Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

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Album / "Madassa" de Michel Séonnet

 

MADASSA

de Michel Séonnet

Illustrations de Cécile Geiger

Editions Sarbacane / 2003

 

 

La quatrième de couverture indique : "Il est triste Madassa, il ne sait ni lire, ni écrire. Mais comment apprivoiser les mots, quand la peur et la colère prennent toute la place ?"

 

C'est clair, cet album de Michel Séonnet, illustré par Cécile Geiger évoque l'accès à la lecture et l'écriture pour des enfants dont l'esprit est embrouillé d'images qui empêchent l'accès aux mots. C'est un hommage indirect au travail des enseignants qui cherchent à faciliter l'accès au langage pour les enfants. 

 

Ici, le héros s'appelle Madassa. C'est un enfant de la guerre. Une guerre quelque part dans le monde, une guerre brutale comme toutes les guerres et  qui fait fuir les populations, les familles, les mères et les enfants. Madassa est l'un de ceux-ci, débarqué dans un pays en paix, dans une école en paix, lui l'enfant à l'esprit brouillé par l'angoisse et les conflits armés, par la colère contre le monde .

 

 

Lire et écrire est un obstacle immense comme une muraille car son esprit ne peut pas, encombré d'images de guerre et de mort. Sa maîtresse va alors l'entraîner sur le chemin des histoires qu'elle lui raconte puisqu'il ne sait pas les lire, l'histoire du petit Poucet et la peur dans la forêt, l'histoire du grand Crieur, l'homme toujours en colère, l'histoire de Pierrot-la-Lune qui voulait fleurir la terre avec des plumes d'oiseau. Et tout cela va danser dans la tête de Madassa. Cette énergie qui détruit va alors prendre des couleurs chaudes (très bien traduites par l'illustratrice dans l'album). Cette chaleur tirera Madassa vers la paix de son esprit, vers les mots qui le disent, vers ceux qu'on écrit...

 

Car bien sûr, lire et écrire, c'est accèder au partages des most, des idées, des choses qu'on a en nous et qu'on a besoin de dire ou d'entendre. Michel Séonnet nous offre des clés vers le sens de la lecture. Au-delà du cas de Madassa, cet enfant de la guerre, notre lien à l'écrit tient de la nécessité du contact avec les autres et du sens qu'on y met. 

 

Voici une belle histoire de renaissance et un bel hymne à la vie. 

 

 



10/11/2012
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