Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

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Atelier Philo - Classe de CM2 - " Le racisme" - 31 janvier 2017

Le racisme

Débat du mardi 31 janvier 2017

 

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Présidente de séance : Camille M.

Secrétaire : Clément B.

Responsable de l’heure : Mathys H.

 

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Ce débat était attendu depuis plusieurs jours avec impatience. D’abord parce que c’était une demande des enfants. D’autre part, le fait de modifier l’installation des tables (en forme de rectangle) donne une dimension différente à cet espace habituellement dédié à l’apprentissage.

Par ailleurs, l’idée du débat, c’est la possibilité de s’exprimer en étant écouté même si son avis n’est pas partagé, aussi d’écouter d’autres opinions qui feront peut-être évoluer la sienne. C’est un échange où chacun se retrouve à parité, l’enseignant compris, puisque tous les avis sont entendables et discutables.

 

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Pour le thème du racisme, beaucoup d’idées ont très vite émergé en rapport au rejet et à l’exclusion, à la déconsidération, la couleur de peau par exemple (interventions d'Amine, Désiré, Thibaud, Solenn…) mais aussi tout ce qui fait qu’une personne est différente de ce qu’on considère comme normal. Siryam a ainsi évoqué le fait de porter des lunettes qui, dans certains cas, fait l’objet de rejet. Le fait aussi d’avoir les cheveux roux et être appelé rouquin (intervention de Solenn).

D’autres enfants ont aussi parlé du handicap qui provoque de l’exclusion (interventions de Johan, Amine, Inaya, Manelle, Sarah L. Aaron, Hugo, Etienne, Corentin…).

Il fut aussi question de la différence de niveau dans un sport qui peut faire que certains en sont exclus, au football par exemple (intervention de Thibaut)

 

Francis est intervenu pour parler de la cause des animaux dont la façon de les traiter, pour lui, peut être assimilée à du racisme. S’en est suivie une longue discussion sur la question de tuer des animaux, à la fois la cruauté de le faire, mais aussi le besoin pour l’homme de manger de la viande. Pour les uns, tuer un animal est quelque chose de normal (d’autres animaux tuent bien des animaux pour manger), pour d’autres la façon dont l’homme le fait est cruel. Amine a évoqué la possibilité d’être végétarien, Corentin lui a répondu que le corps d’un humain est fait pour manger de la viande. La consommation de viande est-elle nécessaire à l’homme ? Le débat n’a pas apporté de réponses précises, juste apporté quelques aspects importants sur les protéines animales et végétales et les modes de consommation.

 

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Pour toutes les formes de racisme et de rejet (les discriminations), les uns ont parlé des humains unis dans leur différence (Etienne), les moqueries et le fait qu’on n’aimerait que cela nous arrive (Inaya, Solenn), se mettre à la place des gens rejetés, le risque de ne plus avoir d’amis (Amine), l’injustice des critiques (Solenn), les blessures invisibles (Etienne), le fait que cela peut provoquer des conflits et des guerres (Désiré), aussi l’esclavage (Lou), se retrouver "comme des fourmis écrasées" (Etienne), la peur de sortir de chez soi (Manelle), le harcèlement (Inaya), de ne pas être considéré comme un humain normal (Amine), le fait qu’on est tous pareils mais avec une personnalité différente (Thibaut), le fait qu’on peut être « handicapé » sans le savoir parce qu’on a forcément quelque chose de différent d’un autre groupe de gens (Etienne), chacun son style, chacun ses goûts (Amine)…

L’évocation du racisme et des discriminations a donc donné lieu à de multiples interventions pour mieux comprendre ce qui provoque ces phénomènes.

 

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Il fut aussi posé la question de savoir pourquoi toutes ces discriminations avaient lieu. L’une des raisons évoquées, c’est la peur de celui ou celle qui est différent(e). Pour beaucoup, cette peur est normale parce qu’on est souvent interloqué par ce qui n’est pas comme d’habitude. Des exemples ont été donnés par des enfants comme Lou. Elle rappela l’histoire de sa grand-mère qui a aidé des personnes handicapées. Au début, Lou avait peur puis elle a découvert l’autre côté des choses. Sa peur est devenue de la compréhension. Plusieurs enfants ont parlé de cet aspect des choses : passer outre sa peur pour mieux comprendre l’autre différent, avant de porter un jugement sur ce qu’il est. Le conte « Au début le monde sauvage.. »  abordait justement cet aspect des choses par l’histoire d’une vache rouge qui ne trouvait pas d’amis à cause de sa couleur qui faisait peur.

 

Des noms importants de l’antiracisme furent évoqués par les enfants comme Nelson Mandela (par Thibaut), un homme qui a passé une grande partie de sa vie en prison.

 

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Au final, les enfants sont beaucoup intervenus dans le débat. Certains avaient même apporté des documents préparatoires pour donner de l’information à leurs camarades.

Le débat a donné à plus d’une centaine d’interventions en une heure, avec 17 intervenants sur 20 élèves. Une moyenne de 5 interventions par élève, certains n’intervenant qu’une ou deux fois, d’autres jusqu’à 10 fois.

Ce fut une discussion riche et parfois passionnée où les désaccords ont suscité de vifs échanges, mais toujours dans le respect de l’autre sans jamais que la parole ne soit coupée, tout cela grâce à l’organisation de ce débat où c’est la présidente qui donne la parole et où chacun peut aller au bout de son propos sans pouvoir être interrompu.

 

Le prochain débat aura lieu le mardi 14 février sur le thème des drogues

 

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04/02/2017
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