Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

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APS - Apprendre à Porter Secours - Initiation à l'école primaire - Classe de CM1-CM2 - M. Marchand - Décembre 2014

APS – Apprendre à Porter Secours - Initiation à l'école primaire

 

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Comme tous les ans, Odile Froidurot, l’infirmière du collège de secteur, est venue à l’école des Cèdres pour initier les enfants de CM2 aux gestes de premiers secours. Par des panneaux explicatifs ou des jeux de rôles, elle a proposé aux enfants des situations à risques dans lesquelles ils devaient agir pour porter secours.

 

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Porter secours en cas d’accident se définit sous trois critères : prévention, protection, alerte aux services de secours.

Concernant la prévention, la première chose à faire est d’évaluer les risques, voir s’il y a un danger, pour qui, pour soi aussi peut-être, pour les autres, voir s’il y a des victimes, s’il est possible de contrôler la situation.

La protection se définit à partir de deux considérations : premièrement, le danger est contrôlable. Alors, il est possible de supprimer la source de danger (un objet  mal positionné à déplacer par exemple). Deuxièmement, le danger est non contrôlable. Il faut donc délimiter un périmètre de sécurité et alerter les secours. Pour éviter les sur accidents, il est nécessaire de se protéger soi-même, protéger les victimes et les tiers potentiels.

Quand cela est fait (dans de délais très brefs), il faut alerter les services de secours. Trois numéros existent pour cela :

Le 15 – C’est le centre de régulation des appels (SAMU) qui s’occupera de trouver le service d’intervention adéquat pour l’accident en question. C’est le premier numéro à appeler en territoire français.

Le 18 – C’est le numéro des pompiers qui interviennent aussi sur les zones d’accident.

Le 112 – Il s’agit du numéro européen pour les étrangers en France ou pour les français à l’étranger. Pour un français en situation d’accident en France, ce numéro n’est pas à appeler, cela risquerait de mobiliser du temps sur la ligne téléphonique empêchant un étranger en France de joindre le service de secours.

On peut appeler gratuitement ces numéros à partir d’un téléphone fixe, d’une cabine,  ou d’un portable. Pour le cas du portable, il n’y a pas besoin de forfait. Ces numéros restent accessibles quoi qu’il arrive, en dehors de la situation d’une batterie déchargée.

A la personne jointe sur un service de secours, il faut décrire ce qui s’est passé, donner l’adresse où doivent se rendre les services de secours, donner son nom et son numéro de téléphone pour être joint éventuellement, donner le nombre de victimes, leur état apparent, indiquer si des premiers gestes de secours ont été effectués ou non. Puis il faudra répondre précisément aux questions posées pour que les secouristes puissent agir le plus efficacement possible. En aucun cas, il ne faudra raccrocher le téléphone le premier, simplement pour que la personne au téléphone aient tous les renseignements nécessaires au démarrage de l’opération de secours. C’est elle qui jugera du moment de l’interruption de l’appel.

Sur un lieu d’accident, les premiers secours doivent donc s’effectuer après s’être assuré qu’il n’y a plus de danger. Pour le secouriste, la première chose à faire est d’apprécier l’état de conscience de la victime. Pour cela, on écoute le moindre son en provenance  du corps (respiration, mots éventuellement prononcés). Les questions à se poser sont de l’ordre de celles-ci : Est-ce que j’entends sa respiration ? Est-ce que son ventre et sa poitrine se soulèvent ? Est-ce que je perçois sa respiration sur ma joue ?

Puis s’établit un éventuel dialogue avec la victime, en lui posant quelques questions : « Comment vous appelez-vous ? Répondez-moi. Ouvrez les yeux. Serrez-moi la main. »

Si la personne ne réagis à aucune de ces injonctions, et ne répond pas, c’est qu’elle est inconsciente. Il faut appeler à l’aide.

 


 

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La PLS (Position Latérale de Sécurité)

 

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En présence d’une personne inconsciente et qui respire, il est nécessaire de la placer en PLS, position latérale de sécurité. Sans cela, elle peut courir un danger vital car sa position et son état peuvent entraîner la chute de la langue en arrière. Elle risque alors de l’étouffer. Les liquides présents dans la bouche doivent pouvoir s’écouler.

On doit alors mettre la personne sur le côté après lui avoir ôté ses lunettes si elle en a. On pose son bras vers le côté où nous nous trouvons, en angle droit ; ainsi, il servira d’appui pour le retournement du corps afin de ne pas rouler. Puis on prend l’autre bras que l’on passe de l’autre côté du visage (tout en maintenant le premier bras avec sa main) et la jambe opposée. Ainsi on peut faire rouler le corps sur un quart de tour pour qu’il se pose sur le bras d’appui.

Ensuite, on ouvre sa bouche en évitant de bouger sa tête. Cela libère la langue bloquée en arrière. Pour finir, on couvre le corps pour qu’il n’ait pas froid et on surveille en attendant les secours.

Cette première intervention peut sauver des vies.

 

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Odile Froidurot a fait vivre ces situations aux enfants autant dans le rôle de la victime que celui du sauveteur. Tous les élèves ont participé à ce jeu de rôle dans les deux positions. Puis, pour montrer qu’on peut aussi déplacer un corps plus lourd que le sien, l’infirmière a joué le rôle de la victime à placer en PLS par une élève de la classe. Cela s’est fait sans difficulté.

Pour finir la séance, elle a évoqué les situations d’hémorragie et de saignements, les brûlures et les petites plaies, les traumatismes et les malaises.

Ce fut un panorama complet des prises en charge de premier secours. L’expérience a montré que la capacité des témoins d’accident à intervenir avant les services spécialisés a sauvé de nombreuses vies. C’est pourquoi cet apprentissage se développe à l’école primaire et au collège de façon systématique.

Les élèves de CM2 de la classe de M. Marchand ont beaucoup apprécié cette intervention de Mme Froidurot, regrettant même que la séance soit déjà terminée alors que sonnait l’heure de la cantine.

La part active des enfants dans cette initiation et le sens de la communication de Mme Froidurot ont grandement facilité la compréhension des élèves qui sont repartis avec un petit fascicule explicatif reprenant tous les points abordés lors de la séance

 

 

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22/12/2014
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