Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

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Sortie Verdun sur le Doubs - Juin 2019 - Classes de Mme Boni (CP - CE1) et Mme Mannino (CE1 - CE2)

 

Sortie Verdun sur le Doubs

 

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Situé au coeur d'une plaine céréalière de 600 km² où ont été construits en 1930 les premiers silos coopératifs de France, Verdun sur le Doubs était un site privilégié pour y installer une "Maison du blé et du pain". Cette maison fut créée en 1974. Le Groupe d'Études Historiques du Verdunois est à l'origine de cette création. L'écomusée de la Bresse Bourguignonne en a accepté la direction scientifique en 1981 et 2002 a crée avec la municipalité le "Musée du blé et du pain", musée municipal, encouragé par une association des "Amis du blé et du Pain".

Entrez dans la civilisation du blé et du pain, où l'actualité emboite le pas à l'histoire, et observez les grands bouleversements de l'agriculture, de la meunerie et de la boulangerie... Découvrez aussi l'histoire du maïs, cette céréale qui a fait la fortune de la Bresse.

Comment visiter la maison du blé et du pain ?

  • Au rez-de-chaussée : présentation d'une collection de pains régionaux et pains de légende. La grange de cette belle demeure du 18ème siècle abrite l'essentiel du gros outillage agricole. Un fournil permet d'accueillir les groupes avec confection et cuisson de pains au four à bois. Le fournil, dans les boulangeries modernes, est organisé différemment, mais le savoir-faire de l'artisan dépend toujours des mêmes gestes et appréciations.

  • D'ici, on accède directement au second étage, par l'ascenseur, pour un voyage dans l'histoire de 70 siècles de moisson et 40 siècles de panification, au travers d'une exposition colorée et animée par la présentation de maquettes de machines agricoles.

  • Au premier étage, la partie commune de la maison. Cuisine et salle à manger sont reconstituées, permettant une évocation symbolique du pain, aliment convivial. Son importance dans la vie familiale et sociale est suggerée par la présence de nombreux petits objets et ustensiles de la vie domestique.

  • Avant d'accéder à la salle audio-visuel où sont proposées plusieurs vidéos relatant la filière blé-farine-pain et la fabrication de ce dernier, une approche enrichissante de l'histoire du maïs complète la visite. Le maïs issu d'une autre civilisation et qui a eu une importance déterminante dans le développement agricole et économique de la Bresse !

 

 


19/07/2019
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Une histoire de Léonie G. - "La Vie de la Paix" - Juin 2019

La vie de la Paix

 

 

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Chapitre 1

 

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Il était une fois dans une forêt, au pied d’un arbre, il y avait un bébé abandonné.

Deux heures plus tard, une renarde accompagnée d’une louve passa par ici. Avec sa vue perçante, elle vit la première le petit nourrisson qui était apeuré. Elle dit :

-  Oh ! Regarde Louvia ! Le petit me semble avoir faim.

-  Mais oui, effectivement. Pourquoi est-il ici ? Bon, veux-tu l’emmener chez le Père Forêt ?

-  Oui. C’est une très bonne idée !

- Oui, je sais que tu me vois comme un génie. Hein Raylée ? Je rigole. C’est toi le génie. J’aimerais bien être aussi rusée que toi.

-  Bon on y va ?

-  Oui allons-y ! Mais n’oublie pas d’emmener le bébé. »

Raylée prit le bébé et l’emmena chez M. Forêt.

 

 

Chapitre 2

 

 

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Arrivé chez M. Forêt, Louvia toqua à la porte du vieux hibou. Ce dernier ouvrit  et se présenta aussitôt :

-  Bonjour Mesdames. Je me nomme M. Forêt. Oh ! Mais voilà un bébé !

-  Oui, nous l’avons trouvé dans la forêt.

-  Oh ! Je vais pouvoir tester ma magie sur lui ! Youpi !

Et ce hibou transforma le bébé en mi-femme, mi –renarde.

 

 

 

Chapitre 3

 

 

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Le bébé avait beaucoup grandi. Il avait dix ans maintenant. C’était une fille qui s’appelait Rosélys. Elle n’était pas comme les autres. . C’était une orpheline qui vivait dans la forêt, parlait aux animaux et avait un arc et un carquois rempli de flèches.  Elle était végétarienne et surtout elle était mi-renarde.

 

Raylée appela Rosélys :

-  Rosélys ! Viens vite !

-  Oui ! répondit la jeune fille.

Elle prit son arc et alla dans sa cabane où elle vit Raylée qui tenait une carte au trésor.

-  Qu’est-ce qu’il y a ? demande Rosélys.

- J’aimerais que tu ailles chercher les trésor des émeraudes, sinon tu ne pourras plus vivre ici. Je suis désolée.

- D’accord ! Je prépare mes affaires ! Donc je prends mon arc, mon carquois, mes flèches, ma boussole, la carte au trésor, mes feuilles de guérison et mon sac de feuilles mortes.

- Attends ! Si tu reviens avec le trésor, je t’offre une couronne émeraude. Et je t’envoie faire cette mission parce que notre chef l’a décidé. Louvia te fait des bisous. BISOUS ! »

 

 

Chapitre 4

 

 

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Rosélys marcha pendant des heures et des heures. Puis elle vit un panneau étrange.

"Bienvenue à Enfènia"

 

 

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Tout à coup, elle sentit dans son dos un petit couinement. C’était un renardeau de la prison. Elle sursauta puis elle dit :

- Oh ! Tu m’as fait peur.

- Pardon ! répondit le bébé renard.

- Bon ! Monte dans mon sac.

- Merci.

Rosélys traversa la prison et arriva au quartier des sorcières. Elle entendit le hurlement d’un loup-garou.

- Bon ! je vais t’appeler Emile. Ça te va ? dit-elle au renardeau.

- Oui ! Tu t’appelles comment ?

- Roselys. Tu n’as pas de prénom ?

- Si, mais je ne m’en souviens pas…

- Attends ! Regarde il y a une sorcière à l’horizon ! s’exclama Rosélys.

- Oh ! je rentre vitre dans ton sac.

 

Rosélys marcha lentement vers la sorcière. Celle-ci qui avait remarqué Rosélys dit :

- Voilà une enfant bien courageuse. Oh ! Tu es une fille-renarde !

- On va faire un pari. Si tu gagnes, je ne peux pas passer, mais si tu perds, je passe.

 

Puis Rosélys lança une flèche sur la sorcière. Cette dernière l’esquiva avec habileté. A son tour, elle lança sur la fille-renarde de la bave visqueuse de crapaud quand, soudain, un ours apparut. Il était balèze. Il avait un bouclier en ivoire protégeant ainsi Rosélys de la bave de crapaud qui rebondit sur la sorcière. Celle-ci disparut dans un nuage de poussière.

 

 

 

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Roselys, surprise,  dit à l’ours :

-  Merci beaucoup. Comment t’appelles-tu ?

- Je m’appelle Octave… Quelle est ton identité ?

- Je suis Rosélys Zora. Maître Hibu pense que je suis INCA, AMAZONE et ATLANTIDE. Il pense aussi que mon vrai prénom c’est Zia et mon nom c’est NAïT qui veut dire nature en inca et Zia signifie renarde en amazone. J’ai des pouvoirs de la nature.

- Ouah ! Tu m’impressionnes.

- Mais pourquoi tu m’as aidé ?

- Bah ! Au début… Je voulais te demander un truc, alors…

- OK ! Tu voulais me demander quoi ?

- De m’aider. Je me dirige vers la grotte aux émeraudes.

- Oh ! Moi aussi, viens avec nous si tu veux.

- Oui. Merci.

 

Et ils continuèrent puis arrivèrent devant la rivière aux crocodiles. Le chef des crocos, Cracus, les interpela. Ils furent surpris qu’un crocodile parle.

- Eh ! Que faites-vous là ? demanda Cracus

- On veut traverser la rivière, dit Rosélys.

- Alors là ! même pas en rêve !

- Mais pourquoi ?

- C’est notre territoire. Si vous voulez passer la rivière, il faudra passer par les pirates.

- C’est où ?

- A 30 km d’ici.

- Mais…

- Maintenant, hors de ma vue !

- C’est trop loin !

- Bon, vous ne passez que si…

- Que si… ?

- Que si vous me rendez un service.

- Quoi ?

- Que tu me ramènes une émeraude. Il faut que tu ailles…

- J’y allais justement. Merci. Maintenant, passez !

- Youpi !

 

 

 

Chapitre 5

 

 

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Ils marchèrent très longtemps puis s’arrêtèrent devant un village étrange. Il y avait des loups-garous enchaînés à de petites maisons  au toit de chaume. C’étaient des maisons de sorciers et de sorcières. Octave interrogea un loup-garou :

- Eh toi ? s’exclama Octave.

- Grrrr eeeeeeeuuuu ! répondit le loup-garou.

- OK ! OK !

- Aaaaaooouuu !

- Hein ?

 

 

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Tout à coup, dans le ciel, il y eut un troupeau de sorcières et de sorciers sur leurs balais. Ils étaient en train de lâcher les loups-garous. Et d’un coup le trio Rosélys, Octave et Emile fut assommé…

 

Trois heures plus tard…

 

- Ouaaahhh ! bailla Roselys.

- Où sommes-nous ? s’interrogea  Octave.

- On est dans une sorte de prison… répondit Emile qui mettait sa tête hors du sac.

- Eh oui ! Malheureusement, il est impossible de sortir de cette prison. Même que j’en ai la preuve : je suis là depuis 16 ans, dit une voix.

Les trois amis prirent peur :

- Mais qui êtes-vous ? dirent–ils en chœur, apeurés.

- Je suis quelqu’un.

- Mais qui ?

- Un perroquet…

- …

- Je me nomme Pérôquà et ça se dit bien Peloca. Je suis une fille. Je viens de Pénôlâquïe, le pays des volatiles.

- Bah quoi ?

- Euh…

- Euh … quoi ?

- Ben, on est surpris.

- Bon, toi, l’ours, tu peux démolir la sortie, hein ?

- Euh oui, mais on fait quoi après ?

- Ben, on s’enfuit.

- OK, j’y vais.

 

Et Octave détruisit la porte en bois. Pérôquà, impressionnée, le félicita. Puis, ils attendirent un jour pour s’enfuir  car les habitants de ce village dormaient le jour et se trouvaient éveillés la nuit.

 

 

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Ensuite, Pérôquà, Rosélys, Octave et Emile marchèrent jour et nuit. Puis ils arrivèrent devant le fleuve Delamort. Ils le traversèrent et atteignirent enfin la grotte.

 

 

 

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- Bon ! Ben qu’est-ce qu’on attend pour rentrer ? dit le perroquet

- Rien. Rentrons, dit Rosélys en entraînant le petite troupe avec elle.

Ils entrèrent et virent une immense quantité d’émeraudes…

- Oh… Re… Regardez : le trsor des émeraudes ! dit Rosélys

- Bon va le chercher ! dit Pérôquà.

- Oui mais… non, rien, hésita Rosélys.

 

Puis elle prit le trésor et elle sentit une confiance venir en elle, sûrement le pouvoir du trésor. Et elle dit à ses amis :

- Désolée. Je dois rentrer chez moi.

- Moi aussi, dit Emile.

- Nous aussi, dirent Pérôquà et Octave.

- Vous allez où ? demanda Rosélys.

- A Paradiret, dirent-ils en chœur.

- Mais moi aussi !  ajouta Rosélys.

- Alors rentrons ensemble !

 

C’est ainsi qu’ils rentrèrent sans problèmes et sans oublier leur mission pour Cracus, le chef des crocodiles.

Ils vécurent heureux.

 

 

Léonie G. (10 ans) - Juin 2019

 

 


30/06/2019
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Une histoire de Léonie G. - "Le Guerrier Massaï"

Le Guerrier Massaï

Une histoire de Léonie G. 

 

 

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Il était une fois un enfant de la tribu des Massaï qui, dans deux heures, devait commencer son bac de guerrier Massaï.

 

Deux heures après son départ, il rencontra un lion qui lui dit :

- Je sais ce que tu cherches. Tu veux ma mort. Eh bien je te laisse une chance pour ton fameux bac, même si ta mission est de me tuer ! Hein ? Donc va au lac Sirefleur. Là, tu trouveras ce dont  tu as besoin. Pars ! Avant que je te mange. »

 

Et il partit tout content.

 

 

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Arrivé au lac Sirefleur, il rencontra un serpent. Il lui dit poliment :

- Bonjour.

Le serpent répondit :

- Salut ! Je suis Jean. As-tu besoin d’aide ?

Le garçon répondit :

- Oui. Je dois passer mon bac de guerrier Massaï.

Le serpent lui dit :

- Ah ! je vois. Hum… Hum… Alors je peux t’aider, mais à une condition : que je devienne ton animal de compagnie. Marché conclu ?

 

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Dessin de Léonie G. 

 

Le garçon dit oui et lui expliqua son plan. L’enfant l‘emmena dans son village et il passa son bac en tant que dresseur de serpents pour protéger le petit village. Et ils vécurent heureux.

 

 

Léonie G. – Vendredi 11 mai 2018

 

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Galerie-photos Massaï

 


30/06/2019
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Théâtre / "Les Légendes du Vieux Rempart" - Petit Théâtre des Prairies - Jeudi 13 juin 2019

Théâtre

"Les Légendes du Vieux Rempart"

 

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La classe de CM2 de l'école des Cèdres a présenté sa dernière création

"Les Légendes du Vieux Rempart"

aux parents de la classe

le jeudi 13 juin 2019 au Petit Théâtre des Prairies.

 

 

Ce jeudi 13 juin a été une très belle journée, l'aboutissement de plusieurs mois de travail pour les CM2 de l'école des Cèdres. Leur pièce de théâtre "Les Légendes du Vieux Remparts" a été présenté trois fois au Petit Théâtre des Prairies, le matin devant les classes de Mme Boni et Mme Mannino et l'après-midi devant les classes de Mme Deloge et M. Sourrieu. Devant deux publics attentifs, les élèves du CM2 ont "raconté" cette histoire étrange d'un vieux rempart du passé, perdu en pleine forêt, dont l'esprit incarné vient révéler ses secrets. 

 

Joué admirablement par Ilhan, tout en puissance et en finesse, cet homme-muraille a été la clé de voûte de ce récit à la fois fantastique et réaliste, comme une ode à la nature, à la mémoire et au temps qui passe. L'humour trouvait largement sa place par des personnages hauts en couleurs comme le vieux roi Artémius, interprété formidablement par Valentin, ou encore le vieux grand-père de 103 ans, lui aussi appelé Artémius qu'Alice a incarné avec beaucoup de talent. 

Autour d'eux, c'est toute une faune de d'autres personnages tragicomiques dans des situations où les soucis donnaient volontairement plus à rire qu'à pleurer. 

 

Cette comédie joyeusement rythmée a trouvé son point d'orgue le soir devant les parents. Une magnifique moment pendant lequel les enfants ont été admirables de jeu et de tenue, Alice ponctuant le spectacle d'un chant a capella de toute beauté. Les parents ne s'y sont pas trompés, heureux d'avoir été présents. 

 

La soirée s'est terminée autour de boissons servies dans la cour de Léo Lagrange devant le théâtre. 

 

Ce groupe d'enfants très atttachants a ainsi pu vivre un beau moment plein d'humanité et d'empathie, un jour qui restera sans doute marqué pour longtemps dans leur mémoire. 

 

 


La vidéo du spectacle - Soirée du jeudi 13 juin 2019 - Un grand merci à la famille Markey

 

 

 

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 Commentaires d'enfants

 

Le jeudi 13 juin 2019, il y avait 75 personnes qui venaient voir notre théâtre. Le titre est "Les Légendes du Vieux Rempart". On a commencé l'année par des ateliers théâtraux pour savoir exprimer nos émotions. Pour trouver les idées et pour écrire le texte, on était en groupe de 2. On a reçu des textes, moi j'étais le randonneur 4. On avait fait une avant-première devant la classe de Mme Mannino dans  la salle polyvente de l'école. Ils avaient bien aimé. Le jeudi 13 juin 2019, le matin, on a fait le premier spectacle devant la classe Mme Mannino et Mme Boni, et l'après-midi on a fait une 2ème représentation devant la classe de M.Sourrieu et la classe de Mme Deloge. Ils ont bien aimé, et la dernière représentation était devant les parents. On a pique-niqué devant le petit théâtre des Prairies (sur des escaliers). Après on a répété et on a fait le spectacle et à la fin, on a bu un coup. On a servi des verres pour les gens et après on a joué dans la cour du petit théâtre des Prairies.

Adem

 

 

Souvenir de théâtre le jeudi 13 juin 2019

1)  ça me faisait trop rire quand la famille me regardait et que je parlais au roi Artémuis, eux, ils ne le voyaient pas.

2)  J'ai bien aimé le moment où Shayna avait perdu sa maman.

3)  Dans les scènes improvisées j'ai trop aimé quand Joane a fait pipi sur le mur.

4)  J'ai aussi aimé quand Mathias,Rachid et Yannis cherchaient l'Homme Muraille.

5)  Dans la scène des chasseurs, ça m'a fait rire quand elles ont cru qu'elles avaient fait fuir les promeneurs rien qu'avec des mots.

6)  C'était trop cool quand on a tous mangé ensemble dans les escaliers de Léo Lagrange.

Alice

 

 

 

J'ai aimé quand on faisait croire qu'on ne voyait pas Arthémius.

 

J'ai aimé quand on a pique niqué dans les escaliers.

 

J'ai aimé quand on jouait dehors.

 

J'ai aimé quand Shayna pleurait.

 

J'ai aimé quand Ilhan a jeté le sac de diamants.

 

J'ai aimé quand Joane, en chien, a fait pipi sur le rempart et Ilhan a dit "Eh On n'urine pas sur ma muraille !!!

 

Célia

 

 

 

On a commencé l'atelier-théâtre en Octobre. On faisait des jeux de théâtre et quelques mois plus tard on a commencé la pièce de théâtre. Le Jeudi 13 Juin 2019, le matin on a présenté la pièce devant les classes de Mme Boni et Mme Mannino et l'après-midi on l'a refaite devant les classes de Mme Deloge et M Sourrieu . Le soir, on a pique-niqué et après on a commencé le spectacle .

 

Les moments que j'ai bien aimé sont :

 

1)  Quand Joane en chien a fait pipi sur le mur et que Ihlan a dit : "Et on fait pas pipi sur ma muraille."

 

2)  Quand on a fait les tête bizarres parce que le papi parlait au Roi Artémius mais nous, on ne le voyait pas.

Charline

 

 

J'ai aimé quand j'ai jeté le petit sac de diamants.

 

J'ai trouvé que nous avons bien joué nos scènes.

 

J'ai trouvé que c'était drôle quand Joane, déguisée en chien, a uriné sur ma muraille.

 

J'ai bien aimé quand Valentin le roi Artemius a soufflé dans sa corne.

 

J'ai bien aimé quand Adam le policier a dit "C'est ça ! Et moi, je bronzais sur la plage !".

 

Ilhan

 

 

 

Je me rappelle de l'homme-Muraille qui était déguisé.

Je me rappelle que Shayna a pleuré comme un bébé mais bon c'était drôle.

Je me rappelle que Valentin était le roi Arthemius et il soufflait dans une corne.

Je me rappelle qu'Alice a chanté super bien et qu' elle avait une voix magnifique.

Je me rappelle qu' on avait un salut qui était plutôt réussi.

Kenza

 

 

 

Jeudi  13 juin 2019, nous avions fait une représentation d'une pièce de théatre commencée en janvier après des mois d'atelier. Le jour J était maintenant arrivé . Ce matin-là, nous avions présenté la pièce devant les classes de Mme Boni et Mme Mannino ; puis on est rentrés à l'école car nous étions au petit Théatre des Prairies. Nous sommes repartis au théatre en début d'après-midi puis les classes de Mme Deloge et M. Sourrieu sont venues regarder puis ils sont parties. Le soir les parents sont venus à leur tour. J'avais le trac. Après le théâtre, on a bu un coup.

Lina  

 

 

Le jeudi 13 juin 2019, je me rappelle quand j'avais dit  :"J'ai peur que Papi perde la boule".  Et mon père et ma cousine avaient rigolé.

 

Joane avait fait pipi sur le mur, mais le problème c'est que moi je m'avais pas vu ! Puis Ilhan a dit :" Eh Oh ! On ne pisse pas sur mon mur !" 

 

Quand j'ai fait mon rôle du voleur, Lina, Marine, Alice et Joane avaient cru que j'avais jeté le sac de diamants. Comment il était derrière le mur, Ilhan l'a rejeté .

 

Quand Alice a chanté, c'était magnifique. 

 

J'ai bien aimé quand Alice était déguisée en papi et aussi j'ai bien aimé quand on a dit : "Zaïmeur,  c'est une sorte de danse, sport ..."

 

J'ai bien aimé encore  quand Valentin a soufflé dans sa trompette.

 

Maïssane

 

 

 

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Le 13 juin 2019, tous les élèves de la classe étaient réunis pour manger avant le grand spectacle. On était tous un peu stressés . Après nous avons fait une grande gamelle. Je me rappelle que c'était Célia qui comptait. Juste après, nous avons révisé nos scènes. Nous sommes rentrés dans le Petit Théatre des Prairies. Quand  on a vu les parents arriver, on était beaucoup plus stressés que quand les classes de Mme Boni et Mme Mannino étaient venues nous voir le matin et quand l'après- midi étaient venus les élèves de Mme Deloge et M Sourrieu. Le maître, avant de commencer la  pièce de théâtre, a expliqué le travail de théâtre à l'école ; puis nous avons commencé les scènes. Au début de chaque scène, l'homme-muraille parlait. On a commencé par la scène du roi ; après c'étaient les chasseurs avec les promeneurs puis une famille d'un grand père de trois enfants et cinq petits-enfants. Après il y avait les voleurs ensuite d'autres promeneurs avec des policiers et après c'étaient les scènes improvisées et pour finir, Alice nous a chanté une belle chanson. Nous sommes sortis et on a bu des jus de fruits .

J'ai beaucoup apprécié ce moment !

Marine

 

 

 

L'attente de l'homme muraille était bien parce que au  départ on ne savait pas trop ce qu'il se passait.

Quand Valentin a soufflé dans sa corne, tout le monde a rigolé. La première fois quand je courais dans les coulisses, je changeais de coulisses sans que personne ne me voie. Lors du concert, j'ai fait tomber ma gourde sous les gradins. J'ai bien  aimé les déguisements surtout celui de Valentin. C'était trop bien quand tout le monde a mangé dans  les escaliers de Léo Lagrange. 

Mathias 

 

Le jeudi, c'était le jour du spectacle de notre pièce de théâtre. Elle s'intitule "Les Légendes du vieux Rempart". Valentin était le Roi Artémius et Ilhan jouait l'homme -muraille. Moi je jouais un chasseur qui chassait en plein mois de juin et un chien qui jouait avec un autre chien. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié la pièce. Au début j'avais peur... mais quand on a salué le public, je n'arrivais pas à me retenir de sourire. Les scènes que j'ai aimées : Les chasseurs quand ils se retournent, les chiens qui jouent et quand Joane fait pipi sur le mur. Aussi quand Ilhan crie sur le chien, aussi quand Maïssane dit "J'ai peur que papi perde la boule" etc...

Juste avant le spectacle, le maître nous a fait un tape m'en cinq .

Melina

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

Quand j' étais dans les coulisses, j'avais peur d'aller sur scène et quand j'étais sur scène, je n'avais plus trop peur.

Quand Valentin soufflait dans sa corne, à chaque fois, tout le monde rigolait.

J'aime bien le moment où Ilhan lance le  sac au dessus de la muraille. J'aime bien quand Adam dit : "C'est ça ! Et moi je bronzais sur  la plage". J'ai bien aimé la scène du début quand ils cherchent l'homme muraille.  

Pierre

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

J'ai bien aimé...

 

1) J'ai bien aimé le respect des parents.

 

2) J'ai bien aimé les scènes humoristiques.

 

3) J'ai bien aimé l'homme-muraille.

 

4) J'ai bien aimé quand le roi Artémius soufflait dans sa corne.

 

5) J'ai bien aimé tout le spectacle.

 

C'était parfait. J'ai très bien aimé. Je m'en souviendrai.

 

Rachid                                                                                                                                                                                                                                                                                 

 

 

 

 

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J'ai aimé quand Joane a fait pipi sur le rempart.

 

J'ai aimé quand  Adam a dit " C'est çà !..."

 

J'ai aimé quand j'ai pleuré.

 

J'ai aimé quand Maïssane a dit : "J'ai peur que Papi perde boule !"

 

J'ai aimé quand Ilhan a dit :"Eh on ne pisse pas sur mon mur !!!!"

 

J'ai aimé quand Sofia a dit : "Peut- être qu'il nous a oublié à cause du zaïmeur."

 

J'ai aimé quand on a mangé tous ensemble .

 

J'ai aimais quand l'Homme-Muraille a jeté le sac de bijoux.

 

Shayna

 

 

 

 

J'aime bien faire du théâtre. L'homme-muraille était drôle avec son déguisement. On aurait dit qu'il allait faire la fête. Alice était drôle avec sa perruque et ses lunettes.

Sofia

 

 

 

Le jeudi 13 juin 2019, j'ai aimé quand Joane a fait pipi sur le mur puis Ilhan a dit : "Eh oh ! On ne pisse  pas sur mon mur".

 

J'ai bien aimé  quand Sofia a dit " Peu-être que Papi est parti à cause du zaïmeur."

 

J'ai aimé quand on a fait le salut à la fin.

 

Aussi on a fait un petit goûter et on a joué à la fin.

 

Soumaya

 

 

 

Le jeudi 13 juin 2019, moi et ma classe on monté une pièce de théâtre. Le titre était "Les Légendes Du Vieux Rempart". Cette pièce de théâtre a été présentée au"petit théâtre des Prairies"(à Quetigny).         

Moi,j'ai joué "le roi Artémius". J'ai inventé la base de la première scène. Donc je jouais le personnage que j'ai inventé. J'ai passé tout le temps de toutes les scènes dans les coulisses (je ne voyais pas les scènes où je ne jouais pas).

Valentin

                                                                                                                                                                                       

 

 

J'ai bien aimé quand Joane a fait pipi sur la muraille et que l'Homme Muraille a dit "Eh oh ! On ne pisse pas sur ma muraille" et Joane s'est enfuie.

 

 

 

J'a bien aimé quand Maïssane a dit : "J'ai peur que Papi perde le boule".

 

 

 

J'ai bien aimé quand Sofia a dit : "peut-être que Papi nous a oubliés à cause du zaïmeur".

 

 

 

J'ai bien aimé quand on a tous pique-niqué ensemble.

 

 

 

J'ai bien aimé quand on a tous crié Pascal Marchand.

 

 

 

J'ai bien aimé la musique de fin.

 

Yannis

 

 

Affiche Les Légendes du Vieux Rempart 04.jpg

 

 

Le texte intégral de la pièce

 

 

Les Légendes du Vieux Rempart

 

 

 

 

 

 

 

(Les enfants recouverts d’un masque blanc entrent un par un. C’est une marche mécanique, presque robotique. Ils portent chacun un pavé représentant un morceau du rempart. Ils vont les empiler au centre de la scène pour mettre en place la muraille. Au final, au son des cuivres l’Homme-rempart apparaît)

 

 

 

Homme – Muraille :

 

Je suis l’homme-muraille. Mille et une histoires ont jalonné ma vie. Et ce soir, je vous en raconterai quelques unes. Rien ne s’oublie, ni les joies, ni les drames, ni les sagesses, ni les folies. Oui, je suis l’homme-muraille, l’homme-mémoire. Je sais ce que vous ne savez pas. Et bientôt, vous connaîtrez quelques uns de mes secrets comme celle du vieux roi Artemius, le jour de ses 103 ans….

 

 

 

 

 

 

 

(Le  vieux roi avec sa canne s’avance très doucement, entouré de ses deux fidèles soldats.)

 

 

 

Artémius : - Ah ! Mes fidèles compagnons ! Vous êtes toujours à mes côtés.

 

                      Vous qui m’avez accompagné  dans toutes mes grandes épopées.

 

Soldat 1 – Clotaire : - Oui, Sire. Et c’était un plaisir.

 

Soldat 2 - Chilpéric : - Un réel plaisir.

 

Artémius : - Mon bon Clotaire ! Mon Bon Chilpéric ! Vous souvenez-vous de la

 

                      bataille de Montsifroy. Nous avions eu tellement chaud. Mais

 

                      quelle victoire !

 

Chilpéric : - Oui. Comme notre triomphe dans la plaine de Montsueur où nous

 

                     avions eu si froid.

 

Clotaire : - C’était en décembre. Il neigeait abondamment. Nos soldats

 

                    s’enfonçaient dans une grande épaisseur de poudreuse.

 

Artémius : - Oui, mes amis. Mais ce furent de magnifiques combats d’où nous

 

                      sortîmes vainqueurs.

 

Clotaire : - Comme toujours, Sire.

 

Chilpéric (faisant la moue) : - Enfin presque. Dans les gorges de la Pâtée, ce fut

 

                                                     une vraie décullotée.

 

Artémius (furieux) : - Chilpéric ! Je t’interdis de parler de nos défaites ! Ma

 

                   légende doit faire de moi un roi toujours victorieux. C’est ce que

 

                   retiendra l’histoire. Tu as compris Chilpéric ?

 

Chilpéric : - Oui, Sire.

 

(Artémius s’écarte un peu pour regarder le mur. La remarque de Chilpéric l’a rendu grognon. Clotaire s’approche de Chilpéric. Il rouspète dans sa barbe.)

 

Clotaire (à Chilpéric) : - Mais tu sais bien qu’il ne faut pas parler de ses défaites.

 

                                         Ça l’énerve et il devient grognon. Tu veux nous pourrir la

 

                                         journée ou quoi ?

 

Chilpéric : - Mais non ! Je ne me suis pas rendu compte de ce que je disais.

 

Clotaire : - Il faut pourtant que tu te contrôles sinon…

 

Chilpéric : - Sinon quoi ?

 

Clotaire : - Sinon il va encore repenser à sa pièce d’or perdue et à…

 

Chilpéric : - Je sais ! Je sais ! Pas la peine d’en rajouter.

 

 

 

(Artémius revient très doucement vers Clotaire et Chilpéric, sans les regarder. Il cherche quelque chose au sol.)

 

 

 

Artémius (toujours grognon) : - C’est là qu’ j’ai perdu l’écu d’or que m’avait

 

                                                donné mon père, celui qui me portait chance.

 

                                                Depuis je vieillis à vue d’œil.

 

Clotaire (à Chilpéric) : - Ah ! C’est malin ! Et voilà ! C’est reparti pour l’histoire

 

                                          de l’écu d’or perdu !

 

Chilpéric (à Clotaire) : - Oh ! Ça  va ! Ça va ! Tout le monde peut faire des

 

                                           erreurs !

 

Clotaire (à Chilpéric) : - Oui, mais celle-là, on la paie très cher.

 

Chilpéric (à Clotaire) : - L’avantage, c’est qu’au moins, il a fini de nous

 

                                         embarquer dans ses combats ridicules où on risque

 

                                         notre peau pour la gloire de Monsieur Artémius.

 

Artémius  (toujours grognon) : - Eh vous deux ! Vous êtes là à tatasser sans

 

                                                même penser à chercher cette maudite pièce !

 

Clotaire : - Nous cherchons Sire !

 

Childéric (à Clotaire) : - Fais semblant car si on la trouve, c’est reparti pour le

 

                                          champ de bataille.

 

Clotaire : - Ne t’inquiète pas. Pas à 103 ans . En plus avec une canne ! Surtout si on la trouve,

 

                    il nous foutra la paix.

 

(Tout le monde cherche. D’un coup, Clotaire la voit)

 

Clotaire : - Je l’ai Sire !

 

Chilpéric : - Oh ! Non ! Tu aurais pu te taire !

 

Artémius : - Merveilleux Clotaire ! J’ai retrouvé ma jeunesse !

 

(Clotaire la donne à Artémius dont le visage s’éclaire d’un coup. Il jette sa canne en l’air, court et saute partout)

 

Artémius : - C’est extraordinaire. J’ai retrouvé mon énergie de 20 ans. Regardez ! J’ai 20 ans !

 

                      Enfin, je peux repartir au combat. Nous irons conquérir la Scandinavie, la Russie

 

                     au-delà des Monts Oural, l’Afrique jusqu’au Kilimandjaro, L’Amérique jusqu’au

 

                     Cap Horn, L’Asie jusqu’à la Mer de Chine et nous finirons par les îles d’Océanie et

 

                     même l’Antarctique dans un combat mémorable face aux manchots ! En avant,

 

                     Clotaire et Chilpéric ! En avant pour notre grande épopée !

 

(Artémius , heureux, et Clotaire, faisant la moue, sortent. Chilpéric traîne des pieds. Il s’arrête face aux spectateurs.)

 

Chilpéric : - Tout ça pour un écu d’or. Ma mère me l’a toujours dit : « L’argent sera la source

 

                     de nos malheurs ! Surtout avec le vieil Artémius ! »

 

(Il sort)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Homme-Muraille : C’est ainsi qu’est née la légende d’Artémius. On dit d’ailleurs qu’il est

 

                                  devenu immortel et qu’on le rencontre encore parfois dans la forêt du

 

                                  Vieux Rempart. Certains disent l’avoir vu, des chasseurs… Mais tout cela

 

                                  est-il vrai ?

 

 

 

 

 

 

 

(Trois chasseurs apparaissent sur scène. Ils cherchent le gibier. Deux chiens les accompagnent)

 

 

 

Chasseur 1 : - C’est la première fois que je viens chasser ici.

 

Chasseur 2 : - Il paraît que c’est une forêt hantée.

 

Chasseur 3 : - Hantée par qui ?

 

Chasseur 1 : - Un vieux roi guerrier mort il y a très longtemps. Un gars nommé Artémius.

 

                         J’ai vu une gravure de lui sur la place du village.

 

Chasseur 2 : - Ah oui ! Le bonhomme avec la couronne sur la tête.

 

Chasseur 3 : - Il était vraiment moche. Ce doit encore être une de ces âneries pour faire peur

 

                         aux gens.

 

Chasseur 2 : - On appelle ça une légende.

 

Chasseur 1 : - N’empêche, personne n’y vient chasser, à part nous.

 

Chasseur 3 : - Parce qu’on n’est pas des gogos qui croient à des sottises.

 

Chasseur 2 : - Comme ça, on est certains de ne rencontrer personne.

 

Chasseur 1 : - En plus, ce n’est plus la période de la chasse. Normalement, c’est interdit.

 

Chasseur 2 : - Raison de plus pour qu’on soit tranquilles.

 

 

 

(Ils continuent à arpenter la scène à la recherche de gibier. Ils s’arrêtent devant le rempart.)

 

 

 

Chasseur 3 : - C’est quoi cette muraille ?

 

Chasseur 1 : - Le soi-disant château du vieux roi Artémius, celui dont je vous parlais.

 

Chasseur 2 : - Ah bon ? Il a vraiment existé ?

 

Chasseur 1 : - C’est ce qu’on raconte.

 

Chasseur 3 : - Si ça se trouve, c’est vrai que son fantôme hante la forêt…

 

Chasseur 2 : - N’importe quoi ! En plus Artémius ! Quel nom ridicule ! S’il croit qu’une

 

                         histoire pareille va me faire peur.

 

(Un groupe de 5 promeneurs arrivent alors.)

 

Les enfants : - Bonjour !

 

Les chasseurs : - Bonjour !

 

Promeneur 1 : - C’est encore la période de la chasse ?

 

Chasseur 1 : - Euh… On peut dire ça… euh… Oui ! Oui ! Oui !

 

Promeneur 2 : - Il ne me semble pas. C’est fini depuis le 28 février.

 

Chasseur 2 : - Oui ! C’est vrai ! Mais c’est particulier pour cette forêt. On a une autorisation

 

                         spéciale.

 

Promeneur 3 : - On peut la voir.

 

Chasseur 3 : - Elle est au fond de notre sacoche, sous un tas d’affaires. Faites-nous confiance.

 

                         On sait ce qu’on fait.

 

Promeneur 4 : - C’est vraiment étrange, on n’en a jamais entendu parler de cette histoire de

 

                             chasse ici en juin.

 

Promeneur 5 : - Et pourtant, on est souvent en randonnée.

 

Chasseur 1 : - Vous connaissez bien ce coin ?

 

Promeneur 1 : - Non. C’est la première fois qu’on vient ici.

 

Promeneur 2 : - Et même si c’est la première fois, votre histoire de chasse est vraiment très

 

                            bizarre.

 

Promeneur 3 : - Je n’ai jamais vu ça nulle part.

 

Promeneur 4 : - Personnellement, je ne crois pas un mot de votre histoire.

 

Promeneur 5 : - Jamais on a donné une autorisation en juin, sauf pour des battues spéciales

 

                              prévues par la préfecture.

 

Chasseur 2 : - En quelque sorte, c’est un peu ça.

 

Chasseur 3 : - Mais c’est resté secret pour ne pas faire peur aux gens.

 

(A ce moment-là, le fantôme d’Artémius apparaît derrière les chasseurs. Les enfants crient et s’enfuient. Artémius s’est installé juste derrière les chasseurs)

 

Chasseur 1 : - Alors là ! C’est la meilleure de l’année. On a réussi à faire fuir les promeneurs

 

                         rien qu’avec des mots.

 

Artémius : - Ce n’est pas très compliqué. Ce n’est pas la peine de faire les malins.

 

Chasseur 1 (à Chasseur 2) : - Qu’est-ce que tu dis ?

 

Chasseur 2 : - Mais je n’ai rien dit !

 

Chasseur 3 : - Moi non plus !

 

Chasseur 1 : - Ne vous moquez pas de moi. Je n’aime pas ça du tout.

 

Artémius : - Mais, ce qu’il est susceptible le Monsieur !

 

Chasseur 1 (en colère) : - Mais vous allez arrêter tous les deux.

 

Chasseur 3 : - Mais je n’ai rien dit !

 

Chasseur 2 : - Moi non plus !

 

Chasseur 3 : - Tu es complètement parano !

 

Chasseur 1 : - Je sais très bien que c’est un de vous deux qui a parlé. C’est logique, il n’y a

 

                        que nous ici.

 

Artémius : - Ah non ! Je suis là aussi.

 

(Les trois chasseurs se retournent. Artémius se cache derrière eux. Puis ils se retournent encore. Artémius fait la même chose)

 

Chasseur 2 (à Chasseur 1) : - Moi aussi, j’ai entendu une autre voix.

 

Artémius : - C’est la mienne !

 

(Chasseur 1 et 2 se retournent vers Chasseur 3)

 

Chasseurs 1 et 2 : - Ça suffit maintenant !

 

Chasseur 3 : - Mais quoi ! Je n’ai rien dit ! C’est peut-être le fantôme d’Artémius ?

 

Chasseur 2 : - Mais bien sûr ! Qu’il se pointe celui-là et il va voir de quoi je me chauffe !

 

Artémius : - Ça tombe bien, je suis là. Je veux bien voir.

 

(Les trois chasseurs se retournent et voient le fantôme d’Artémius)

 

Chasseur 1 : - Aaaaaaaaaarttttttt….

 

Chasseur 2 : - Téééééééééééémmmmmmmmm…

 

Chasseur 3 : - miiiiiiiiiiiiuuuuuuuuuuusssssssss…. Aaaaaaaahhhhhhh !!!!!

 

(Les chasseurs s’enfuient en laissant tomber leurs fusils)

 

Artémius : - J’A-DORE ! Qu’est-ce que ça m’amuse ! C’est même mieux que de faire la       

 

              guerre. Franchement les légendes ont du bon, surtout quand elles sont vraies.

 

              Cool ! Franchement c’est trop cool. Je reviendrai.

 

(Artémius sort.)

 

 

 

(L’Homme-Muraille revient sur scène)

 

 

 

Homme-Muraille : - L’ombre d’Artémius plane sur cette forêt depuis des siècles. Mais est-il le seul Artémius à avoir foulé le sol de cette forêt ? Voilà un autre de mes secrets…

 

 

 

(Il sort. Toute une famille arrive sur la scène, le Grand-Père, ses enfants (3) et ses petits enfants (5). Au total, ils sont 8 sur scène. C’est une ambiance très joyeuse. Ils rigolent. Ils sont heureux)

 

 

 

Enfant 1 : - Voilà Papa ! On fête enfin ton anniversaire près du rempart du vieux roi qui porte

 

                    le même nom que toi.

 

Grand-Père : - Eh oui ! Je m’appelle Artémius ! Comme lui !

 

Enfant 2 : - Ils sont rares les gens à porter ce nom-là.

 

Enfant 3 : - Pour ma part, je n’en connais aucun, à part toi.

 

Petit-Enfant  1A : - Papi ? Ce vieux roi, c’était ton arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père ?

 

Grand-Père : - Je n’en sais fichtre rien. Il faudrait demander à mes parents. Mais je pense

 

                          qu’il est trop tard pour ça maintenant.

 

Petit-Enfant 2A : - Quand je serai grand, je ferai des recherches généalogiques pour savoir.

 

Petit-Enfant 2B : - Moi aussi, je le ferai avec (enfant A). On te dira quand on aura trouvé.

 

Grand-Père : - Oh ! Je ne serai plus de ce monde à ce moment-là. J’ai déjà 103 ans…

 

Petit-Enfant 3A (étonné) : - Oh ! Comme dans la légende du vieux roi Artémius. La maîtresse

 

                                                  nous l’a racontée à l’école.

 

Enfant 3 : - C’est vrai mon chéri ? Tu lui as dit que tu avais un grand-père qui s’appelle

 

                    Artémius ?

 

Petit-Enfant 3A : - Oui. Mais elle ne m’a pas cru. Elle disait que je faisais mon malin.

 

Petit-Enfant 3B : - C’est vrai. Elle m’a même demandé à la récré pour vérifier ce que mon

 

                                 frère avait dit. Puis elle est partie en secouant la tête comme si on lui

 

                                 racontait des bobards. Je l’ai entendu marmonner qu’on était des

 

                                 aballufateurs dans la famille. Quelque chose comme ça.

 

Enfant 3 : - Des affabulateurs…  Je lui écrirai un mot pour éclaircir tout ça.

 

Petits-Enfants 3A et 3B : - Merci Maman !  (ou) – Merci Papa !

 

(Le fantôme d’Artémius apparaît à côté du grand-père Artémius. Mais personne ne le voit, sauf le grand-père qui lui sourit)

 

Grand-Père (au fantôme d’Artémius) : - Quand j’étais petit à l’école et que je disais mon

 

                                                                        nom, on me racontait toujours votre histoire. Je suis

 

                                                                        bien content de vous voir enfin.

 

Artémius : - Moi aussi. Pour une fois que je rencontre quelqu’un qui porte mon nom. Parfois

 

                     des gens me voient comme tout à l’heure. Et je leur ai joué un bon tour. Mais

 

                     souvent je passe inaperçu, comme maintenant. Il n’y a que vous qui me voyez.

 

(Ils continuent de parler ensemble)

 

Enfant 1 : - Mais Papa, à qui parles-tu ?

 

Grand-Père : - Mais au roi Artémius ! Il est là ! (Il le montre)

 

Petit-Enfant 2A : - Mais il n’y a personne Papi.

 

Petit-Enfant 2B : - Tu es sûr que ça va Papi ?

 

Petit-Enfant 1A (triste) : - J’ai peur que Papi perde la boule.

 

Enfant 1 : - Ne t’inquiète pas mon chéri. Il est juste un peu fatigué et ému d’être ici pour son

 

                    anniversaire.

 

Petit-Enfant 3A : - Dis Papa (ou Maman), c’est ça qu’on appelle la maladie du Zaïmeur ?

 

Petit-Enfant 3B : - Ah Bon, Papi a le Zaïmeur ?

 

Petit-Enfant 2A : - C’est quoi le Zaïmeur ? C’est une sorte de danse.

 

Petit-Enfant 2B : - Mais non, c’est un métier.

 

Petit-Enfant 1A : - Un métier ? N’importe quoi ! C’est un sport où on doit zaïmer.

 

Petit-Enfant 3A : - C’est comment qu’on zaïme ?

 

Petit-Enfant 3B (hésitant) : - Il faut peut-être chercher des trucs dans la forêt le plus vite

 

                                                    possible.

 

Petit-Enfant 1A : - Mais non, ça c’est de la course d’orientation.

 

Enfant 2 : - Les enfants ! Les enfants ! Du calme ! On dit maladie d’Alzheimer. Mais votre

 

                     papi n’a rien de cela. Il est juste un peu perturbé par la situation.

 

Enfant 3 : - Allez ! On sort le gâteau et les bougies ?

 

Tous : - Oui !!!!

 

Artémius : - Vous avez de la chance d’avoir une famille comme ça. Elle est formidable avec

 

                      vous.

 

Grand-Père : - Elle est parfois un peu étouffante. Elle me prend pour un gaga. Comme si je

 

                          n’avais rien vécu avant.

 

Enfant 1 : - Mais enfin, de qui parles-tu ? Et surtout à qui parles-tu ?

 

Grand-Père (commençant à s’énerver) : - Mais je parle au roi Artémius qui est juste là !!! Je

 

                                                                          vous l’ai déjà dit. Vous ne comprenez donc rien ?

 

Petit-Enfant 2A : - Tu es fatigué Papi ?

 

Grand-Père : - Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Je ne suis pas fatigué ! Je suis

 

                          très en forme. En plus, le roi Artémius est venu me voir. Il est là !!!

 

(Il le montre encore)

 

Enfant 2 : - Ecoute Papa. Je crois que c’était une mauvaise idée de faire l’anniversaire dans la forêt. Tu perds la tête avec cette histoire du roi Artémius…

 

Artémius (à Enfant 2 qui ne l’entend pas, ni ne le voit) : - Mais non ! Pas du tout ! Je suis bien

 

                                                                                                      là ! Regardez !

 

(Il se place juste lui mais ce dernier ne voit rien)

 

Grand-Père : - Mais vous commencez tous à m’agacer !

 

Artémius (à Grand-Père) : - Tenez ! Prenez cet écu d’or. Il vous donnera une jeunesse

 

                                     éternelle. Vous pourrez alors courir et galoper comme un gamin. Vous

 

                                     échapperez ainsi à votre famille.

 

Grand-Père : - C’est vrai ?

 

Artémius : - Eh bien oui ! Puisque je vous le dis !

 

 

 

(Artémius donne l’écu d’or au Grand-Père qui lance alors sa canne en l’air, se met à sauter partout, à courir puis à disparaître dans la forêt en compagnie du roi Artémius. Stupéfaite, la famille reste d’abord bouche bée, puis chacun part à la recherche du Grand-Père en criant « Papi ! Papi ! » ou « Papa ! Papa ! » ou encore « Artémius ! Artémius ! ».

 

Certains ont peur, d’autres pleurnichent. Les parents consolent leurs enfants. Ils sortent.)

 

 

 

(L’Homme-Muraille apparaît)

 

 

 

Homme-Muraille : - C’est incroyable comme un mur de pierres peut conserver tant de

 

                                     mystères, n’est-ce pas ? Et ce n’est pas fini. En voici un autre…

 

 

 

(L’homme-muraille sort dans les coulisses tandis que cinq personnages arrivent sur scène. Ils s’installent tranquillement au pied du mur. L’un d’eux tient dans sa main un petit sac avec un paquet dedans.)

 

 

 

Personnage 1 : - Notre trésor est maintenant bien ficelé dans ce petit sac. C’est le bon

 

                              endroit pour le cacher. Aucun d’entre nous ne doit plus venir ici avant cinq

 

                              ans. On se le partagera à ce moment-là.

 

Personnage 2 : - Oui. Nous nous sommes fait la promesse.

 

Personnage 3 : - Dans cinq ans, on se retrouvera ici, le même jour à la même heure. Le

 

                              temps aura passé. Ce sera le bon moment.

 

Personnage 1 : - Ce serait imprudent de partager maintenant.

 

Personnage 5 : - En plus la police va être sur les dents quand ils vont s’apercevoir de la

 

                              disparition.

 

Personnage 4 : - Dans cinq ans, l’affaire aura été oubliée.

 

Personnage 3 : - Personne n’y penseras plus.

 

Personnage 2 : - A part nous.

 

(Ils rigolent)

 

Personnage 1 : - En tous les cas, c’était osé d’aller piquer ces bijoux sans que personne ne

 

                              s’en rende compte.

 

Personnage 5 : - Même pas le bijoutier.

 

Personnage 3 : - Il doit être au courant maintenant. Tu te souviens. On a entendu l’alarme de

 

                              loin quand on a tourné au carrefour.

 

Personnage 2 : - C’est pour ça que la police doit déjà être sur l’affaire.

 

Personnage 1 : - Il faudra se montrer discret et n’en parler à personne.

 

Personnage 4 : - Ces bijoux doivent valoir des millions.

 

Personnage 3 : - C’est sûr.

 

Personnage 5 : - Ce sera dur de tenir, mais on y arrivera.

 

Personnage 2 : - On n’a pas d’autre choix.

 

Personnage 4 : - On verra si on a tenu bon.

 

Personnage 5 : - On le fera parce qu’on se l’est promis. Parce qu’on est des amis.

 

Tous : - Un pour tous ! Tous pour un !

 

Personnage 2 : - On pourrait cacher le sac juste derrière le mur.

 

Personnage 4 : - C’est une bonne idée. Personne n’ira fouiner dans les herbes folles derrière

 

                              ce vieux muret abandonné.

 

Homme-Muraille (voix off) : - Vieux muret ! Vieux muret ! Un peu de respect pour un ancien

 

                                                      château !

 

Personnage 5 : - Qui a dit qu’il fallait un peu de respect pour un vieux château ?

 

Personnage 2 : - Je ne sais pas. Tu as dû entendre des voix.

 

(Les autres rigolent tandis que Personnage 5 se vexe)

 

Personnage 3 : - Un peu comme Jeanne d’Arc.

 

Personnage 4 : - Fais attention ! Tu vas finir brûlé comme elle.

 

Personnage 1 : - Méfie-toi des anglais si tu en croises !

 

(Tous rigolent une nouvelle fois)

 

Personnage 5 : - C’est bon ! Vous avez fini de vous foutre de moi ?

 

Personnage 2 : - Ne t’énerve pas. C’était juste pour rigoler.

 

Personnage 5 : - Ce n’était pas drôle.

 

 

 

Personnage 3 : - ça peut arriver d’entendre des choses dans sa tête même si personne ne dit

 

                              rien.

 

Personnage 5 : - Mais je sais ce que j’ai entendu. Quelqu’un a dit que ce n’était pas un vieux

 

                              muret mais un ancien château !

 

Personnage 4 : - Allez ! On ne va pas se chamailler pour une histoire de vieux château.

 

Personnage 1 : - On a plus important à faire.

 

Personnage 2 : - Oui. Revenons plutôt à notre petit trésor.

 

Personnage 3 : - Tu as raison. En plus, ce lieu est parfait pour le planquer.

 

Personnage 1 : - Bien sûr. Qui viendrait y traficoter quelque chose à part l’un de nous ?

 

Personnage 4 : - Personne. Et surtout pas un de notre groupe. On se fait confiance.

 

Personnage 5 : - On a fait une promesse. Nous la respecterons.

 

Personnage 3 : - Si l’un de nous trahissait sa promesse, ce serait à ne plus croire en l’amitié.

 

Personnage 2 : - Bon, on le planque notre trésor ?

 

Personnage 1 : - Allons-y !

 

(Ils vont tous derrière le mur. Improvisation : On les entend parler tandis qu’ils creusent pour cacher le trésor. Ils reviennent devant le mur sauf les personnages 3 et 5 qui vérifient si tout va bien)

 

Personnage 1 : - Bon ! Qu’est-ce que vous faites les gars ?

 

Personnage 3 (voix off) : - On rajoute des brindilles et des pierres.

 

Personnage 2 : - Pas trop ! Ce serait trop visible !

 

Personnage 5 (voix off) : - OK !

 

(Le personnage 3 revient tandis que le personnage 5 reste encore invisible. Le sac passe alors par-dessus le rempart tandis que le personnage 5 apparaît devant le mur)

 

Personnage 4 : - Mais pourquoi tu as balancé le sac ? Il était bien planqué !

 

Personnage 5 : - Mais j’ai rien balancé !!!

 

Personnage 2 : - Mais tu te fous de nous ! Il est là le sac (Il le montre). Tu viens de nous

 

                              l’envoyer à l’instant !

 

Personnage 5 : - Mais ce n’est pas moi ! Je vous jure !

 

Personnage 3 : - Tu es vraiment pénible ! Entre les voix que tu tends et du baratin !

 

Personnage 5 : - Mais c’est n’importe quoi ce que vous dites.

 

Personnage 1 : - Bon ! Ça suffit maintenant ! On le replanque ensemble puis on sort tous en

 

                              même temps. Comme ça il n’y aura plus d’histoire.

 

(Ils retournent tous derrière le mur pour cacher le trésor, puis ressortent tous ensemble)

 

Personnage 4 : - Allez ! Maintenant tout le monde chez soi.

 

Personnage 5 : - Et on ne se voit plus pendant cinq ans.

 

Personnage 1 : - Notez la date de notre rendez-vous dans votre calendrier !

 

Personnage 3 : - Dans cinq ans précisément.

 

Personnage 2 : - Même jour, même heure ! Je vous dépose chacun à un arrêt de bus

 

                              différent.

 

Tous : - Un pour tous, tous pour un !

 

(Ils sortent. Quelques secondes plus tard le sac est de nouveau balancé par-dessus le mur. L’Homme-Muraille apparaît.)

 

Homme-Muraille (mécontent) : - C’est moi qui ai jeté ce maudit sac. C’est vrai quoi ! Je

 

                                                            déteste ces gens qui cachent leurs saletés dans la nature.

 

                                                            En plus à mes pieds ! Je ne suis pas une poubelle quand

 

                                                            même !

 

(L’Homme-Muraille sort de scène)

 

(Cinq personnages apparaissent alors sur scène, des randonneurs.)

 

Randonneur 1 : - Oh ! Regardez ! Il y a un sac par terre ! 

 

(Tous s’arrêtent tandis que la randonneur 1 ramasse le sac et l’ouvre)

 

Tous (à la vue du contenu) : - Oooooohhhhhh !!!!

 

Randonneur 2 : - Des diamants !!!

 

Randonneur 3 : - Cinq !

 

Randonneur 4 : - Justement on est cinq !

 

Randonneur 5 : - Ça fait un par personne.

 

Randonneur 3 : - On a du bol !

 

Randonneur 1 : - C’est une sacrée veine.

 

Randonneur 5 : - On se balade peinards et hop on tombe sur un trésor abandonné ou perdu.

 

Randonneur 4 : - On devrait se balader plus souvent ensemble. On deviendrait milliardaires.

 

(Ils se partagent le contenu du sac)

 

Randonneur 1 : - Ça doit valoir un paquet de billets ! A vue de nez, chacun des bijoux doit

 

                              valoir au moins deux briques.

 

Randonneur 3 : - C’est mieux que de jouer au loto.

 

Randonneur 2 : - Moi, je vais le vendre et m’acheter une maison au bord de la mer avec

 

                              piscine.

 

Randonneur 4 : - Et moi, avec l’argent, je vais m’acheter une Porsche et une Ferrari.

 

Randonneur 5 : - Moi, je vais m’acheter un restaurant sur les Champs-Elysées à Paris avec

 

                              hôtel de luxe, jacuzzi et tout le tintouin.

 

Randonneur 2 (émerveillé) : - J’adore randonner en forêt…

 

(Trois policiers arrivent sur scène)

 

Policier 1 : - Ça doit être eux !

 

Policier 2 : - Bonjour Messieurs ! Vos papiers s’il vous plaît !

 

(Les policiers contrôlent les papiers des randonneurs)

 

Policier 3 : - Veuillez nous montrer ce que vous tenez dans vos mains.

 

Randonneur 1 (inquiet) : - On vient de les trouver par terre.

 

Policier 1 (n’en croyant pas un mot) : - Mais bien sûr !

 

Policier 2 (regardant une photo): - Ce sont bien les bijoux volés. Ils correspondent à la photo.

 

Randonneur 2 : - On ne sait rien de ces bijoux.

 

Policier 1 (à ses collègues) : - Ils sont cinq comme le nombre de types sur les caméras de

 

                                                    surveillance.

 

Randonneur 3 : - Quelles caméras de surveillance ? Nous, on se baladait en forêt.

 

Policier 2 : - C’est ça ! Et moi, je bronzais sur la plage.

 

Policier 3 : - Monsieur veut jouer au plus malin.

 

Randonneur 4 : - Mais je vous assure Messieurs les policiers que nous ne savons rien de ces

 

                               bijoux. Notre voiture est garée là-bas à environ deux kilomètres.

 

Policier 1 : - C’est quoi comme véhicule ?

 

Randonneur 5 : - C’est une Peugeot 308.

 

Policier 2 : - Comme celle qui a quitté les lieux du cambriolage…

 

Randonneur 2 : - Mais je ne comprends pas. C’est une terrible méprise. On y est pour rien. Je

 

                               vous assure.

 

Policier 3 : - On en parlera au commissariat. Suivez-nous maintenant.

 

 

 

(Tout le monde sort dans un grand brouhaha, les randonneurs sont très agités devant cette incompréhension)

 

 

 

 

 

 

 

(Scène improvisée durant laquelle on voit des promeneurs dans la forêt. Certains viennent pique-niquer, d’autres courent. Certains discutent. On voit aussi des animaux)

 

 

 

(L’Homme-Muraille revient sur scène.)

 

 

 

Homme-Muraille (criant) : - Roi Artémius ! Roi Artémius ! Roi Artémius !

 

 

 

(Celui-ci arrive à ses côtés)

 

 

 

Roi Artémius : - Vous me cherchiez ?

 

Homme-Muraille : - Oui. J’avais envie d’avoir de la compagnie, celle du bon vieux temps.

 

                                    Pas celle de ces excités d’humains du XXIème siècle.

 

Roi Artémius : - C’est vrai qu’ils semblaient bien agités d’après ce que j’ai pu entendre.

 

Homme-Muraille : - Plus de problème maintenant. La police a embarqué les uns et les autres

 

                                     ne reviendront pas avant cinq ans pour chercher un sac qui n’est plus là.

 

Roi Artémius : - Vous leur avez joué un bon tour.

 

Homme-Muraille : - Non mais ! On ne se débarrasse pas impunément de ses affaires près de

 

                                     ma muraille.

 

Roi Artémius : - Ah ! Mon rempart est toujours aussi intransigeant, et toujours bien présent

 

                             même s’il s’est un peu abîmé avec le temps.

 

Homme-Muraille : - Ce n’est pas parce que je suis une ruine que je dois me laisser faire.

 

Roi Artémius : - Je suis bien d’accord avec vous. Il ne faut jouer avec le passé.

 

Homme-Muraille : - Les gens d’aujourd’hui sont ce qu’ils sont parce que nous avons été. Je

 

                                     ne suis pas un jeu, mais une mémoire d’un autre temps.

 

Roi Artémius : - Cher Esprit du vieux rempart, voilà qui est bien dit. Ne restons pas là à nous

 

                             énerver sur le présent. Allons plutôt voir ce qui reste de notre temps dans

 

                             cette forêt.

 

Homme-Muraille : - Je vous accompagne Sire. Nous découvrirons peut-être d’autres lieux

 

                                     qui ont fait votre légende et celle du vieux rempart…

 

 

 

(Ils sortent dans les coulisses)

 

 

(Les enfants se lèvent un à un et vont se présenter face au public. L’Homme-Muraille et le Roi Artémius les rejoignent. Ils saluent)

 

FIN

 

 

 

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 Galerie-Photos du spectacle

 

Photos - famille Markey


31/03/2019
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Les yeux de l'art

LES YEUX DE L’ART

 

 Semur-en-Auxois, revue et corrigée

 

 

Que ça fait du bien quand les yeux de l’art et des artistes se penchent sur ce monde !

 

Pourtant l’art n’a rien de fonctionnel, et heureusement, il n’est pas fonctionnel. Il se penche sur l’humanité et sa Terre en s’attardant sur les bords de chemin, sur les taillis sauvages, sur les marges qui parlent autant de la route que si on se trouvait en son milieu balisé. Car la route balisée n’a de sens que parce qu’elle est signifiée par ses bordures qui ouvrent sur d’autres paysages, sur les possibles que la raison ignore, sur les espoirs qu’on exclut par ignorance.

 

Et l’art combat l’ignorance par le ressenti à fleur de peau, en battements de cœur et en émotion.

 

 

 

 

L’art est un vagabond qui traîne sur les bas-côtés, qui s’émerveille des lumières et des ombres, qui vit de plongée et de contre-plongée, de vagues et d’ondulé contre l’horizontalité des regards bardés d’œillères.

 

L’art ignore la peur, ou la vainc en l’utilisant comme une énergie créative.

La peur, la faim, la douleur deviennent colère et combat, mouvement et création.

 

L’art naît de l’esprit libre. Il ne peut être détruit. Car s’il meurt quelque part, il renaît ailleurs chez quelqu’un d’autre. Un relais dans le temps et l’espace, du passé au futur, d’un continent à l’autre. Il suffit d’un seul humain vivant pour reprendre le flambeau. 

 

L’art ignore les frontières. Son univers est aussi grand que l’humanité entière, même au-delà.

Il est né avec le premier homme et se terminera avec le dernier vivant.

 

L’amour, la fraternité, les mains tendues sont des mots de son univers, sans exclusive, sans compétition, sans concurrence, hors des carcans de religiosité, hors des valeurs comptables de mécène. Il suffit de saisir ses propos, sa réactivité, ses élans.

 

"Docteur Folamourde Stanley Kubrick, «Hiroshima mon amour» de Alain Resnais, «Godzilla» (le 1er opus japonais), chacun à leur façon, disaient déjà l’enfer et la folie nucléaire longtemps avant Tchernobyl et Fukushima. Et quand les drames se sont réellement produits, les images de l’art ont refait surface pour mieux parler du réel, comme une mémoire déjà présente de ce qui n'était pas encore, mais qu'on savait pourtant possible, peut-être inéluctable.

 

L’art parle d'ailleurs souvent avant le constat du réel. Une proclamation de ce qui est heureux, ou peut l'être, ou bien encore une prise de conscience de ce qui menace, de ce qui condamne, de ce qui déjà se détruit.

 

 

Victor Hugo

 

 

Les écrivains et les poètes promènent leurs chants de mots en prose ou en vers dans les prairies des âmes vagabondes, dans le creuset des douleurs oubliées, dans les chroniques de vie qui ne sont plus d'actualité, dans les songes d'une vie meilleure à laquelle chacun en ce monde aspire.

Comédies et tragédies de fiction évoquent l’humanité dans ses grandes épopées ou ses petites histoires qui font la grande mémoire du monde.

 

Le théâtre, comme celui de Bertolt Brecht, amène le spectateur à avoir un regard critique. Il suscite la réflexion et le jugement plus que l'identification, que ce soit par le rire ou les larmes.

 

Les scénarii hollywoodiens des films catastrophes pensaient déjà le 11 septembre bien longtemps avant le 11 septembre. Entre une tour infernale en feu et un requin tueur sur les côtes américaines du Pacifique, émerge le même personnage d'une société qui détruit, dans un spectacle où l'on ne voit d'abord que les trucages les plus performants.

 

Les comédies sociales britanniques font rire autant qu’elles émeuvent de ces petites vies presque sans importance qui disent que les « héros » sont des gens ordinaires avec des besoins presque ordinaires dans une situation placée sur le terrain artistique de l’extraordinaire.

 

Le commun devient singulier, l’anodin devient essentiel et dans les yeux de ces gens de passage, inspirés des artistes, surgit le rêve, l’envie d’aller plus loin, alors que la normalité de l’existence mise en tiroirs voudrait les en limiter.

Et ces gens de passage, êtres de fiction ne sont que des semblables, presque clones, à ces vraies personnes dans la vraie vie qui disent et qu'on n'entend pas. L'art cinématographique leur donne la parole à haute voix.

 

Les œuvres picturales ou sculptées nous entraînent dans le mouvement des couleurs, dans les champs en relief de premier plan en arrière-plan, vers ces contrées que chacun s’invente.

 

La musique et la danse nous offrent les tourbillons de vie qui nous sortent de l’immobilité qu’on nous impose malgré la façade des belles idées vidées de leur sens.

 

Les photographes posent leur caméra sur des instants de lumière inattendue, sur des portions de paysages qu'on n'avait pas vues, sur des cadrages décalés qui disent le monde autrement, sur des scènes de vie qui émerveillent, interrogent ou bouleversent.

 

 

 

 

L’art donne de la profondeur au regard. Il fait voir l’invisible, il fait vibrer le moindre frisson, le plus petit souffle de vent et de couleur.

 

La vie sans l’art, c’est comme un océan sans houle, sans écume et sans tempête.

 

Pascal Marchand


11/01/2017
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Une école extraordinaire - APC - Mai-Juin 2019

Travail d'élèves de CM2 avec prise de vue photographique,

traitement de l'image par Photo Filtre

et conception de texte d'accompagnement de l'image.

 

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Les extraterrestres ont envahi le ciel et l'ont repeint en violet. Les nuages, eux, ont été repeints en bleu.

 

 

 

 

 

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 Les bombes de peinture de nos voisins ont été lancées sur l'école. Nous avons marché dedans et voilà le résultat.

 

 

 

 

 

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 Les écureuils s'ennuient. Ils décident donc d'appeler les oiseaux pour repeindre l'arbre.

 

 

 

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Il fait nuit noire au coeur de l'école des Cèdres. L'ombre de Naël apparaît tel un fantôme.

 

 

 

 

 

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Dans le parc de l'école, trois copines jouent à cache-cache en pleine nuit.

 

 

 

 

 

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Nous étions en train de faire du paintball dans le parc des Cèdres, quand on s'est aperçus que les billes de peinture sont pas vraiment tombées sur nous.

 

 

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 Il y a eu un incendie qui a eu des réactions assez bizarres sur l'école.

 

 

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Les couleurs se sont inversées dans l'école des Cèdres.

 

 

 

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Dans le parc des Cèdres, des randonneurs se promenaient. Ils avaient soif et l'eau a giclé de partout voilà le résultat.

 

 

 

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Dans le parc, on arrive à peine à apercevoir les arbres à cause du brouillard.

 

 

 

 


27/05/2019
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Livre / "Gustave Courbet, le peintre de la liberté" de Michel Ragon

« Gustave Courbet , peintre de la Liberté »

de Michel Ragon

 

Editions Fayard, 2004

456 pages 

 

 

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De prime abord, on pourrait dire que le livre de Michel Ragon est une biographie de la vie de Gustave Courbet. Ce n’est pas faux. Pourtant, c’est bien plus que cela.

 

C’est à la fois une biographie bien sûr, mais surtout un roman, un document d’histoire de l’art, un document d’histoire tout court, de géographie historique aussi entre le Jura (Ornans), Paris, la Normandie et la Suisse du côté de Martigny, pas très loin du lac Léman, bref une mine d’informations sur ce que furent le XIXème siècle, les gens d’influence de cette période, la vie du peuple à cette époque, la campagne et la ville, la ruralité et l’urbanité.

 

 

 

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Enterrement à Ornans - Gustave Courbet

 

 

C’est une grande épopée séculaire, tout en mouvements qui se lit comme une fiction. Et pourtant, il s’agit bien de la réalité passée au crible des évènements historiques, des témoignages, des correspondances d’artistes et de mécènes, des relations d’artistes souvent tumultueuses, emplies de jalousie et d’envie, de traîtrise mais aussi d’entraide. On découvre comme les chefs d’œuvres de l’art pictural sont inscrits dans un contexte bien moins glamour que l’émotion qu’ils dégagent à nos yeux maintenant.

 

Lire l’ouvrage de Michel Ragon, c’est (re)découvrir le XIXème siècle, ses révolutions, la Commune, le développement industriel, l’art et la peinture en particulier par la vie d’un homme aux contradictions profondes, à la fois hors de tout courant et pourtant si proche, politiquement très engagé du côté des défenseurs des plus pauvres et en même temps un homme d’affaire intraitable et souvent égocentrique, calculateur, qui gagna beaucoup d’argent. Les contradictions de l’homme sont comparables à celles de ce siècle, entre conservatisme royaliste et révolution bourgeoise, entre mouvements populaires et bourgeoisie qui joue les mécènes, entre rivalités d’artistes sur fond de nécessité économiques.

 

 

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Parfois, on peut ressentir des émotions comparables à la lecture des Misérables dans la manière d’entrer dans une époque troublée via la vie de cet homme hors du commun, c’est certain.

Ici, pas d’usine dans le nord, mais une ferme franc-comtoise qui l’a vu naître, le pays d’Ornans qui a marqué profondément sa peinture. Homme excessif, dont la vie est marquée par le scandale, il a presque tout réussi et finalement tout perdu. Ici pas un Jean Valjean, soucieux de ceux qui l’entourent, mais un homme libre, attentif à peindre le peuple contre les élites, à défendre les moins cultivés contre le pouvoir des académies et, en même temps, à vivre dans les excès de la bourgeoisie.

 

On peut aussi retrouver les élans de temps à autre de "Dix jours qui ébranlèrent le monde" du journaliste écrivain américain John Reed  propos de la Révolution Russe de 1917.

 

Le « roman » est traversé par de nombreux personnages comme Pierre-Joseph  Proudhon, précurseur de l’anarchisme , et Jules Vallès, écrivain et journaliste, insurgé de la Commune, fondateur du journal « Le Cri du peuple ».  On y rencontre aussi les grands noms de la peinture qui, pour certains, n’avaient pas encore la célébrité qui est la leur aujourd’hui,  Manet, Delacroix, Ingres, Corot… aussi les écrivains et poètes, Baudelaire, Victor Hugo… sans oublier les mécènes, les critiques d’art, Champfleuri et les autres…

 

Michel Ragon a basé ce livre sur un formidable travail de recherche d’archives. C’est ce qui le rend si dense et si prenant. On peut comprendre au final comme il est difficile de classer Gustave Courbet, peintre anticonformiste au possible, autant séduisant que répulsif, autant soutenable qu’insupportable.

 

Celui qui refusa la légion d’honneur avait dit à ce sujet :

« Quand je serai mort, il faudra qu’on dise de moi : celui-là n’a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n’est le régime de la liberté. »

 

Cette phrase sonne comme un étendard pour celui qui osa peindre « L’Origine du Monde »…

 

 

 

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Constance Quéniaux, danseuse à l'Opéra - Le visage caché de "L'Origine du Monde"

 

 

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12/05/2019
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Le Saviez-vous ? Ce n’est pas la Seine qui coule à Paris, mais l’Yonne !

La Seine, ses quais, ses bouquinistes, ses bateaux-mouches, ses ponts… Mythique, non ? Eh bien sachez que la Seine n’est pas aussi parisienne qu’on le croit et techniquement elle ne coule même pas sous les ponts de la capitale.

 

 

 

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« Sous le pont Mirabeau coule la Seine » disait Guillaume Apollinaire dans le plus célèbre poème de son recueil Alcools (1913). Ce poète si important du XXe siècle n’avait pourtant pas tout à fait raison, et pour cause : si l’on s’en réfère aux règles géographiques et hydrographiques, la Seine ne coule pas du tout à Paris et c’est un autre cours d’eau, l’Yonne, qui fait son lit dans la capitale.

 

Pour bien comprendre pourquoi c’est l’Yonne et non la Seine qui coule à Paris, il faut se remémorer nos cours de géographie de l’école primaire. On y apprenait alors que, lorsque deux cours d’eau se rejoignent, c’est celui qui possède le plus gros débit à cet endroit-là qui est considéré comme le cours d’eau principal, tandis que l’autre est considéré comme son affluent.

 

Or, au point de confluence de la Seine et de l’Yonne, ce n’est pas du tout la Seine qui gagne… Là où se rencontrent les deux cours d’eau, dans le village de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), l’Yonne possède un débit de 93 m3/seconde… contre 80 m3/seconde pour la Seine ! Selon les règles que l’on a apprises à l’école et qui sont en vigueur dans le monde scientifique, c’est donc bien la Seine qui se jette dans l’Yonneet pas l’inverse.

 

 

 

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Mais alors pourquoi la Seine a pris l’ascendant sur l’Yonne ?

 

Eh bien, parce qu’à l’époque gauloise, les sources de la Seine, situées en actuelle Côte d’Or, étaient considérées comme sacrées et un sanctuaire gallo-romain d’importance y était établi (voir commentaire - complément d'Isabelle "On y trouve le statue de la déesse Sequana"). Ce temple accueillait de nombreux habitants de la région venus chercher les bienfaits de cette eau sanctifiée, ce qui a de facto imposé l’idée d’une supériorité de la Seine sur l’Yonne. Au fil des siècles, la Seine n’a jamais cessé de garder son ascendant sur l’Yonne… au grand dam des Icaunais (habitants de la région d'Auxerre).

 

 

Article du site "Vivre Paris" du 7 mai 2019

Lien :  Seine et Yonne


10/05/2019
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Château de Malans - Haute-Saône - Art contemporain en pleine forêt

Château de Malans - Haute-Saône

Art contemporain en pleine forêt

 

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C'est un drôle de château situé à Malans, juste à côté de Pesmes en Haute-Saône, à environ 50 minutes de Dijon.

 

A première vue, c'est un château comme de multiples châteaux, avec son parc verdoyant et sa forêt. Pourtant, tout est ouvert, le parc comme la forêt.  Et comble du bonheur, on peut y dénicher de multiples oeuvres d'art contemporain  comme dans un jeu de cache-cache pour découvrir des petites merveilles d'originalité qui s'intègrent dans la nature avec une évidence claire.

 

Cela s'appelle l'île-art. On peut y accéder dans le bois en venant de Pesmes ou de Malans à côté du château, vers les rives de la rivière Ognon. C'est gratuit. Il a même été mis à la disposition des visiteurs des petites plaquettes couleurs pour retrouver toutes les oeuvres dans le parc. Elle sont disponibles dans des sortes de boîtes aux lettres aux différentes entrées du domaine. 

 

On peut y passer une heure comme deux ou trois, à traîner et à s'émerveiller, à monter et descendre des hauteurs de la forêt vers le parc du château jusqu'aux berges de l'Ognon.

 

Les artistes qui ont signé ces oeuvres habitent et travaillent pour beaucoup dans la région, certains viennent de Suisse et d'ailleurs. En commun, ils ont peuplé la forêt et le parc d'une vie étrange, de personnages troublants et de formes qui surprennent le regard. C'est souvent d'une grande beauté au milieu de ces arbres qui jouent les gardiens attentionnés de ce monde onirique et baroque, parfois aux limites du fantastique ou de la science-fiction. Ces "objets" étranges interrogent autant qu'ils fascinent, comme dans un rêve ici éveillé. Chacun trouvera sa réponse aux questions qu'il se pose devant des oeuvres à prendre comme elles sont, sans chercher à rendre rationnel ce qui apparaît avec évidence comme une balade hors du monde.  

 

C'est à découvrir absolument pour une belle promenade de week-end ou de vacances. Une manière de s'échapper du quotidien le temps de quelques heures...

 

 

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25/04/2019
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Cross des Cèdres 2019 - Vendredi 12 avril

Cross des Cèdres 2019

 

 

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Pour sa troisième édition, le cross de l'école des Cèdres a bénéficié du beau temps malgré les jours pluvieux qui ont précédé. De nombreux parents étaient présents pour encadrer les différentes courses, six au total : 7 min, 11 min, 15 min, 18 min et deux courses de 20 min du fait du nombre important d'élèves qui s'étaient inscrits sur ce temps. 

 

Comme les années passées, les enfants ont massivement soutenu leurs camarades en course par des encouragements, par des mains tendues à checker. Pour beaucoup d'élèves, ce fut un dépassement d'eux-mêmes avec une grande envie de faire mieux qu'à l'entraînement. 

 

Tout s'est passé pour le mieux. Certains enfants ont dépassé les 4 km et pratiquement atteint le cinquième (4.750 m de parcourus).

 

L'équipe éducative de l'école des Cèdres remercie très chaleureusement les parents qui se sont investis dans l'encadrement des élèves et ceux qui sont venus ne serait-ce qu'une demi-heure pour participer à la fête. Car, en effet, c'était une belle fête où visiblement beaucoup se sont fait plaisir. 

 

Voici maintenant les albums photos des différentes courses :

 

 

Course de 7 minutes

 

 

 

 

 

Course de 11 minutes

 

 

 

 

Course de 15 minutes

 

 

 

 

Course de 18 minutes

 

 

 

 

1ère course de 20 minutes

 

 

 

 

2ème course de 20 minutes

 

 

 

A voir aussi l'album-photos

Lien direct :  Cross des Cèdres 2019

 

 

 

Lien vers d'autres articles sur ce thème

 

Cross des Cèdres 2017

Cross des Cèdres 2018


19/04/2019
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