Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

Atelier Philo - Classe de CM2 - " Autour des règles de vie" - 19-10-2016

ATELIER PHILO

« Les règles de vie »

Mercredi 19 octobre 2016

Président de séance : Nylan A.

Secrétaire : Sarah L. 

Responsable de l’heure : Francis M.

 

Atelier Philo Automne 2016 01.jpg

 

 

Suite à une courte discussion impromptue sur le sens et le pourquoi des règles de vie, la classe a décidé d’organiser un débat plus long pour prendre le temps de partager les points de vue sur ce sujet. C’est ainsi qu’est né l’idée de ce débat.

Les tables ont été installées en rectangle pour que tout le monde puisse se voir.

Nylan, le président de séance était installé à côté de Sarah, secrétaire, qui inscrivait les élèves désirant intervenir dans le débat.

Le principe de base est que chaque élève puisse s’exprimer sans être interrompu, que tous les points de vue peuvent être exprimés dans la mesure où ils sont respectueux d’autrui. L’enseignant est le garant de la liberté de parole. S’il veut intervenir dans le débat et être appelé par le président de séance, il doit lui aussi se faire inscrire auprès de la secrétaire. Bien évidemment, le/la président(e) et le/la secrétaire ont le droit d’intervenir dans le débat en se faisant inscrire  comme tous les élèves.

 

Le premier point abordé lors de ce débat a été le pourquoi des règles. L’enseignant a rappelé que depuis la nuit des temps, tous les groupes d’humains, aussi petits soient-ils, ont mis en place des règles de fonctionnement du groupe.

Inaya a expliqué que sans règles, ce serait le chaos. Il n’y aurait pas d’organisation, a ajouté Amine. Ce serait l’apocalypse, a dit Aaron. Tout le monde se taperait selon Mathis.

Camille pense que, si tout le monde faisait comme il voulait, ça ne servirait à rien. Pour Corentin, ce serait la guerre, il n’y aurait plus de végétation. Dans le même sens, Désiré a ajouté la violence et l’absence d’école, également l’absence de vie selon Thibaud, on se battrait tout le temps.

Etienne espère que tout le monde fera de son mieux pour respecter les règles.

 

Pour Clément, le code de la route fait partie de celles-ci. Cette idée de respect a été rappelée par plusieurs élèves dont Corentin et Thibaud. La règle la plus importante est de ne pas tuer comme l’ont expliqué Camille et Johan. Ce n’est pas le plus fort qui doit gagner, a complété Francis. 

 

L’un des moyens évoqués pour faire respecter les règles, ce sont les caméras de surveillance. Certains enfants auraient envie d’en mettre partout. La question a alors été posée de savoir si cela ne serait pas un problème pour la vie privée, le droit de vivre sans être regardé. L’ensemble de la classe a convenu qu’il ne fallait exagérer, que ces caméras ne devaient être installées que dans des endroits publics importants comme les magasins, les monuments.

 

L’enseignant a ensuite posé la question des règles qui peuvent apparaître bizarres, dont le sens n’apparaît pas d’emblée. Thibaud a alors évoqué le STOP à des croisements de route où la visibilité est très bonne. La discussion qui s’en est suivie a mis en avant des raisons qu’on ne devine pas forcément, des accidents graves qui avaient eu lieu à cet endroit ou simplement la nécessité de réduire le risque.

 

483680844.jpg

 

D’autres enfants ont évoqué l’obligation d’obéir, notamment à ses parents, qui peut parfois ne pas se comprendre. Un vif échange a alors eu lieu. Plusieurs élèves ont parlé de ce que font les parents pour leurs enfants : les mettre au monde d’abord, leur donner à manger, leur permettre de grandir dans de bonnes conditions. Tout cela explique le besoin d’obéissance aux parents même si à certains moments, cela peut paraître injuste. Lou pense que sans parents, la vie serait très difficile. Pour Francis, le respect des parents est la plus grosse chose à faire. Siryam pense qu’on devrait laisser plus de liberté de circuler aux enfants, que le danger, ce n’est pas souvent. D’autres camarades étaient en désaccord, comme Inaya qui pense que les enfants ne doivent pas sortir la semaine pour leur sécurité.

 

images.jpg

 

Sans que les enfants ne s’en rendent vraiment compte, ils venaient de pointer le cœur d'un débat qui agite nos sociétés, c’est-à-dire, la différence entre le légal et le légitime. Est-ce qu'une loi ou une règle est forcément juste ? Est-ce que quelque chose de juste peut être interdit, non autorisé par une loi ?

Une règle fixe un cadre général pouvant entrer en contradiction avec un aspect particulier qui, lui, aurait toute sa place dans les relations humaines. 

Le légal (lois, règles, arrêtés, etc...) encadre un fonctionnement général dans lequel des exceptions humainement intéressantes y sont parfois interdites. 

Le légitime correspond davantage à tout ce qui qui favorise la bonne relation entre les humains, y compris certains points que la loi n'autorise pas. C'est pour cela que chacun se trouve régulièrement pris dans des incompréhensions entre ce qui est juste mais qui n'est pas possible. 

A leur façon, les enfants se sont trouvés face à cette contradiction pour laquelle une réponse est difficile à trouver. 

 

 

IMG_6317A.JPG

 

 

Quelqu’un a pointé du doigt l’obligation de travailler comme étant une règle injuste. Autant donner directement de l’argent à chacun. Ainsi, a commencé une réflexion sur le sens du travail, la participation à la vie collective, la liberté qu’on gagne avec la possibilité de ne pas dépendre de quelqu’un. Manelle a complété en expliquant que le travail permet de faire quelque chose. Sans travail, on n’évoluerait pas, a dit Johan, on n’apprendrait pas.

 

La pollution et les règles de protection de l’environnement ont aussi occupé une bonne part dans ce débat. La destruction des forêts a été au centre d’un échange nourri entre ceux qui expliquaient qu’on faisait cela pour faire des autoroutes et ceux qui pensaient qu’on ne coupait pas d’arbres pour cette raison. Certains élèves ont partagé l’idée que le non respect par des papiers ou plastiques jetés hors des poubelles provoquaient la mort des animaux qui les mangeaient en pensant que c’était de la nourriture (exemple les tortues marines  qui s’étouffent avec les sacs plastiques).

 

Plusieurs enfants ont raconté les effets du non respect de règles de vie comme le racisme, l’égalité filles-garçons, les méfaits de l’alcool et du tabac. Sarah J. a expliqué qu’on n’avait pas le droit de dire des méchancetés sur les autres.

 

En fait, la fin de cette discussion a ouvert le champ à de multiples questions qui donneront de toute évidence l’opportunité de nouveaux débats. Des sujets sont déjà retenus par l’assemblée des enfants : les drogues, le racisme, l’égalité filles-garçons

 

lulu-identite-filles-garcons.gif

 

Commentaires des élèves :

 

Aaron :

(...) En classe, nous avions mis les tables en carré (...) Nous avons parlé de plusieurs choses. C'était intéressant et j'avais aimé. 

 

Camille :

Nous avons parlé du racisme. Tout le monde est égal. (...) Nous avons aussi parlé de la sécurité routière, qu'il fallait s'arrêter au STOP et au feu rouge. (...) 

 

Corentin :

(...) S'il n'y avait pas de règles, il y aurait toujours la guerre, donc il n'y aurait plus de végétation. On ne pourrait donc plus respirer et il n'y aurait rien sur Terre. (...)

 

Désiré

Le 19 octobre 2016, nous avons fait un débat sur les règles de vie. Nous avons eu un président, Nylan, une secrétaire, Sarah L. et un responsable de l'heure, Francis. Et on a commencé le débat sur les règles de vie. (...) Inaya : politesse, merci, bonjour, s'il te plaît (...)

 

Etienne :

(...) Nous avons beaucoup discuté pendant une heure (...) J'ai bien aimé ce débat parce qu'il y avait beaucoup de règles de vie.

 

Francis :

(...) Nous avons parlé du code de la route, (...) de la politesse et des déchets, (...) de la drogue, des cigarettes. Bref nous avons parlé de plein de trucs dans ce débat.

 

Hugo :

(...) Chacun a pu donner son avis sur certains sujets de la société tels que la pollution, le code de la route (...) Il faut respecter l'environnement. Nous vivons tous ensemble et nous sommes responsables de tous nos actes. (...)

 

Inaya :

(...) Pourquoi y a-t-il du racisme en France alors que nous sommes tous égaux ? Pourquoi la drogue existe-t-elle alors que ce n'est pas bien ? Les parents nous donnent des règles de vie à suivre. Il faut donc les écouter. 

 

Johan :

(...) Sans règles, c'est la loi du plus fort et on aurait peur d'aller dehors (...)

 

Lou :

La démocratie est le droit de chacun de voter et de parler. Si la démocratie n'était pas inventée, nous serions dans le chaos comme dans la jungle. Ce serait la loi du plus fort. (...)

 

Manelle

 (...) Le débat a duré une heure environ. Nous avons parlé du respect, du racisme, des drogues. J'ai adoré. C'était très intéressant. 

 

Mathys :

(...) Je ne suis pas d'accord avec Thibaud, la police n'attend pas deux minutes au feu rouge quand ils ont une urgence.

 

Nylan :

Les règles de vie sont importantes pour vivre en communauté. Les règles principales sont : le respect d'autrui, de la nature et suivres les lois. (...) Donc, au final, l'homme pense plus à s'enrichir qu'à préserver sa santé et la planète où il vit. 

 

Sarah J. :

En classe, on a organisé un débat sur les règles de vie (...) La secrétaire marque les noms des participants au fur et à mesure que le président donne la parole. Chacun à son tour explique ce qu'il pense être une règle de vie : ne pas dire de méchancetés aux autres, tout faire pour éviter la guerre, respecter les parents. A la fin du débat, on a rangé les tables.

 

Sarah L. :

(...) Par exemple, nous avons appris que le respect envers les autres était important. Je trouve qu'Inaya a eu raison car la politesse est très importante dans la vie. Pour se faire des amis, il faut être à la fois généreux, gentil et poli. J'ai trouvé ce débat très intéressant. 

 

Siryam :

(...) Nous avons parlé des règles de vie comme respecter la sécurité routière, ne pas se battre dans la rue etc... (...)

 

Solenn :

(...) Sans les règles, ce serait l'apocalypse (...) Pourquoi on s'arrête au stop, s'il n'y a personne ? (...)

 

Thibaud :

(...) Moi j'ai bien aimé. Désiré a dit des choses intéressantes. Bref, j'ai aimé le débat.

 

Amine :

J'ai très bien aimé comment on a déplacé les tables. On a parlé d'un sujet très important qui parlait des règles de de vie. Il y en avait beaucoup qui ont parlé des règles routières, des règles de pêche. (...) Il y avait le président de séance qui donnait la parole, la secrétaire qui notait les prénoms et le responsable de l'heure pour prévenir du temps qui reste pour le débat. 

 

 

98411245.jpg

 



19/11/2016
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 147 autres membres