de la place, des endroits avec des arbres imposants et isolés de la circulation automobile de plus en plus nombreuse.

 

En 1996, la chute d’un marronnier centenaire sur une voiture en stationnement va conduire au remplacement des arbres âgées ou malades par des érables planes. Aujourd’hui, en plus des pelouses et des fontaines, on trouve des essences arborées comme le Sophora dit du Japon même s’il est originaire de Chine. Cela reste un arbre très cultivé au Pays du Soleil Levant.

 

 

Dijon - Place de la République 01.jpg

 

 

La place de la République est aussi liée à l'historie des transports publics dijonnais. Cela remonte à 1888 avec l’omnibus ou « cars Ripert » du nom de leur inventeur, un carrossier marseillais du nom d’Antoine Ripert. Tractés par des chevaux, ils desservent 2 lignes. L’une d’elles rejoint la place de la République et le Port du Canal.

 

 

Omnibus parisien.jpg L'alter égo parisien de l'omnibus dijonnais

 

 

Plus tard, peu à peu, le tramway prendra le relais à partir de 1895 jusqu’en 1961.

 

Depuis 2012, avec le nouveau tramway Divia, la place de la République est devenue un point central du réseau dans son axe avec la place Darcy et la gare SNCF.

 

Les espaces verts ont redessinés par l’architecte-paysagiste strasbourgeois Alfred Peter, responsable des plantations du tramway. Une fontaine contemporaine a été construite au pied de la statue de Sadi Carnot et surtout mise en lumière. Trois systèmes d’éclairage valorisent la place à la nuit tombée.

La place est maintenant entièrement piétonne et reste encadrée par deux squares arborés. 5.500 pavés de pierre de Comblanchien de couleur beige recouvre l’esplanade centrale, le tout agrémenté de bancs et de kiosques.

 

 

Dijon - Place de la république - Un soir d'été 01.jpg

 

 

A l’occasion des travaux du tramway, des fouilles  ont révélé des voies médiévales et modernes ainsi que des maisons et d’autres voies de circulation du temps de l’ancien faubourg Saint-Nicolas, rasé au XVIème siècle pour bâtir la porte et le bastion du même nom. 

 

(d'après un article de David Richin dans "Vie Senior")

 

Lien avec d'autres articles sur Dijon

Henri Darcy, ingénieur Pont et Chaussées, concepteur du réseau d'eau potable de la ville de Dijon - 1840 

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11/04/2016
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Hanoï (Vietnam) - Maeklong (Thaïlande) - Un train dans la ville

The Backyard Trains of Hanoi 01.jpg

 

 

Parfois, il faut aller loin de nos villes européennes aseptisées pour découvrir des façons de vivre qui nous font ouvrir grand les yeux.

C'est le cas de ce train de voyageurs qui traversent les rues étroites des vieux quartiers de Hanoï, capitale du Vietnam, deux fois par jour, à 16 heures et 19 heures. 

La rue, remplie dans la journée, se vide d'un coup aux approches de ces deux horaires pour éviter de se faire percuter comme ce fut le cas dans le passé. 

Maintenant, tout le monde le sait. Avant même l'arrivée du train, tout le monde rentre tranquillement aux abris sous l'oeil étonné des touristes qui ne comprennent la situation qu'en entendant le klaxon du train et son bruit métallique sur les rails. 

 

Le train passé, la vie reprend comme s'il ne s'était rien passé, juste un train qui passe dans la rue. 

 

 

The Backyard Trains of Hanoi 06.jpg

 

 

Autant dire qu'on ne verrait jamais cela en France ou en Europe Occidentale. L'obsession de la sécurité l'en aurait empêché. Même un tramway n'y passerait pas. Au Vietnam, c'est un train de voyageurs. 

Cette voie ferrée est fortement utilisée depuis que la station principale d'Hanoï a été bâtie au centre de la ville. 

 

 

Galerie-Photos

 

 




 

 

 

 Cette scène rappelle le marché thaïlandais de Maeklong, traversé 8 fois par jour par un train semblable.

Au passage du convoi, les commerçants écartent leur échoppe qui est installé sur la voie, puis la réinstalle à peine le train passé. Pas de surprise, pas de problème, c'est la normalité des choses. Surréaliste !!!

 

 

 

marché Maeklong Thaïlande 03.jpg 

 

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marché Maeklong Thaïlande 05.jpg 

 


12/07/2014
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Dijon aux siècles passés - Autres grandes places dijonnaises

Dans cette série d'articles qui fait découvrir Dijon au temps passé (d'après les clichés de DijonAvant.com), voici une petite promenade sur les grandes places de la capitale bourguignonne autrefois....

(en cliquant sur les photos, celles-ci s'agrandissent)

  

Place de la République

 

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Que de changements depuis, avec les nouveaux aménagements dûs au nouveau tramway...

 

 

La Place du 30 octobre

 

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en 1955

 

Dijon - Place du 30 octobre - Ancienne place aux foins - Jour de foire.jpg 

 

La Place Wilson (ancienne Place du Peuple)

 

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le 14 juin 1955

 

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Il n'y a pas si longtemps...

 

 

Dijon - Porte Saint-Pierre - Place du Peuple (maintenant Place Wilson).jpg 

Il y a très longtemps...

 

 

Place Saint-Bernard (actuellement station de tram "Godrans"

 

cartes-postales-photos-Place-St-Bernard-DIJON-21900-21-21231034-maxi.jpg

 

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place etienne dolet maintenant st bernard dijon.jpg 

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Place Bossuet (ancienne Place Emile Zola, elle-même ancienne Place Saint-Jean)

située à l'endroit actuel du Théâtre du Parvis Saint-Jean.

Il ne s'agit de l'actuelle Place Emile Zola.

 

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Dijon Place Emile Zola 02.jpg  Dijon Place Emile Zola 03 1900.jpg  

 

 

 

 

Dijon Place Emile Zola 1900 01.jpg 

 

  Dijon Place Emile Zola et Rue Michelet.jpg 

 

 

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11/07/2014
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Dijon au XIXème, XXème et XXIème siècles - Place François Rude

Suite de notre voyage temporel à Dijon.

Retour sur des clichés anciens de la Place François Rude et la Fontaine du Bareuzai, fontaine qui montre une jeune homme écrasant les raisins de ses pieds d'où son bas rosé qui donna le nom à la fontaine.

Les clichés sont tirés de DijonAvant.com (cartes postales anciennes)

 

Dijon - Place François Rude - Fontaine du Bareuzai.jpg 

Dijon - Place François Rude

 

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Dijon - Place François Rude - Fontaine gelée

 

 

Dijon occupée - Place François Rude - Années 40.jpg 

Dijon - Place François Rude pendant l'occupation allemande - Années 1940

 

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Place François Rude - Années 80-90

 

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Dijon Place François Rude.jpg 

 

Place françois rude.jpg 

Place François Rude au XXIème siècle

 

 

 

 

 

Dijon - Place François Rude - Flash Mob le 20 mars 2010

 

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07/07/2014
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Dijon au XIXème, XXème et XXIème siècles - Place de la Libération

Suite de notre voyage temporel dans le Dijon du temps passé.

Maintenant la Place de la Libération, anciennement place des Armes et Place Royale. 

Les clichés présentés sont tirés de DijonAvant.com (cartes postales anciennes)

 

Dijon - Façade extérieure du Palais des Ducs de Bourgogne.jpg 

Il  y a quelques siècles...

 

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Dijon - Place d'Armes - 1900

 

Dijon - Ancien Palais des Ducs de Bourgogne.jpg 

Dijon - Palais des Ducs de
Bourgogne - début du XXème siècle

 

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Dijon - Palais des Ducs de Bourgogne - 1905-1910

 

Dijon - Place Royale 01.jpg 

Dijon - Place Royale

 

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Dijon - Palais des Ducs de Bourgogne - Années 1940 - Dijon occupé

 

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Dijon - Palais des Ducs de Bourgogne - Libération - septembre 1944

 

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Dijon - Palais des Ducs de Bourgogne - Libération - septembre 1944

 

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Dijon - Place de la Libération - 1950

 

Dijon années 60.jpg 

Dijon - Place de la Libération - Années 60

 

Dijon - Rue des bons enfants - Vue sur la place de la Libération.jpg

La place vue de la rue des Bons Enfants

 

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Dijon - Place de la Libération - 2013

Dijon Hôtel de ville 04.jpg

 

Dijon - Place de la Libération - Décembre 2013 02.jpg

 

  

 

Galerie-Photos

 

 

 

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07/07/2014
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Dijon au XIXème, XXème et XXIème siècles - Place Darcy

Toutes les personnes habitant le Grand Dijon (Dijon et sa banlieue) connaissent la belle capitale bourguignonne. Elle a beaucoup changé ces dernières années avec l'arrivée du tramway et de la piscine olympique. La ville déjà verte s'est dotée de grandes trouées de verdure sur les passages du tram du centre ville à la périphérie, dans le but d'écarter la voiture de la ville. Bonne ou mauvaise idée ? Ce n'est pas le débat ici. Il s'agit juste pour nous de regarder la ville comme elle est et surtout comme elle était autrefois... 

Savez-vous que Dijon avait déjà connu le tram il y a bien longtemps déjà ? Savez-vous que de nombreuses zones piétonnes actuellement étaient livrées à la circulation des véhiculmes en tous genres ? 

 

 

 

C'est dans un voyage historique que nous allons partir à présent au travers des clichés de la page DijonAvant.com (cates postales anciennes de la Bourgogne).

 

Commençons par le centre ville et la Place Darcy

 

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Il y a plusieurs siècles...

 

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Dijon - Place Darcy - 1890

 

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Place Darcy et Porte Guillaume au début du XXème siècle

 

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Dijon - Place Darcy en 1907

 

Dijon - 27 mai 1911 - Funérailles de Monseigneur Dadolle - Place Darcy.jpg 

Dijon - Place Darcy - Funérailles de Monseigneur Dadolle - 27 mai 1911

 

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Dijon - Place Darcy - 1917

 

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Dijon - 1925-1928 - Construction de l'Hôtel de la Cloche

 

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Dijon - Place Darcy - 1914

 

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Dijon - Place Darcy - 1930

 

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Dijon - Place Darcy - 1931

 

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Dijon - Place Darcy - 1934

 

 

Chanson " Sur la route de Dijon"

 

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Dijon - Place Darcy - 13 septembre 1944 - Libération de Dijon

Dijon - Place Darcy - 13 septembre 1944.jpg

 

Dijon place DARCY 1960.jpg

Dijon - Place Darcy - 1960

 

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Dijon - Place Darcy - 1986

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Dijon - Place Darcy - juste avant le nouveau tramway

 

Dijon juste après le tram.jpg

 Dijon - Place Darcy - avec le nouveau Tramway

 

 

Dijon Autrefois

 

Galerie photos - Dijon Place Darcy au temps passé

 

 

 

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07/07/2014
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Paris, capitale de la France, vidée de ses habitants

UN RÊVE DE TOURISTES ? 

 

Paris 09.jpg

 

Imaginez la capitale de la France, sans habitants, sans voitures. 

Paris telle qu'on ne l'a jamais vue. 

C'est le sujet du projet vidéo Hypocentre, pour mieux regarder une ville qu'on ne connaît qu'avec ses rues bondées et ses embouteillages.

 

 

Paris Seen From Eiffel Tower.jpg 

Paris, vue de la Tour Eiffel


06/10/2013
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Dijon - Histoire de la rue de la Liberté

Dijon - Rue de la Liberté

Cube Dijon Autrefois.gif

 

 

Depuis le mois de septembre 2012 et l'arrivée du tramway à Dijon, la rue de la Liberté a connu une grande mutation, notamment en devenant une rue complètement piétonne dont la chaussée a été totalement refaite. 

Anciennement y passaient les tramways jusqu'aux années 1960, puis les bus qui reliaient le centre-ville. A présent de la Place du Théâtre à la Place Darcy, c'est une artère commerciale de  800 mètres dédiée à ceux qui marchent. 

 

Voici donc l'occasion de revenir sur l'histoire de cette célèbre rue dijonnaise...

 

La Rue de la Liberté au début du XXème siècle - Photo : Archives de Dijon

 

Dans son premier tracé, partant de la Place Darcy, elle se poursuivait rue des Forges et se terminait derrière le Palais Ducal. 

En 1724, un nouveau tronçon est construit à partir du coin de la rue du Miroir jusqu'à l'entrée de l'actuel Hôtel de Ville. C'est ce même tracé que l'on connaît aujourd'hui. Elle s'appelait alors rue des Princes de Condé. Ce n'est qu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale qu'elle prendra le nom de rue de la Liberté comme la Place Royale, devenue Place d'Armes sous la Révolution Française, puis Place du Maréchal Pétain sous l'occupation allemande,  prendra le nom de Place de la Libération. 

 

La rue de la Liberté a toujours été un axe essentiel de Dijon avec ses trésors architecturaux. On retrouve plusieurs exemples du bâti traditionnel bourguignon dans cette rue, comme la maison aux Trois visages au coin de la rue des Godrans et de la rue Monge. On y remarque ses colombages et sa division en trois parties  avec les pignons accolés. Elle a été construite dans les années 1450-1470. Elle fut habitée autrefois par les moines des Chartreux. 

C'est un lieu de passage très important. Une enquête du 26 décembre 1910 a décompté ce jour au Coin du Miroir le passage de 21 324 piétons, 1 769 cyclistes, 560 attelages, 480 tramways, 210 automobiles, 42 motocyclistes et 5 cavaliers. 

 

C'est dans cette rue qu'a vu le jour le premier grand magasin dijonnais : "Au pauvre Diable" (actuellement H &M). Pour ceux qui ont connu Dijon il y a encore quelques dizaines d'années, ce magasin reste inscrit dans les mémoires. Il a ouvert en 1875 grâce à un ancien chef de rayon du Printemps parisien. Sa devise était : " Omnia labore" (On arrive à tout par le travail). le magasin s'imposera comme une enseigne incontournable de la capitale bourguignonne, s'offrant même une tour d'angle gravée à son nom en 1924, à l'occasion de l'élargissement de la rue. Il fermera définitivement en 1999. 

 

 

La maison aux Trois Visages actuellement

 

 

Sur le trottoir d'en face, se trouve un autre magasin célèbre de Dijon :"A la Ménagère", dont l'activité commencera en 1897. On y trouvait de tout. Cependant, malgré l'offre pléthorique, il devra fermer ses portes pendant les Années Folles (1920-1929). 

A présent, les chaînes nationales et internationales de commerce s'installent dans les locaux de la rue de la Liberté. Il reste tout de même deux boutiques qui font le lien avec la passé dijonnais : "Mulot et Petitjean" et "Maille". Ces lieux perpétuent le savoir-faire gastronomique bourguignon avec les spécialités locales appréciées aussi des touristes. 

 

 

Dijon - Palais des Ducs de Bourgogne au début du XXème siècle

 

Dijon - Place de la Libération - 2012  

 

(D'après un article du magazine "Vie Senior")

 

Dijon Centre Ville - Années 1950-1960

 

 Galerie-Photos

 

 

 

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Quetigny, son histoire...


24/04/2013
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Quetigny, son histoire...

Quetigny, son histoire...

 

Eglise de Quetigny en 1840

 

 

Quetigny est situé à 5 km l'est de Dijon et fait partie du Grand Dijon.

Actuellement, la ville compte plus de 10.000 habitants. 
Elle fait partie du département de la Côte d'or au sein de la région Bourgogne-Franche-Comté.
 
Cette commune est l'exemple même de la ville à la campagne.
En 1954, sans aucun commerce, elle ne comptait que 324 habitants agriculteurs. De nos jours, avec près de 10 000 habitants, son développement et son cadre de vie sont à remarquer. 


Quetigny a multiplié sa population de 30 fois son nombre d'habitants en 30 ans. Cette gestion urbaine rondement menée, préserve actuellement une surface moyenne d'espaces verts de 13,50 m2 par habitant. L'espace commercial, l'un des plus importants de la région, est remarquablement fleuri. Une stratégie urbaine et paysagère de qualité qui a porté ses fruits. On y plante des arbres, on privilégie les jardins familiaux, on encourage le fleurissement sur le plan pédagogique et social.

 

L'école des Cèdres se situe dans le vieux village de Quetigny, près de l'église, où a débuté l'histoire de ce village devenu l'une des pricipales villes de Côte d'Or.

Quetigny serait né des villas construites au confluent de la Mirande et du Cromois par de riches dijonnais, ou, pense-t-on aussi, par des soldats de la cinquième légion romaine. Deux cercueils trouvés en 1855 dans le lit du Cromois, au lieu-dit "en Galagat", le laissent à penser. De nombreux noms de  lieux-dits sont évocateurs du passé : la Chapelle, l'Homme Mort, le Pont au prêtre, le Brûlé, Tirevaude, les Séhérons, des terres sèches et arides, les Nasoires, terres humides où poussent les joncs, les Brousses, petits bouquets de bois, les Huches, le Creux du Suchot...

Il semble bien que Quetigny existait déjà avant l'invasion des Barbares : Wisigoths, Alamans, Ostrogoths, Burgondes.

Quetigny deviendra propriété de l'Eglise avant que de nouveaux envahisseurs y viennent semer la ruine et  la terreur au XVIème siècle (reîtres puis ligueurs). Un texte ancien dit à ce sujet : « Des hauteurs de Talant et de la tour du Logis du roi, on voyait l'affreux spectacle d'un incendie de vingt lieues, dévorant toute la plaine jusqu'au bord de la Saône... »

 

Quétigny Décembre 2015 03.jpg

 

Au moment de la Révolution Française, les habitants pauvres de Quetigny deviennent propriétaires de leur terre. 

Plus tard, les troupes de réserve campent sur le territoire du village avant d'aller vaincre à Marengo. Mais l'histoire bégaie : sous le Second Empire, les Allemands reviennent dans la plaine. Sous l'occupation prussienne, les pertes subies par Quétigny s'élèvent à 54 236,58 F. En 1842, on jette bas l'édifice roman de Saint-Martin, en forme de croix latine et surmonté d'une tour carrée. Une église nouvelle va mirer son toit dans le Cromois.

 

A la fin du XVIIIe, le village compte 291 habitants. Sa population semble former une grande famille. Les gens d'ici sont appelés les « cousis », nom patois dérivé du mot « cousins ». On vit dans une quasi-autarcie, entre cultivateurs, manouvriers, journaliers et propriétaires terriens. Jusqu'en 1960, la gazette parle moins de Quétigny que de ses voisins du hameau de Mirande ou de Chevigny-Saint-Sauveur. C'est si vrai qu'une nouvelle résidente à Quétigny a noté que lors du passage du 110 volts au 220, les ménagères n'avaient guère montré d'empressement pour changer leurs appareils électriques. Et pour cause : elles repassaient encore leur petit linge au fer à plaque et moulaient le café à la main...

 

au début du XXème siècle. Seuls quelques téméraires s'aventurent à vélo jusqu'à la « ville », éclairés par leur lampe à carbure. Un mauvais chemin de terre cahoteux mène à Dijon et la population de Quétigny ne compte alors que 70 familles. Elles ont pour nom Renard, Nicolardot, Prieur, Burley, Baracco, Perreaux, Cottenet, notamment. La cité est divisée en trois parties, semblables à trois hameaux, n'ayant que peu de rapports les uns avec les autres. On vit essentiellement de la terre, cultivant les asperges, la pomme de terre mais aussi la vigne, derrière le château de la Motte, sur la respectable surface d'une douzaine d'hectares. Et l'on vient se réchauffer le gosier à la goutte que distille l'alambic du café Cottenet, fruit des vergers des alentours. Mais c'est une tout autre goutte qui fera déborder l'habitat quétignois un peu plus tard. Le village deviendra ville...

 

 Château dans le parc des Cèdres au début du XXème siècle

 

 

Quetigny est une ville située au centre est de la France. Elle fait partie des 466 communes du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne. La ville de Quetigny appartient à l'arrondissement de Dijon et au canton de Dijon 2e Canton. Le code postal de la ville de Quetigny est le 21800 et son code Insee est le 21515. 

Géographie :

L'altitude de Quetigny est de 220 mètres environ. Sa superficie est de 8.19 km². Sa latitude est de 47.315 degrés Nord et sa longitude de 5.115 degrés Est. Les villes et villages proches de Quetigny sont : Chevigny-Saint-Sauveur (21800) à 2.10 km, Sennecey-lès-Dijon (21800) à 2.72 km, Saint-Apollinaire (21850) à 3.17 km, Couternon (21560) à 3.45 km, Neuilly-lès-Dijon (21800) à 3.85 km. 
(Les distances avec ces communes proches de Quetigny sont calculées à vol d'oiseau)

Population et logements :

Les habitants de Quetigny se nomment les Quetignois et les Quetignoises. La population de Quetigny était de 9 409 au recensement de 1999, 9 546 en 2006, 9 598 en 2007 et 9 684 en 2009. La densité de population de la ville est de 1 171.92 habitants par km². Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 3 932 en 2007. Ces logements se composent de 3 830 résidences principales, 12 résidences secondaires ou occasionnelles ainsi que 90 logements vacants.

 

 

Début de la zone commerciale en 1980

après les premiers immeubles des années soixante.

On distingue au premier plan le parc du Cromois et la place Centrale,

et tout au fond, derrière les immeubles,

le magasin Carrefour déjà installé au milieu des champs

en attendant l'extension de la zone commerciale que nous connaissons maintenant. 

 

Voici l'historique de la population de la ville depuis 1968
- 9 684 habitants en 2009 
- 9 598 habitants en 2007 
- 9 409 habitants en 1999 
- 9 230 habitants en 1990 
- 7 292 habitants en 1982 
- 4 596 habitants en 1975 
- 1 219 habitants en 1968

 

 

Parallèlement, le nombre de logements était de
- 3 932 hébergements en 2007 
- 3 552 hébergements en 1999 
- 3 184 hébergements en 1990 
- 2 373 hébergements en 1982 
- 1 344 hébergements en 1975 
- 351 hébergements en 1968

 

 

 

 

 

 

Quetigny dans les années 1950-60

Vous reconnaîtrez, derrière l'église, l'actuelle rue des Marronniers

qui n'était alors qu'une petite rue de village.

L'école actuelle des Cèdres se trouve dans le parc des Cèdres situé vers les arbres 

en bas à droite de la photo. 

 

Quétigny Décembre 2015 04.jpg

 

Population avant 1968

 

481 habitants en 1962 (début du développement de la ville)

326 habitants en 1954

322 habitants en 1946

306 habitants en 1936

309 habitants en 1931

283 habitants en 1926

281 habitants en 1921

347 habitants en 1911

319 habitants en 1906

318 habitants en 1901

321 habitants en 1896

335 habitants en 1891

334 habitants en 1886

323 habitants en 1881

326 habitants en 1876

338 habitants en 1872

357 habitants en 1866

352 habitants en 1861

359 habitants en 1856

358 habitants en 1851

338 habitants en 1846

321 habitants en 1841

294 habitants en 1836

297 habitants en 1831

297 habitants en 1821

302 habitants en 1806

300 habitants en 1800

293 habitants en 1793

 

On voit nettement, après un siècle et demi de stabilité autour de 300-350 habitants, l'explosion démographique entre 1962 et 1968 où la population est passée de 481 à 1219 habitants (presque le triple), au moment des premières constructions d'immeubles dans les petites villes et les petits villages péri-urbains. Ce n'était qu'un début puisque 44 ans plus tard, la population quetignoise dépasse les 10.000 habitants et la ville est officiellement passée en 2011 à la cinquième place des villes de Côte d'Or de plus de 10.000 habitants derrière Dijon, Beaune, Chenôve et Talant, juste devant Chevigny-Saint-Sauveur. 

 

 (Sources Wikipédia / Le Parisien.fr / Le Bien Public)

 

 

 

Le château de Quetigny en 1960 (au loin, en haut à droite, le vieux village avec

l'église et le parc des Cèdres)

 

Cube Quétigny 2015.gif

 

 


 


 Inauguration du Tram à Quetigny / Septembre 2012

 

Galerie-Photos de Quetigny d'hier à aujourd'hui

 


25/12/2012
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Ecole des Cèdres à Quetigny vue par Google Earth

 

 Cliquez sur les images pour qu'elles s'agrandissent et que vous les voyiez mieux. 

 

 

 

 

L'école primaire des Cèdres au centre de cette vue de Quetigny

 

 

 

Sur cette image, on distingue bien les lignes à la peinture pour le rangement des élèves,

le toit gris foncé en courbe du préau, l'école bien sûr, et aussi en haut légèrement à droite, le bâtiment de la cantine dont la cuisine avec son petit rectangle blanc.  

 

 

 

Les travaux du Tramway dijonnais vus du ciel


04/11/2012
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