Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

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Spectacle - Théâtre " Gargarof contre-attaque" au Petit Théâtre des Prairies - Classe de CM1-CM2 - 16 juin 2015

GARGAROF CONTRE-ATTAQUE

au Petit Théâtre des Prairies

 

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La classe de CM1-CM2 de l'école des Cèdres a présenté "Gargarof contre-attaque", sa création théâtrale au Petit Théâtre des Prairies, l'histoire d'un conflit entre un frère et une soeur sur fond d'élections présidentielles en Mamounie (un pays imaginaire créé de toutes pièces par les élèves de la classe). 

 

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La journée du 16 juin a donné lieu à trois représentations, une à 10h15 du matin pour les élèves du CP-CE1 (Mme Bergogné), du CM1 (M. Sourrieu) et du CM2 (Mme Mannino). Une seconde à 14h15 pour les élèves de CP (Mme Laurent), CE1-CE2 (Mme Boni) et CE2 (Mme Deloge). 

La troisième a eu lieu à 20h30 pour les familles d'élèves de la classe. 

Au total, ce sont près de 250 spectateurs qui sont venus assister à la pièce. 

 

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Les deux premières représentations, même réussies, ont permis de mettre en lumière les petits défauts à corriger avant la grande soirée avec les parents. Les enfants ont ainsi fait progresser la pièce dans le sens d'une plus grande densité de la pièce au fur et à mesure des représentations. 

Quelle qu'ait été la représentation, quelle que soit la séance, le public est reparti très satisfait de ce qu'il avait vu. Les retours ont été très positifs.

La représentation du soir a été le summum dans l'intensité du jeu et du spectacle. Le public fut très réactif, applaudissant les acteurs après pratiquement chaque scène du spectacle. Cette énergie qui a circulé entre scène et gradins a donné aux enfants une puissance de jeu qu'on n'avait jamais vue encore. Leur interprétation en a été d'autant plus convaincante. Pour beaucoup d'adultes présents, l'image de ces élèves en a été transformée avec cette maturité particulière que donne le jeu théâtral quand il est pourvu d'intentions et de force dans les personnages. 

 

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La soirée avait commencé avec l'arrivée des spectateurs, accompagnés dés leurs premiers pas dans le Petit Théâtre des Prairies, par des mélodies au piano interprétées par Lucie Couton, EVS à l'école. Cela offrait une atmosphère apaisée malgré le trac et une certaine anxiété chez les jeunes acteurs. Au piano et à l'accordéon, Lucie a poursuivi cette "mise en atmosphère" lors du partage de boissons et de gâteaux dans la cour du Centre Léo Lagrange après le spectacle. La musique apportait un complément d'art et d'émotions déjà bien porté par la pièce elle-même. 

Au-delà du spectacle lui-même, ce fut une belle conclusion d'un travail d'atelier théâtre et de création qui avait débuté en septembre-octobre 2014. 

 

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Dans la convivialité et l'esprit de partage, cela a confirmé ce que nous savions déjà d'expérience : le théâtre est un formidable vecteur d'émotions, de citoyenneté et d'apprentissage. Il fait partie intégrante de la culture scolaire avec la puissance qu'il met en oeuvre dans le cadre du travail collectif ou personnel, dans la prise de responsabilité individuelle, dans le respect de l'autre et la transversalité des apprentissages. Le tout dans une impression de légèreté joyeuse, une apparence qui cache un travail colossal du groupe et de chacun de ses membres. (voir article : Atelier-Théâtre au CM1-CM2)

Quand un groupe heureux amène du bonheur aux spectateurs, on touche au but de ce projet, en y intégrant une réflexion citoyenne sur la notion de pouvoir et de gouvernance, en lien au travail sur la proposition de loi que la classe a créée, travaillée et rédigée durant cette année scolaire. 

Un grand merci à la mairie de Quétigny qui a mis le Petit Théâtre des Prairies à disposition de la classe. 

 

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Voici le texte complet de la pièce 

 

Scène 1 : La campagne électorale

 

Journaliste 1 : Bonsoir Mesdames et Messieurs.

Journaliste 2 : Bienvenue pour le journal télévisé du soir.

Journaliste 3 : En direct de la grande salle municipale de la capitale.

Journaliste 1  Pour la dernière grande réunion politique avant les élections.

Journaliste 3 : Deux grands discours pour les deux candidats du second tour

Journaliste 2 : Le président sortant Gargarof Amounis et sa sœur Anissa

                             Zelda Amounis.

Journaliste 3: Un terrible duel fratricide.

Journaliste 2 : Unis par la famille mais ennemis par la politique.

Journaliste 1 : Le président sortant se présente à nouveau.

Journaliste 3 : C’est un homme fier qui aime se montrer plus fort que les

                              autres.  Il est rusé  et manipulateur.

Journaliste 2 : Pour les nouvelles élections, sa sœur s’est présentée et a

                            même atteint le second tour. Et pour lui, c’est comme un

                            affront.

Journaliste 1: Gargarof Amounis gardera-t-il la présidence de la

                            république ?

Journaliste 3 : Anissa Zelda Amounis  vaincra-t-elle son frère pour être la

                            première femme présidente de la république ?

Journaliste 2 : Les sondages prédisent un résultat très serré.

Journaliste 3 : Avec un très léger avantage à la sœur Amounis.

Journaliste 1 : Mais maintenant place aux discours.

 (Gargarof Amounis s’avance vers la tribune, accompagné de son conseiller Kéliak)

Gargarof (avec un sourire exagéré) : Mesdames, Mesdemoiselles et

                       Messieurs, je viens à vous afin vous me donniez encore votre

                       confiance pour diriger une nouvelle fois le pays.

                       Je me donne corps et âme à cette tâche dans le seul but de vous

                       servir…

Kéliak (avec un clin d’œi, à Gargarof) : Et nous servir aussi au passage…

Gargarof (à Kéliak) : Tais-toi imbécile ! Ce n’est pas le moment de faire les

                        malins ; ma satanée sœur risque de nous virer de la

                        présidence…

Kéliak : Oui chef, j’ai bien compris…

Gargarof (au public) : Je n’ai pas de haine pour ma sœur qui a tout à fait le

                 droit de se présenter (Il grogne dans sa barbe). Mais elle n’a pas la

                 compétence pour un tel travail. Elle est encore jeune et

                 insouciante.

                 Choisissez-moi, l’homme d’expérience qui saura trouver les

                 solutions à vos problèmes. Faites-moi confiance.

(Ils quittent la tribune)

Gargarof (à Kéliak): La prochaine fois, évite de faire des remarques pendant

                 les discours. Si les électeurs s’aperçoivent de ce qui les attend, c’est

                 ma maudite sœur qui sera élue.

Kéliak : C’est compris Chef. La prochaine fois, je me tairai.

(Anissa Zelda avance vers la tribune)

Anissa (souriant un peu) : Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, je me

               présente à vous avec l’envie qu’enfin, tous nous nous retrouvions

               ensemble à vivre en paix, sans haine, sans conflit, comme ce fut

               malheureusement le cas ces dernières années.

               Nous sommes tous différents mais nous pouvons vivre ensemble.

               Notre richesse vient de notre différence.  Je ferai en sorte que

               chacun dans notre pays puisse trouver sa place. Et c’est sans haine

               contre mon frère que j’irai au bout de cette élection. Ce n’est pas un

               discours, mais exactement ce que je ferai lorsque je serai élue. Vous

               pouvez me faire confiance. Merci.

(Elle quitte la tribune)

 

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Scène 2 : Résultats des élections

 

(La file des électeurs se presse devant l’urne de vote. Deux journalistes commentent le situation)

 

Journaliste 4 : C’est la foule des grands jours devant les bureaux de vote. De

                            mémoire de journaliste, nous n’avons jamais vu autant de

                            monde venir voter.

Journaliste 5 : Effectivement, le duel de la famille Amounis passionne le

                           pays. Il y a les pro Gargarof et les pro Anissa. C’est un combat

                           indécis.

Journaliste 4 : Allons interroger un des électeurs.

Journaliste 5 : Voilà ! Nous sommes avec… ?

Electeur 1 : M. Durandal.

Journaliste 5 : Alors M. Durandal, que pensez-vous de ce combat entre le

                            frère et la sœur ?

 

Electeur 1 : Eh bien, je crois qu’il faut que Gargarof soit élu. Il a l’expérience.

                       On dit beaucoup de mal de lui. Mais moi, j’ai confiance en cet

                       homme.

Journaliste 5 : Merci Monsieur. Allons rejoindre un autre électeur dans la

                            file.

Journaliste 4 :  Nous sommes avec… ?

Electrice 2 : Mme Moulinsart.

Journaliste 4 : Eh bien Mme Moulinsart, que pensez-vous du combat entre le

                            frère et la sœur ?

Electrice 2 : Il faut que les choses changent ! Il y en a assez de Gargarof

                       Amounis. Anissa est une femme qui saura réconcilier tous les

                       habitants de ce pays pour que nous vivions en paix, tous qui que

                       nous soyons.

Journaliste 4 : Merci madame.

(Les deux journalistes laissent la file des électeurs et se présentent face au public)

Journaliste 4 : Comme vous pouvez le constatez, les avis sont partagés.

Journaliste 5 : L’issue du scrutin est plus qu’incertaine.

Journaliste 4 : La réponse ce soir à 20 heures.

Journaliste 5 : En direct sur notre chaîne.

 

Scène 2 Bis

 

Kéliak :

Je dois tout à Monsieur Gargarof Amounis. Je suis maintenant son conseiller spécial. J’ai tout appris de lui : la manière de ne jamais dire la vérité tout en faisant croire que c’est vrai, les façons de calomnier les adversaires  pour qu’ils soient affaiblis avant le combat électoral, les différentes façons de manipuler les journalistes pour qu’ils écrivent exactement ce que nous avons envie qu’ils écrivent. Bref, maintenant je sais ce que c’est que de diriger un pays.

 

Scène 3 : Le résultat des élections

 

(Des enfants passant avec des cadrans horaires où on vient le temps qui passe. 13H30, 15H, 17H30, 19H, 19H15, 19H30, 19h45, 19h58.

Gargarof est installé avec son conseiller d’un côté de la s cène entouré de quelques partisans, tandis qu’Anissa se trouve de l’autre côté, entourée de plusieurs partisans. Deux journalistes se trouvent au centre de la scène)

 

Journaliste 1 : Les bureaux de vote sont fermés depuis 19 heures. Nous

                            saurons moins de 2 minutes qui sera le futur 

                            Président de la République.

Journaliste 2 : Dans chaque camp, on attend le résultat avec impatience.

                            On peut lire l’inquiétude sur leurs visages.

Journaliste 1 : Chacun espère être le vainqueur de l’élection sans doute a

                            plus importante depuis près de 20 ans.

Journaliste 2 : Le décompte peut commencer maintenant, avant que

                            n’apparaisse le visage du vainqueur sur votre écran.

(Les journalistes comptent à haute voix)

Journalistes 1 et 2 : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 !!!!

 

(Un enfant sort des coulisses avec un poster du visage d’Anissa à la main. Consternation dans le camp de Gargarof, cris de joie dans le camp d’Anissa)

Journaliste 3 : La nouvelle présidente de la République s’appelle Anissa

                        Zelda  Amounis !!!

Journaliste 4 : Pour la première fois dans l’histoire du pays, une femme  

                            devient présidente de la République !

Journaliste 5 : C’est un changement complet pour le pays !

(Le journaliste 1 se précipite vers Anissa. Le journaliste 2 se précipite vers Gargarof.)

Journaliste 1 : Mme Amounis, que ressentez-vous à cet instant

                            extraordinaire pour vous ?

Anissa : Je ressens un grand bonheur. Je pourrai enfin mettre en pratique ce

                que j’espère depuis longtemps : que chaque femme, que chaque

                homme, que chaque enfant dans ce pays  puissent vivre heureux

                dans  le respect de chacun. 

Partisans d’Anissa (criant) : Anissa ! Anissa ! Anissa !

Journaliste 2 : M. Amounis, que ressentez-vous après cette défaite

                            électorale ?

Gargarof (le regard noir de haine et la voix dure) :   Je n’ai rien à dire.

                           Simplement que ma sœur n’est plus ma sœur.

(Gargarof quitte la scène avec son conseiller Kéliak tandis qu’Anissa fait la même chose dans la joie, de l’autre côté)

 

 

Scène 3 bis

 

Personnage 1 – Abou Bakr : Quel changement !!!

Personnage 2 - Léna : Une femme à la présidence de la République !

Personnage 3 – Yanis : Gargarof Amounis aura du mal à s’y faire.

Personnage 2 - Léna : Il n’a pas le choix. Il devra s’y faire.

Personnage 3 - Yanis : J’imagine bien qu’il ne va pas en rester là.

Personnage 1 – Abou Bakr : Je ne vois pas ce qu’il pourrait faire de plus, à

                                                      part laisser gouverner sa sœur.

Personnage 2 – Léna : C’est vrai. Après tout, ce sont les électeurs qui ont

                                            décidé.

Personnage 3 - Yanis : N’empêche, Anissa est très jeune. Elle n’a pas

                                            l’expérience de son frère.

Personnage 1 – Abou Bakr : C’est sûr ! Mais c’est ainsi. C’est la loi du vote.

Personnage 2 – Léna  : Anissa n’a peut-être pas l’expérience de son frère,

                                            mais elle, au moins, elle est honnête. 

Personnage 3 – Yanis : M. Gargarof Amounis n’est pas si malhonnête que

                                             ça !

Personnage 1 – Abou Bakr : Si, un peu quand même.

Personnage 2 – Léna  : Pas qu’un peu ! Enormément ! Et c’est peu dire.

Personnage 1 – Abou Bakr : Il faut bien reconnaître que Gargarof n’est pas

                                                       un modèle d’honnêteté.

Personnage 3 – Yanis : Mais n’empêche, moi, je l’aime bien. Et puis, je me

                                             suis habitué. Je n’aime pas les changements.

(Ils sortent en continuant leur discussion)

 

Scène 4 : Le complot de Gargarof

 

(Gargarof et Kéliak entrent en scène en faisant attention que personne ne les regardent)

Gargarof : ça ne se passera pas comme ça. Si elle croit m’éliminer sans que je ne dise rien, elle se trompe complètement.

Kéliak : Vous allez la tuer Chef ?

Gargarof : Bien sûr que non, imbécile. Je ne tiens pas à finir en prison.

Kéliak : Qu’est-ce que vous allez faire alors ?

Gargarof : Je t’explique à voix basse. Approche ton oreille et écoute-bien.

(Kéliak tend son oreille. Gargarof lui explique quelque chose qu’on ne peut pas entendre)

Kéliak : C’est génial votre idée Chef ! Et comme ça vous redeviendrez le

               sauveur du pays ! Vous redeviendrez Président !!!

Gargarof : Ne parle pas si fort, on va nous entendre !

                    Bon j’appelle ma sœur.

 (Il compose un numéro de téléphone sur son portable. Il parle à sa sœur avec une voix mielleuse)

 Gargarof : Allo Anissa ? Tu dois être heureuse, n’est-ce pas ?

                    (Il grommelle dans sa barbe)

                    Est-ce qu’on pourrait se parler tranquillement à l’abri des

                    journalistes ? Je t’attends dans la petite cour où nous jouions

                    quand nous étions enfants.  (Silence)

                    Super ! A tout de suite ! Sois discrète surtout.

                    (à Kéliak) Elle arrive !

 

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Scène 5 : L’enlèvement d’Anissa

 

(Gargarof et Kéliak sont installés au centre de la scène. Anissa arrive des coulisses en vérifiant qu’elle n’a pas été suivie)

Anissa : Tu voulais me voir ?

Gargarof : Je vais être direct.  Tu as beau être ma sœur, je ne te laisserai pas

                    faire. Je suis LE PRESIDENT !!!

Anissa : Tu ne me fais pas peur. Et puis les gens en ont assez de toi et de tes

                 embrouilles.

Gargarof : Si tu vas au bout, tu risques de gros ennuis, de très gros ennuis.

                     Tu ferais mieux de renoncer.

Anissa : Ce n’est pas la peine de jouer les gros bras. J’ai été élue. Le peuple a

                choisi. Et je ferai ce que je dois faire.

Gargarof : C’est ton dernier mot ?

Anissa : Oui.

Gargarof : Tu l’auras voulu.

(D’un coup Gargarof et Kéliakla saisissent par le bras et l’entraîne vers les coulisses. Elle essaie de se défendre mais elle ne peut rien faire. Gargarof et Kéliak reviennent sur scène)

Gargarof : Personne ne peut imaginer où elle peut être maintenant.

Kéliak : C’est une idée de génie que vous avez eue, Chef !

(Ils sortent de scène)

 

Scène 6 : TV – Annonce de la disparition d’Anissa

 

(Sur la musique, deux journalistes apparaissent)

 

Journaliste 3 : La nouvelle vient de tomber brutalement : la présidente

                            Anissa Zelda Amounis a disparu. Personne n’a eu de ses

                            nouvelles depuis un mystérieux coup de téléphone.

Journaliste 4 : La police n’a pas pu retrouvé le propriétaire de ce portable.

                            Sans doute un téléphone à carte acheté récemment.

Journaliste 5 : Certaines rumeurs annoncent déjà la mort d’Anissa Zelda

                           Amounis.

Journaliste 3 : L’ancien président Gargarof Amounis se dit consterné par la

                           disparition de sa sœur. Il est très inquiet.

(La foule se précipite sur la scène tandis que les journalistes sortent. On entend quelques voix distinctes)

Personne 1 : Mais qui a pu faire une chose pareille ?

Personne 2 : C’est incroyable !

Personne 3 : C’est même monstrueux !

Personne 4 : J’espère qu’elle est vivante.

Personne 5 : Et qu’on ne l’a pas maltraitée.

Personne 6 : C’est peut-être un coup de Gargarof ?

Personne 7 : Oh certainement pas ? Il n’aimait pas sa sœur. Mais pas au

                         point de lui faire un coup pareil.

Personne 8 : Il ne faut pas lui mettre tous les sales coups sur le dos.

Personne 9 : Je suis très inquiet.

Personne 10 : Ah ! Elle est belle la République !!!

 

(La foule quitte la scène)

 

Scène 7 : L’enquête des policiers

 

(Deux policiers entrent en scène)

 

Enquêteur 1 : Nous sommes les responsables en chef de l’enquête.

Enquêteur 2 : Nous avons été nommés par le commissaire principal de la

                           police.

Enquêteur 1 : Le commissaire principal de la police est un grand ami de M.

                           Kéliak, le conseiller de M. Gargarof Amounis.

Enquêteur 1 : Pour le moment, nous n’avons aucune piste.

Enquêteur 2 : Je dirais même plus : de piste, nous n’en avons aucune.

Enquêteur 1 : Les recherches sur le téléphone utilisé pour appeler Mme

                           Anissa Amounis n’ont rien donné.

Enquêteur 2 : Peut-être que Mme Amounis a trouvé comme prétexte un

                           faux enlèvement parce qu’elle avait peur de devenir

                           présidente et qu’elle craignait de décevoir les électeurs.

Enquêteur 1 : C’est une piste que nous poursuivons.

Enquêteur 2 : Dans ce cas-là, elle ne mériterait pas de devenir présidente !

Enquêteur 1 : Le pays aurait alors besoin de M. Gargarof  pour ramener de

                            l’ordre et de la sérénité.

Enquêteur 2 : Cette idée semble convenir au commissaire principal.

Enquêteur 1 : Mais ce ne sont que des hypothèses.

Enquêteur 2 : Nous allons les vérifier !!!

Enquêteur 1 : Et depuis que nous travaillons avec le commissaire principal,

                           nous ne nous sommes jamais trompés.

Enquêteur 2 : C’est pour cette raison que nous avons été nommés à la tête

                            de cette enquête.

Enquêteur 1 : Alors en route ! Le travail commence !

 

(Les deux enquêteurs sortent)

 

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Scène 8 : Les Techno Five en piste

 

(Les 5 Techno Five déboulent sur scène)

 

Anaïs : Est-ce que vous avez entendu les informations les filles ?

Juliette : Ils osent annoncer qu’Anissa a organisé elle-même son

                Enlèvement !

Mathilde : Les menteurs ! C’est encore un coup de la police à la solde de

                    Gargarof !

Amélie : Nous, les Techno Five, on ne va pas laisser faire une chose pareille.

Lou : Tu as raison Amélie. Nous trouverons la vérité car c’est sûr qu’il s’agit

           d’un véritable enlèvement.

Juliette : Nous libèrerons Anissa !

Amélie : Faisons le serment de la retrouver saine et sauve !

(Les 5 Techno Five poussent le cri de ralliement)

Anaïs : Peut-être qu’elle a été envoyée très loin du pays comme les anglais

              l’ont pour Napoléon quand ils l’ont envoyé à Sainte-Hélène.

Lou : Je ne pense pas, Anaïs. Ils n’ont pas eu le temps.

Mathilde : C’est pour cela qu’il faut qu’on se dépêche avant qu’ils n’aient le

                     temps d’agir.

Amélie : Tu as raison Mathilde. Le temps nous est compté maintenant.

Lou : Mais nous n’avons aucun indice.

Anaïs : Tu sais Lou, il nous faudrait un appareil de géo localisation ultra-

              performant, capable de voir les personnes à distance comme un GPS.

Mathilde : Anaïs, le GPS ne suffit pas puisque nous n’avons aucune

                    indication sur le lieu où elle se trouve.

Juliette : Vous savez, les filles, que j’ai entendu parler d’un professeur qui

                 expérimente une drôle de machine capable de repérer les gens à

                distance, même très lointaine.

Lou : C’est quoi encore cette histoire Juliette ?

Amélie : Tu lis trop de romans de science-fiction !

Juliette : Mais non ! Je vous jure que c’est vrai, je l’ai lu dans un magazine

                 scientifique… mais je ne me rappelle plus lequel.

Mathilde : Avec ça, on n’ira pas loin !

Anaïs : Les filles ! Il suffit d’aller fouiner à la bibliothèque. Ils ont tous les

               magazines en abonnement. On a peut-être une chance de trouver

               celui dont parle Juliette.

Mathilde : ça c’est une bonne idée Anaïs. Allons-y sans perdre de temps.

Juliette : Mais ils disaient que ce n’était qu’une machine expérimentale et

                  que le professeur qui l’avait inventée avait encore besoin de

                  plusieurs années pour aboutir à un résultat tangible.

Anaïs : Juliette ! Est-ce que nous avons une autre piste à suivre pour le 

              moment ?

Juliette : Non.

Lou : Alors suivons cette piste qui est la seule à notre disposition.

Amélie : Excellente idée !

 

(Les Techno Five font leur serment et sortent de la scène)

 

Scène 9 : TV – Le point sur l’enquête

 

(Les journalistes arrivent sur le devant de la scène. Elles sont  séparées chacune d’un mètre et font face au public. Pendant leurs monologues, on voit les Techno Five et les enquêteurs aller et venir d’un côté et de l’autre de la scène. )

 

Journaliste 1 : … Concernant l’enquête sur la disparition d’Anissa Amounis,

                            la police a indiqué que la piste d’un faux enlèvement semblait                         

                            la plus probable. On aurait retrouvé des documents

                            appartenant à la nouvelle présidente élue qui prouveraient

                            cette hypothèse. Amandine Renaud pour TV1.

 

TF1 – Anaïs :  Cinquième bibliothèque que nous faisons. Et pas de trace de

                           ton magazine.

TF2 – Juliette : Il faut faire vite. Ce qui s’annonce à la télévision ressemble à

                             un énorme complot contre Anissa. 

 

Journaliste 2 : Les documents retrouvés au domicile d’Anissa Amounis

                            indiqueraient que la nouvelle présidente chercherait par ce

                            faux enlèvement à discréditer son frère Gargarof. Nina Monot

                            pour TV2.

 

Enquêteur 1 : Tu sais ce qu’on cherche exactement ?

Enquêteur 2 : Je ne sais pas non plus. Il paraît qu’il faut qu’on cherche pour

                           dire qu’il se passe quelque chose.

Enquêteur 1 :  J’ai entendu dire qu’ils savent déjà.

Enquêteur 2 : Ne te pose pas trop de questions. On est payé pour chercher.

                           Alors cherchons. Faut bien gagner sa croûte.

 

Journaliste 3 : Les complices d’Anissa Amounis auraient été arrêtés. Ils sont

                            actuellement interrogés par les services de police. Quelques

                            uns seraient déjà  passés aux aveux. Chaïma Moreau pour

                            TV3.

 

TF3 – Mathilde : Septième bibliothèque et toujours pas de trace de ton

                                 magazine, Juliette.

TF4  - Amélie : Et la télé qui continue de déverser des horreurs sur Anissa.

 

Journaliste 4 : Le dossier semble accablant contre Anissa Amounis.

                            Quelques voix commencent à demander l’annulation de

                            l’élection présidentielle. Mona Lissart pour TV4.

 

Enquêteur 1 : En fait, si j’ai bien compris, on ne sert à rien, sauf pour

                            l’apparence.

Enquêteur 2 : Apparence ou pas, on aura notre paye à la fin du mois.  C’est

                           tout ce qui m’intéresse.

 

Journaliste 5 : L’ancien président Gargarof Amounis a déclaré qu’il ne

                            pouvait pas imaginer que sa sœur ait pu faire une chose

                            pareille.  Mais si c’était le cas, il faudrait qu’elle soit

                            immédiatement jugée dés qu’elle sera retrouvée. Amanda

                            Raynal pour TV5.

 

 

TF5 – Lou : Il nous reste la bibliothèque de l’Université. C’est notre dernière

                       chance. S’ils trouvent Anissa avant nous, ils la  mettront en

                       prison et ce sera trop tard.

 

(Tout le monde quitte la scène)

 

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Scène 10 : Gargarof et Anissa

 

(Gargarof, Kéliak entrent en scène en tenant Anissa par le bras. Les deux hommes sont aux anges. Ils déposent Anissa comme du linge sale au milieu de la scène)

 

Gargarof : Fantastique ! Tout se passe à merveille. Mon plan fonctionne

                     mieux que je ne l’avais imaginé.

Kéliak : Mais Chef , c’est qui les gars qui ont été arrêtés ?

Gargarof : Ce ne sont que de pauvres types qu’on a trouvés dans la rue. Ils

                     ne sont au courant de rien.

Anissa : Tu n’as pas le droit de faire une chose pareille ! C’est odieux. Les

                 hommes que tu as arrêtés parleront un jour au peuple et on saura

                  la vérité.

Gargarof : Mais qu’est-ce que tu crois ? Ces types-là, on leur donnera une

                    grosse somme d’argent. On les enverra au bout du monde et on

                    racontera qu’ils se sont évadés et que personne ne sait où ils sont.

Anissa : C’est horrible !!!

Gargarof : Qu’est-ce que tu es naïve !

Kéliak : Vous êtes un génie Chef !

Gargarof : Je sais !  Je sais ! Je suis un génie.

Kéliak : C’est pour ça que je suis à vos côtés, Chef.

Gargarof : Toi Kéliak, tu as beaucoup d’intelligence. L’intelligence pratique

                    de savoir reconnaître un génie. Oui, soyons simple et modeste : je

                    suis un génie.

Anissa : Tu n’es pas un génie. Tu n’es qu’un odieux personnage imbu de sa

                personne.  Tu mériterais d’aller en prison.

Gargarof : ça tombe bien que tu parles de prison, car c’est toi qui iras, et

                    dans peu de temps, pour tentative de faux enlèvement afin de

                    nuire à ma personne…

Anissa : Mais c’est complètement faux ! C’est toi qui…

Gargarof : Je sais. Je sais. Mais rappelle-toi que je suis un génie et que j’ai

                    réussi à faire croire à tout le monde à cette idée du faux

                    enlèvement.

Kéliak (au public) : Il est trop fort mon chef !

Anissa : Tu es ignoble !

Gargarof  (fier et moqueur) : Je sais. Je sais. Merci du compliment.

Kéliak : C’est trop bien d’avoir un chef comme vous.

Gargarof : Merci mon bon Kéliak. J’aime ton intelligence qui sait reconnaître

                    les génies.

Kéliak (au public) : Il a dit que je suis intelligent !!!

Gargarof : Allez ! Il est temps de ramener ma gentille petite sœur dans son

                    petit logis parfumé, ce merveilleux local à poubelles où personne

                    ne pensera à venir la chercher… à part nous, très bientôt.

Kéliak : C’est sûr, il n’y a que nous qui le savons.

Gargarof (moqueur, au public) : Il est intelligent ce Kéliak !

Anissa : Odieux personnage !!!

(Ils sortent en ramenant Anissa par le bras)

 

Scène 11 : L’enquête des Techno Five et des enquêteurs

 

(Les Techno Five arrivent sur scène, suivis par les deux enquêteurs. Les techno Five ont en main le magazine qui parle de la fameuse machine. Elles se sont regroupées au centre de la scène ?. Juliette tient le magazine ouvert à la page de la machine en question. Les deux enquêteurs surveillent dans un coin.)

 

Enquêteur 1 : On nous a donné une nouvelle mission : suivre les Techno

                            Five.

Enquêteur 2 : Ces fouineuses qui mettent leur nez partout pourraient

                            compromettre le plan du commissaire principal et de M.

                            Gargarof.

Enquêteur 1 : On nous a dit de les suivre partout et de faire un rapport sur

                            leurs déplacements.

Enquêteur 2 :  On vient tout juste de les retrouver. Ecoutons ce qu’elles

                             disent…

 

TF1 – Anaïs : Ah ! Enfin on l’a trouvé ce satané magazine !

TF4 – Amélie : Après avoir cherché dans la dernière bibliothèque de la

                             ville…

TF3 – Mathilde : On aurait dû commencer par celle-là puisque qu’il   

                                s’agissait de la bibliothèque de l’université des sciences et

                                 techniques

TF5 – Lou : L’important c’est que nous les ayons trouvés, et la bibliothèque

            et le magazine.

TF2 – Juliette : Regardez les filles ! C’est la machine du professeur Profikus

                             Focus…

TF4 – Amélie : Elle est bizarre comme machine !

TF1 – Anaïs : Regardez là ! Ils disent que cette machine peut repérer

                           n’importe quelle personne sur la Terre grâce aux ondes

                           spatio-électriques à condensation antistatique.

TF3 – Mathilde : C’est quoi des ondes spatio-électriques à condensation anti

                                 statique.

TF5  – Lou : Ça n’a pas d’importance. On comprendra plus tard. Ce qui

                           compte, c’est de retrouver Anissa au plus vite !

TF2 – Juliette : Allons directement chez le professeur Profikus Focus !!!

 

(Elles sortent après avoir poussé leur cri de ralliement)

 

Enquêteur 1 : Tu connais, toi, les ondes spatiostatiques à électrisation

                           condensatrice ?

Enquêteur 2 : Non ! Non ! je crois qu’elles ont dit des ondes spatio-

                           électriques à staticité condensatrice.

Enquêteur 1 : Mais pas du tout ! Elles disaient plutôt un truc du genre

                           d’ondes statospatiques à électricité condensatrice.

Enquêteur 2 : Tu as mal écouté. En y réfléchissant, je crois que ce sont

                            plutôt des ondes électrostatiques à condensation spatique.

Enquêteur 1 : On ferait mieux de les écouter un peu mieux pour

                            comprendre ce qu’elles ont dit.

(Ils se tournent à nouveau vers le centre de la scène et constatent qu’il n’y a plus personne)

Enquêteur 2 : Mais où est-ce qu’elles sont passées ?

Enquêteur 1 : Sûr qu’elles sont parties chez le professeur Frokipus Robus

                           pour trouver la machine à ondes stapiques

Enquêteur 2 : Mais il habite où le professeur ?

Enquêteur 1 : Je ne sais pas. Il faut suivre les Techno Five.

 

(Ils sortent en se disputant sur la direction à prendre et sur le nom des ondes de la machine)

 

Scène 12 : La machine du professeur Profikus Focus

 

(Sur la musique, la machine se met en place. Elle est composée d’élèves avec un masque neutre qui forment un alignement rigide et fixe.

Le professeur Profikus Focus suivi des Techno Five  se dirigent vers la machine.)

Profikus Focus : Voici ma machine extraordinaire ! Elle s’appelle PIL 35

                                comme Profikus Imago Locatum n°35.

TF 1 – Anaïs : Pour quoi n°35 ?

Profikus Focus : Parce que, Mademoiselle, c’est la 35ème version que je fais

                                de cette machine extraaaooordinaire !!!

TF2 – Juliette : Et pourquoi Imago ?

Profikus Focus : Le latin, Mademoiselle, le latin !!! Imago signifie Image en

                                 latin.

TF3 – Mathilde : Et pourquoi Locatum ? 

Profikus Focus : Le latin, Mademoiselle, le latin !!! Locatum vient de Locate

                                qui signifie repérer en latin. Comprenez-vous,

                                Mesdemoiselles, le sens profond de ce nom ? Repérer

                                l’image de quelqu’un, d’un objet par les ondes…

Techno Five : spatio-électriques à condensation antistatique !

Profikus Focus : Vous êtes déjà au courant ?

TF4 – Amélie : Oui, nous l’avions lu dans un magazine scientifique.

TF5 – Lou : On s’est renseignées avant de venir vous voir. Nous avons

                       besoin de votre aide.

Profikus Focus : Et vous avez eu raison car mon invention va révolutionner

                                le monde, que dis-je, l’univers tout entier !!! Les ondes

                                spatio-électriques à condensation antistatique sont l’avenir

                                de l’être humain, mieux que le téléphone, mieux que les

                                satellites et que le GPS !!! Mieux que…

TF4 – Amélie : Professeur !!!

Profikus Focus (stoppant net son discours) : Oui ?

TF4 – Amélie : Nous devons retrouver Anissa Amounis au plus vite.

TF5 – Lou : Il en va de l’avenir du pays.

TF3 – Mathilde : Voici sa photo !

Profikus Focus : Bien ! Bien ! Commençons tout de suite le repérage à partir

                                de votre photo. Je crois que maintenant ma machine est

                                enfin au point.

 

MUSIQUE de la machine

(Il lance la machine en continuant de raconter les bienfaits de son invention. Les Techno Five sont émerveillées par le fonctionnement de la machine. Le professeur est ravi que cela plaise à ses invitées. Il n’arrête de causer pendant que la machine fonctionne. Au bout de la chaine, une image apparaît. Les Techno Five se précipitent pour regarder l’image)

 

Techno Five (regardant l’image) : Un local à poubelles ?!?

Profikus Focus : Et pas n’importe lequel. Celui qui se trouve à deux pâtés de

                               maisons  du palais de la présidence. Il est toujours plus

                               facile de cacher quelque chose là où personne ne s’attend à

                               le trouver. C’était bien vu de la part du kidnappeur. 

TF1-Anaïs : Merci professeur ! Bon les filles, vous savez ce qui nous reste à

                       faire ?

TF2 – Juliette : En route pour délivrer Anissa !

(Les Techno Five poussent leur cri de ralliement, saluent le professeur et sortent en courant. Le professeur sort à son tour.

MUSIQUE de la machine 

Les éléments de la machine se séparent et vont  s’asseoir devant le public)

 

1. Photos Gargarof 23.jpg

 

Scène 13 : Rencontre avec une habitante vers le local à poubelles

 

(Une habitante rentre sur scène en tirant une poubelle. Elle la pose dans un coin. Les Techno Five arrivent en courant.)

TF3 – Mathilde : Le local à poubelles est là !

Habitante : Ce n’est pas la peine d’essayer de rentrer. Il est fermé à clé

                       depuis plusieurs jours.

TF 4 – Amélie : Vous habitez ici ?

Habitante : Ben oui. Je suis la gardienne de l’immeuble. On m’a piqué les clés

                      du local à poubelles. Alors depuis je suis obligée de laisser les

                      poubelles dehors. Ça fait désordre !

                      Il y a même des bruits à l’intérieur. Ça m’inquiète. C’est peut-être

                      des rats. Quelle horreur !!!

TF2 – Juliette : Non Madame. Ce ne sont pas des rats, mais notre présidente

                             qui a été kidnappée.

Habitante : Dans mon immeuble ? Moi qui croyais que c’était un faux

                       enlèvement. En tous les cas, c’est qu’on dit à la télé.

TF5 - Lou : Non Madame. Elle a vraiment été kidnappée.

TF1 – Anaïs : Nous allons en avoir le cœur net. Défonçons la porte !

(Elles se jettent toutes les cinq contre la porte plusieurs fois. Au bout de la cinquième tentative, elle s’ouvre d’un coup)

 

Scène 14 : La Libération d’Anissa

 

TF2 – Juliette (se ruant dans les coulisses) : Elle est là !!!

(Les Techno Five sortent en courant vers les coulisses en suivant Juliette. Dans le même temps, les 5 journalistes se précipitent sur le devant de la scène.)

Journaliste 1 : Ici Amandine Renaud en direct du centre-ville de la capitale

                            pour TV1. Enorme rebondissement dans l’affaire Anissa

                             Amounis.

Journaliste 2 : Les rumeurs sur le faux enlèvement d’Anissa Amounis se

                            révèlent complètement fausses. Il s’agissait d’un véritable

                            enlèvement. Nina Monot pour TV2.

Journaliste 3 : Les détectives du Techno Five ont réussi leur incroyable pari:

                            retrouver le lieu secret où était retenue prisonnière Anissa

                            Amounis, le tout grâce à la fantastique machine du

                            professeur Profikus Focus. Chaïma Moreau pour TV3.

Journaliste 4 : L’enquête a montré qu’il s’agissait d’un complot organisé par

                            le frère d’Anissa, l’ancien président Gargarof Amounis avec

                            l’aide de son conseiller Kéliak. Les deux hommes ont

                            immédiatement été incarcérés. Mona Lissart pour TV4.

Journaliste 5 : Des preuves irréfutables ont été retrouvées. Les témoins ont

                            tous avoué leur participation plus ou moins forcée à ce

                            complot. Maintenant Alissa Amounis a retrouvé son honneur

                           et sa place de Présidente de la République. 

                           Amanda Raynal pour TV5.

(Pendant tout le temps du dialogue croisé entre journalistes, on voit Anissa Amounis et les Techno Five traverser la scène, suivies d’une foule de plus en plus nombreuse. A la fin du dialogue croisé, les journalistes rejoignent la foule autour d’Anissa Amounis. Côté cour (à droite), vers les rideaux, côté cour, on découvre Gargarof et Kéliak en prison.)

Kéliak : Vous êtes un génie, Chef. Même en prison.

Gargarof : Ça va ! Ça va ! Pas la peine d’en rajouter !

Kéliak : Mais ce n’est pas une plaisanterie Chef ?!?

Gargarof (vers Kéliak) : Alors là, ton cas est plus grave que je ne le pensais…

 

Scène 15 : Le retour triomphal d’Anissa

 

(Anissa Amounis s’avance au milieu de la scène, face au public. Elle est toujours entourée de la foule et des journalistes.)

Anissa : Maintenant c’est le temps des festivités ! Mesdames,

                Mesdemoiselles et Messieurs, que la fête commence !

MUSIQUE 

(Tout le monde se met à danser.)                         FIN

 

 

1. Photos Gargarof 29.jpg 

 

 

 

Et maintenant l'album-photos 

 

 

 

 

 Merci à Lucie Couton pour les photos

 

 

 

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17/06/2015
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