Classe de M. Marchand - Ecole des Cèdres Quétigny

Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

Ecole Primaire Les Cèdres Quetigny

Classe de M. Marchand

Activités de la classe de CM1-CM2 de M. Marchand


APC - Portraits chinois - CM2 - Octobre 2018

Portraits chinois des élèves de CM2 - Classe de . Marchand

 

Si j'étais un nuage,

je serais en forme de licorne.

 

Si j'étais un arbre,

je serais un arbre avec un feuillage en forme de coeur.

 

Si j'étais une voiture

je serais très grand avec des paillette.

 

Si j'étais une montagne,

je serais une montagne avec de la neige rose pailletée.

 

Sanah T.

 

Feuillage coeur.jpg

 

__________________________________________________________________

 

Si j'étais un nuage ,

je serais un nuage en forme de chaton multicolore avec les yeux bleu turquoise.

 

Si j'étais un arbre,

je serais tout bleu et rouge avec des étoiles qui brillent.

 

Si j'étais une voiture,

je serais très longue, rouge avec 1000 places dedans.

 

Si j'étais une montagne,

je serais toute grise en forme de carré avec de l'eau.

 

Célia O.

 

Chat multicolore.jpg

 

 

____________________________________________________________

 

 

Si j'étais un nuage,

je serais un petit nuage multicolore de coton

 

Si j'étais un arbre,

je serais un arbre immense avec beaucoup de feuilles et un grand trône.

 

Si j'étais une voiture,

je serais une voiture de sport noir avec des paillettes.

 

Si j'étais une montagne,

je serais une montagne avec un pic de neige jaune.

 

Lina J.

 

Voiture à paillettes 2.jpg

 

________________________________________________________________

 

Si j'étais un nuage,

je serais un nuage rouge en forme de triangle

avec un trou au milieu assez grand

et je ferais tomber des frites.

 

Si j'étais un arbre

je serais très grand qu'on irait jusqu'aux nuages

avec des feuilles bleus et avec une seule branche verte.

 

Si j'étais une voiture,

je serais une voiture bleue avec six roues

rouges et deux sièges multicolores.

 

Si j'étais une montagne,

je serais très grande et j'irais jusque dans l'espace

et je serais bleue et je serais la seule montagne

où il n' y aurait aucun humain

qui ne l'aurait jamais escaladée

tellement elle serait dangereuse.

 

Nicola S.

 

Arbre immense 2.jpg

 

____________________________________________

 

 

Si j'étais un nuage,

je serais un nuage jaune fluo avec des étoiles roses.

 

Si j'étais un arbre,

je serais un arbre avec plein de petites fleurs rose pâle.

 

Si j'étais une voiture

je serais une Mercedes Classe A, en marron

 

Si j'étais une montagne,

je serais une grande montagne pleine de neige

avec un bonhomme de neige.

 

Maïssane Q

 

nuage multicolore 2.jpg

 

_______________________________________________________________________

 

 

Si j'étais un nuage,

je serais petit, tout doux et rose pailleté.

 

Si j'étais un arbre ,

je serais grand avec plein de cerises.

 

Si j'étais une voiture,

je serais grande et bleue turquoise pailletée.

 

Si j'étais une montagne,

je serais grande avec une cascade et des arbres avec des fleurs blanches.

 

 

SOUMAYA S.

 

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Si j'étais un nuage,

je serais un grand nuage noir qui ferait des éclairs.

 

Si j'étais un arbre,

Je serais tout petit et je ferais pousser des bananes.

 

Si j'étais une voiture,

je serais une Porche Cayenne blanche.

 

Si j'étais une montagne,

je serais grande avec beaucoup de neige dessus.

Je serais multicolore et pointu.

 

Naël

 

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Si j'étais un nuage ,

je serais un petit nuage blanc

 

Si j' étais un arbre ,

je serais un arbre fin avec des petites branches et des jolies feuilles

 

Si j'étais une voiture ,

je serais une grosse voiture familiale rouge

 

Si j'étais une montage ,

je serais une grosse montagne blanche .

 

Tasnime

 

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Si j'étais un nuage,

je serais un grand nuage gris qui fait de la pluie,

du tonnerre et de la neige.

 

 

Si j'étais un arbre,

je serais un grand arbre avec des feuilles vertes à côté d' une plage.

 

 

Si j'étais une voiture,

je serais une voiture de sport volante bleue avec sept places,

des portes qui se lèvent et la vitesse maximale serait de 320km/h avec une climatisation,

qui va sous l'eau et ce serait une Porsche.

 

 

Si j'étais une montagne,

je serais une grande montagne pointue avec de la neige et un chalet.

 

Adam

 

(Bientôt d'autres textes...)


01/10/2018
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Théâtre - BFF, le temps des soldes - Création de Clara, Emma et Sara, élèves de CM2 - Juillet 2018

BFF - Best Friends Forever

"Le temps des soldes"

Texte de Clara, Emma et Sara, élèves de CM2

Juillet 2018

 

photo-soldes.jpg

 

(Emma la joyeuse, Clara la râleuse et Sara la penseuse se retrouvent)

 

Emma : - Yeahhh ! Ce sont les soldes !

Clara : - ça ne sert à rien d'y aller. Il n'y a jamais rien qui me va. Et si ça se trouve, je vais mourir dans cinq minutes. 

Sara : - C'est pas grave. Je pense même qu'il y a des soldes sur les cercueils. 

Clara : - Hum Hum... Très drôle !

Sara : - Bon on y va ? Sinon, il y aura trop de monde. 

 

photo-soldes 02.jpg

 

(Toutes les trois arrivent dans le magasin)

 

Sara : - Quelles couleurs je choisis ? Bleu ou rose ? 

Emma : - Talons aiguilles ou talons compensés ? Ah ! mais qu'est-ce que je suis bête ! Talons aiguilles bien sûr !

Clara : - Et moi, je parie qu'il n'y a pas ma taille ! 

Emma : - Eh ouais. 

 

(Marion arrive sur les entrefaites) 

 

Marion : - Les filles ! Les filles ! Vous êtes au courant ? 

Clara, Emma, Sara : - Non. Qu'est-ce qui se passe ? 

Marion : - Johnny est mort !!!

Clara, Emma, Sara (stupéfaites) : - Johnny est Mort ? 

Marion : - Oui, Johnny est mort !!!

Emma : - Non. Jure !!! Il est mort ???

Marion : - Ben oui. 

Sara : - Mais il est mort de quoi ? 

Marion : - D'un cancer.

Clara : - Bon on rentre ! ça fait deux heures qu'on est là et on a déjà une mauvaise nouvelle.

Emma et Sara : - D'accord. On n'a plus le coeur à faire les soldes. 

 

image-solde2.jpg

soldes-hiver-2017.jpg

 

Fin du premier épisode...


05/07/2018
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Théâtre - "Musée Zarbi" - Classe de CM2 - Spectacle de juin 2018

Théâtre "Musée Zarbi" - Création des CM2 - Spectacles des 8 et 11 juin 2018

 

Affiche Théâtre 01.jpg

 

 

 

Pour la  kermesse de l'école, la classe de CM2 de l'école des Cèdres a présenté sa pièce "Musée Zarbi" sous forme de deux saynètes jouées deux fois chacune dans la salle polyvalente dans le cadre du programme artistique de la fête.

 

"Musée Zarbi 1" et "Musée Zarbi 2" ont ainsi été jouées devant un public d'une densité équivalente à la force de la pluie au dehors. Au plus fort de l'orage, ce sont près de 80 personnes qui s'étaient entassées à l'abri, puis pour les spectacle suivants, quand tout était redevenu calme à l'extérieur, chaque représentation a accueilli entre 30 et 40 personnes à chaque fois, soit au total environ 180 spectateurs sur les quatre représentations. 

 

Le décor est resté posé là jusqu'au lundi où la classe a remis le couvert pour les élèves de Mme Mannino, une dernière de qualité avec des élèves soucieux de donner vie à leurs personnages, une manière de saluer une dernière fois la jeune Fille à la Perle et ses célèbres amis de peinture, Paul Gauguin, Vincent van Gogh, Théo Van Gogh, Le Docteur Gachet, René Magritte, Salvador Dali, François 1er, le père et sa fille du tableau "American Gothic " de Grant Wood,  le frère qu'on leur avait inventé, tout cela avant le démontage définitif des rideaux et des portants. 

 

Il reste maintenant les photos et le texte que vous pouvez découvrir ci-dessous. 

 

 

Galerie-Photos - Clichés de Karelle Mannino

 

 

 

 

Le texte original de la pièce 

 

1ère partie

 

Affiche Théâtre 01C.jpg

 

 

MUSEE ZARBI – Introduction

 

(En fond de scène, deux tableaux « Autoportrait de Paul Gauguin » et « La jeune fille à la perle » - Sur le côté, un panneau indiquant « Musée Zarbi – Salle 1 » - Au centre de la pièce un canapé pour le repos des visiteurs)

(Un visiteur entre très pressé)

 

Visiteur 1 : - Mince ! Il n’y a personne. J’espère que la visite n’est pas commencée. Je n’ai

                      pas regardé l’heure avant de partir de la maison. Avec mon bol habituel, sûr

                      que je suis en retard. Quand un gardien arrivera, je lui demanderai.

(Il tourne en rond dans la salle en regardant à droite et à gauche pour voir si quelqu’un arrive. Justement un autre personnage entre en scène.)

Visiteur 1 : - Bonjour ! Vous savez si la dernière visite de la journée a commencé ?

Visiteur 2 : - Oh non ! Pas encore ! Nous sommes en avance. Je suis inscrit pour cette

                    visite moi aussi et elle commence dans cinq minutes.

Visiteur 1 : - Ah ! Vous me rassurez. J’étais persuadé que j’avais raté le départ.

Visiteur 2 : - Vous n’avez pas d’inquiétude à avoir. Nous sommes les premiers.

(Ils se sourient et s’approchent des deux tableaux pour les observer de près. Quatre autres personnages entrent en scène)

Visiteur 3 : - C’est bien là pour la visite ? On nous a dit qu’il fallait attendre le démarrage

                     en salle 1.

Visiteur 4 : - On ne veut pas rater le début. C’est une exposition exceptionnelle.

Visiteur 2 : - Oui, oui, c’est là. Nous aussi (il montre Visiteur 1), nous faisons partie du

                     groupe.

Visiteur 5 : - Pour ma part, j’ai dû courir comme un fou pour être à l’heure.

Visiteur 6 : - D’après ce qu’on m’a dit à l’entrée, nous sommes tous là à présent.

Visiteur 3 : - Parfait. Il n’y a plus qu’à attendre les deux guides.

Visiteur 1 : - Nous avons une sacrée veine. Une expo comme celle-là, ce n’est pas

                    souvent que ça arrive.

Visiteur 6 : - C’est même la première fois que ça se fait.

Visiteur 4 : - Il faut dire que c’est très difficile de monter une exposition comme celle-là.

Visiteur 2 : - Voir réunis autant de chefs d’œuvre dans un seul lieu, ce n’est pas près de se

                     reproduire.

Visiteur 6 : - Des tableaux en provenance des quatre coins du monde !

Visiteur 5 : - Et tout cela dans un musée de notre ville !

Visiteur 4 : - « La Joconde », L’autoportrait à l’oreille bandée de van Gogh et « la jeune fille

                     à la perle » dans un même lieu, c’est quelque chose d’unique !

Visiteur 3 : - Il paraît qu’ils ont même installé dans la même salle l’autoportrait de van

                    Gogh, le portrait de son frère Théo et aussi celui du médecin de Vincent,

                    le Docteur Gachet.

Visiteur 5 : - Ces trois tableaux ont tous été peints par Vincent van Gogh.

Visiteur 4 : - Toute la petite famille au même endroit !

Visiteur 1 : - Il y a même l’autoportrait de Paul Gauguin !

Visiteur 2 : - Sans parler de Salvador Dali et de René Magritte.

Visiteur 3 : - Que des chefs d’œuvre !

Visiteur 4 : - C’est une chance fabuleuse.

Visiteur 5 : - Un vrai miracle !

Visiteur 6 : - Je vais finir par croire une nouvelle fois au Père Noël.

Visiteur 3 : - C’est vrai ! Je n’arrive pas à y croire. Et en plus, nous avons droit à une visite

                     guidée.

Visiteur 4 : - Il paraît que ce sont des guides qui travaillent d’habitude au Louvre à Paris.

Visiteur 1 : - Bon d’accord. On paie tout cela très cher. L’entrée n’est pas donnée.

Visiteur 5 : - Mais pour des chefs d’œuvre pareils, c’est assez normal.

Visiteur 2 : - J’espère seulement qu’il n’y aura pas de gamin insupportable pour nous

                    gâcher la visite.

Visiteur 6 : - C’est assez rare pour ce genre d’exposition.

Visiteur 3 : - En général, les gens qui viennent avec des enfants le font sans visite guidée.

(Les deux guides arrivent à ce moment)

Guide 1 : - Bonjour mesdames et messieurs. Nous serons vos guides pour cette exposition.

Guide 2 : - Nous allons commencer par les salles du fond avant de revenir vers la salle 1.

Guide 1 : - C’est là que se terminera notre visite.

Guide 2 : - Allons-y Messieurs Dames !

MUSIQUE

(Ils sortent de la scène tandis que deux gardiens s’approchent)

Gardien 1 : - Tu as vu, il y a eu du monde aujourd’hui !

Gardien 2 : - C’est une exposition qui marche du tonnerre.

(Une femme et son enfant arrive en courant sur la scène. Ils sont essoufflés)

Maman : - La visite guidée est déjà commencée ?

Gardien 1 : - Elle vient de partir, il y a deux minutes.

Maman : - Ouf ! J’ai cru qu’on y arriverai jamais. Avec mon gosse qui traîne les pieds

                 depuis qu’on est partis. Il est insupportable.

Enfant : - Mais moi, je voulais pas y aller. C’est toi qui m’a forcé.

Gardien 2 : - Ils sont dans la salle du fond !

Maman : - Merci ! (à son enfant) Allez ! On y va ! Si tu es sage, tu auras droit à un pain au

                 chocolat et une canette de coca.

Enfant (pas convaincu) : - Bon d’accord !

(Il suit sa mère en traînant des pieds. Ils sortent de scène)

Gardien 1 : - Avec un gamin pareil, ça va être chaud la visite !

Gardien 2 : - Ambiance ! Ambiance ! Pas sûr que tout le monde garde son calme jusqu’au

                     bout.

Gardien 1 : - Moi, je commence à fatiguer. Six heures debout presque sans pause. Je suis

                     éreinté.

Gardien 2 : - Je te comprends. Avant-hier c’était pareil pour moi. Heureusement, j’étais de

                     repos hier.

Gardien 1 : - Moi, je suis de repos demain. Pas de réveil qui sonne et grasse mat’ jusqu’à

                     11 heures !

Gardien 2 : - Je penserai à toi entre Gauguin et la Jeune Fille à la Perle.

Gardien 1 : - Et moi je penserai à toi en prenant mon chocolat chaud.

Gardien 2 : - Bon je vais faire un tour vers les salles du fond.

Gardien 1 : - Et moi, je vais vers les salles 2 et 3.

(Ils sortent de scène. Paul Gauguin et la Jeune Fille à la Perle sortent leur tête du cadre et les regardent partir)

 

MUSIQUE

 

Scène 1 

 

Gardien 1 : - C’est bientôt l’heure de la fermeture.

Gardien 2 : - Plus que dix minutes.

Gardien 1 : - Il y a encore du monde ?

Gardien 2 : - Juste un petit groupe avec deux guides. Ils sont encore devant le tableau de

                     Van Gogh.

Gardien 1 : - Lequel ?

Gardien 2 : - « Autoportrait à l’oreille bandée ».

Gardien 1 : - Ah ! D’accord ! Alors ils ne devraient plus tarder pour les deux dernières

                     œuvres.

Gardien 2 : - A moins que les guides ne soient encore trop bavards comme c’est souvent

                     le cas.

Gardien 1 : - Je ne crois pas que ce soir ils auront envie de traîner. J’ai cru comprendre qu’ils

                     avaient une réunion à 18 heures.

Gardien 2 : - Tiens ! Les voilà qui arrivent.

 

Scène 2

 

(Les gardiens s’écartent sur les côtés. Le groupe emmené par le guide s’arrête devant le tableau de la Jeune Fille à la Perle).

 

Gauguin (à la JFP) : - Ils vont s’occuper de vous !

JFP : - Je sais. Je ne suis pas idiote. S’ils s’arrêtent devant moi, ce n’est pas pour parler

            de votre séjour en Polynésie.

Gauguin : - Oh ! Pas la peine de vous énerver ! C’était juste pour causer un peu. C’est long

                   les après-midis accrochés à un mur sans rien dire.

JFP : - Ne vous inquiétez pas. Quand tout le monde sera parti, on reprendra notre

           discussion d’hier.

Gauguin : - Ok ! Ça marche !

 

(Ils redeviennent immobiles)

 

Guide 1 : - Nous voici donc devant la très célèbre « « Jeune Fille à la Perle » de Johannes

               Vermeer.

Visiteurs : - Whaooouuuhhh !

Guide 1 : - Ce tableau date d’environ 1665. Ce tableau ne portant pas de date, il a

                  fallu  plusieurs recherches pour en estimer l’année. Il fait partie de

                  cette période qu’on appelle l’Âge d’Or de la Peinture Néerlandaise.

Visiteur 1 : - C’est absolument magnifique !

Visiteur 2 : - Quel regard !

Visiteur 3 : - Un vrai chef d’œuvre !

Visiteur 4 : - Depuis le temps que je voulais voir ce tableau.

Enfant : - Maman ! La dame, elle a bougé la tête tout à l’heure quand on est arrivé. Et

                le monsieur à côté aussi.

Maman : - Ce sont des peintures, mon chéri, et les peintures ne bougent pas la tête, ça

                 reste toujours immobile. Mais tu as le droit de voir des têtes bouger sur un

                tableau même si ce n’est pas vrai.

Enfant : - Mais c’est vrai !!! Moi, je l’ai vu bouger !

Les autres Visiteurs : - CHUTTTTT !!!

Visiteur 2 : - Mais il va se taire ce gosse ! Il commence à me taper sur le système.

Guide 1 : - Remarquez la qualité du travail de la lumière qui éclaire le visage qui se

                  retourne comme si on venait de l’appeler.

Visiteur 1 : - C’est une très belle expression du visage.

Enfant : - Maman ! La dame, elle me regarde.

Maman : - C’est normal, mon chéri. On croit toujours qu’un tableau nous regarde.

Enfant : - Mais c’est pas toi qu’elle regarde ! C’est MOI !!!!

Les autres Visiteurs : - CHHHHHUUUUTTTTT !!!!

Visiteur 3 : - Mais ce n’est pas possible ! Ce gamin est insupportable !

Visiteur 4 : - On n’est pas dans une cour de récré !

 (Le guide montre qu’il est agacé par l’attitude de l’enfant)

Guide 1: - Qui est la jeune fille à la perle ? Voilà une question sans réponse connue à ce

                 jour. On a pensé à une des filles de Vermeer, mais elles étaient trop jeunes à

                cette époque. Certains ont avancé l’hypothèse d’une des servantes. Mais

                nous n’avons aucune certitude.

Gauguin (à JFP) : - Mais qui es-tu alors ?

JFP (à Gauguin) : - On en parlera tout à l’heure. Sinon le petit gamin va encore faire des

                                commentaires.

Enfant : - Maman ! Maman ! Ils ont encore parlé !

Les autres visiteurs : - CHHHHUUUUUUTTTTTTT !!!!

(Gauguin et JFP vont aussi un signe de se taire à l’enfant)

Visiteur 1 : - Quel manque d’éducation !

Visiteur 4 : - Mais il se croit où ce môme ?

Visiteur 3 : - Cet endroit devrait être interdit aux enfants !

Visiteur 2 : - Ou alors ils devraient faire la visite en dehors des groupes !

Maman (à son enfant) : - Tu vois ! Tu déranges tout le monde !

Enfant : - C’est pas de ma faute. C’est les gens sur les tableaux qui ont parlé !

Maman : - Ne recommence pas ton cirque ! Ça suffit !

Guide 1 (à la maman) : - Ecoutez Madame, il faudrait que vous fassiez taire votre enfant. Il

                                     commence à déranger la visite.

Maman : - Je suis désolée. (à son enfant) Maintenant tu te tais. Tu as compris ?

Enfant (déçu) : - Oui Maman.

Gauguin (agacé) : - Il est pénible ce gosse !

Enfant : - Maman ! Maman ! Le monsieur, il….

Les autres visiteurs (excédés) : - OOOOOOOOHHHHHHHHH !!!

Maman : - Bon ça suffit maintenant ! On sort ! Tu le fais exprès ou quoi !?!

(La maman tire son enfant vers la sortie du musée)

Guide 2 : - Mesdames et messieurs, pour terminer la visite, observons l’autoportrait

                  au chapeau de Paul Gauguin

JFP (à Gauguin) : - C’est à votre tour maintenant !

Gauguin (à JFP): - Et il n’y aura plus ce gamin agité pour perturber la visite.

JFP (à Gauguin) : - Vous avez plus de chance que moi.

Guide 2 : - Cette œuvre date de 1893. On y voit le peintre dans son atelier parisien après

                  son séjour à Tahiti.

JFP (à Gauguin): - Vous êtes resté longtemps à Tahiti ?

Gauguin (à JFP) : - On en reparlera après la visite.

Visiteur 1 : - Quelles couleurs sublimes !

Guide 2 : - Vous remarquerez le style très épuré, un décor qui rappelle le passé du peintre

                  en Polynésie.

Visiteur 2 : - Il devait avoir de la nostalgie.

Guide 2: - Tout à fait ! De ce voyage, il lui reste les choses simples de la vie. Tout le

                 contraire de ce qu’il vit en Europe.

Visiteur 3 : - On voit beaucoup de sensibilité sur le visage du peintre.

Guide 2 : - C’est exactement ça ! Il a été bouleversé par la façon dont on traitait les

                   polynésiens et c’est tout ça qu’il montre sur son visage tourné vers la lumière.

                   Il ne connaît pas encore son futur, mais il sait  que son passé dans les îles

                   l’aura marqué à jamais.

Visiteur 4 : - C’est impressionnant de voir tout ce que ce regard veut dire.

Guide 2 : - C’est là tout le talent de cet artiste du 19ème siècle qui retournera aux îles

               Marquises pour y finir sa vie en basculant dans le 20ème siècle. Voilà la visite est

               terminée. Merci de votre attention.

(Les visiteurs sortent tranquillement. Certains continuent à parler avec les guides)

JFP (à Gauguin): - C’est beau ce qu’il a dit sur vous.

Gauguin (à JFP) : - Cet andouille, il a failli me faire pleurer.

JFP : - Vous êtes quelqu’un de très sensible, n’est-ce pas ?

Gauguin : - Parlons d’autre chose s’il vous plaît !

 

 

2ème partie

 

Affiche Théâtre 01A.jpg

 

(Tandis que les derniers visiteurs s’attardent encore, les deux gardiens s’avancent devant la scène)

 

Narrateur : - Dans le musée Zarbi, pour la première fois,  sont réunies des œuvres exceptionnelles comme le Jeune fille à la perle de Johannes Vermeer, L’autoportrait de Paul Gauguin, l’homme à l’oreille bandée de Van Gogh, les portraits peints par Vincent Van Gogh de son frère Théo et de son médecin le docteur Gachet, American Gothic, ce fermier des années 30 aux USA avec sa fille, quelques tableaux de Salvador Dali et de René Magritte, le tableau de François 1er peint par

Parmi les visiteurs qui ont suivi la visite commentée, se trouve une mère et son fils très agité qui a vu La Jeune Fille à la Perle et Paul Gauguin parler sur leurs tableaux respectifs. Les commentaires de l’enfant ont beaucoup agacé les visiteurs.

Le soir arrive et la relève des gardiens va bientôt commencer.

 

Gardien 1 : - Bon, ça y est, la journée est terminée.

Gardien 2 : - Il n’y a plus qu’à attendre la relève pour la surveillance de nuit.

Gardien 1 : - J’espère qu’ils ne vont pas tarder. J’ai mal aux pieds et j’ai hâte de rentrer

                     chez moi.

Gardien 2 : - Tiens, justement les voilà !

(Deux gardiens arrivent avec des lampes-torches)

Gardiens 3 et 4 : - Salut les gars !

Gardien 1 : - ça fait plaisir de vous voir.

Gardien 3 : - Alors quoi de neuf ?

Gardien 1 : - Rien à signaler. Les tableaux sont silencieux et immobiles comme

                     d’habitude.

Gardien 2 : - Tu imagines s’ils se mettaient à causer et à bouger ?

Gardien 3 : - Alors là, je change de boulot tout de suite.

(Les gardiens  rigolent de cette bonne blague)

Gardien 2 : - Bon soyons sérieux, moi, j’y vais. On m’attend à la maison.

Gardien 3 : - Pas de souci on prend la relève.

Gardien 4 : - La brigade de nuit est en place.

 

(Les gardiens 1 et 2 sortent)

 

Scène 3

 

Gauguin : - Vous êtes de 1665 n’est-ce pas ?

JFP : - Oui, j’ai 353 ans.

Gauguin : - Whaoouuuuhhh ! Vous faites jeune pour votre âge.

JFP : - Merci du compliment. Mais vous aussi, vous faites jeune pour votre âge. Vous avez

           quand même 124 ans.

Gauguin : - La vie passe si vite. Je ne me rends plus compte. On ne prend même plus le

                   temps de fêter nos anniversaires.

JFP : - Remarquez mon 354ème anniversaire tombe cette nuit. On pourrait le fêter

           ensemble quand il n’y aura plus personne, entre deux tours de ronde des

          gardiens. Qu’en pensez-vous ?

Gauguin : - C’est une très bonne idée. Depuis le temps qu’on est coincés dans ce cadre.

                On fera tomber toute notre poussière.

                Au fait, Mademoiselle euh ? Quel est votre nom ?

JFP : - Je ne donne jamais mon nom. J’entretiens mon mystère.

Gauguin : - Ah ! Ça fait partie de votre célébrité. C’est comme la dame de la salle d’à côté.

                   La fameuse Joconde. On ne sait pas trop qui elle est.

JFP : - Celle-là ? Elle est beaucoup plus vieille que moi. Personne ne sait exactement

            quand elle a été peinte.

Gauguin : - C’est vrai. On raconte que c’est entre 1500 et 1520.

JFP : - On lui demandera si on la voit passer un de ces jours.

Gauguin : - Et vous, c’est qui le gars qui vous a peint ?

JFP : - C’est Vermeer, Johannes Vermeer. Et vous ?

Gauguin (fier) : - C’est moi !

JFP : - Vous ? Vous vous êtes peint ?

Gauguin : - Oui, c’est exactement ça.

JFP : - Mais comment vous avez fait ?

Gauguin : - Enfin je veux dire que le peintre a peint un personnage qui lui ressemble. Je

                   suis donc le peintre peint par lui-même.

JFP : - Ah je comprends mieux. Le peintre, c’est vous, mais en fait la vraie personne qui a

           pris le pinceau, c’est celle qui n’était pas coincée dans un tableau comme vous

           maintenant.

Gauguin : - Être coincé dans un tableau a au moins l’avantage d’être toujours de ce

                   monde alors que le moi (il se montre) qui m’a peint est mort depuis

                   longtemps lui.

(Vincent Van Gogh débarque comme un fou dans la salle. Il semble chercher quelque chose.)

 

MUSIQUE

 

Scène 4

 

JFP : - C’est qui celui-là ?

Gauguin : - C’est Vincent van Gogh. Je le connais. On a partagé un atelier de peinture

                   ensemble, à Arles. C’est un génie mais il est complètement fêlé. Il a même

                  voulu couper mon oreille au rasoir.

JFP : - Ah ! Quelle horreur !

VVG : - Où est ma palette que je finisse de manger les peintures ? Peut-être que je les

          avais mises dans cette salle…. Ma palette… le rouge était très bon… le jaune

             aussi… Où est ma palette ?... le violet avait mauvais goût.

(Il va même chercher au milieu des spectateurs. Théo Van Gogh arrive alors avec le docteur Gachet. Ils courent)

TVG : - Docteur Gachet ! Il est là !

Docteur : - Il va nous faire devenir chèvre celui-là. Vincent est complètement fou. 

TVG : - Il a beau être mon frère, ça devient insupportable de toujours lui courir après.

Docteur : - Ecoutez Théo ! Votre frère Vincent a de sérieux soucis. On va le récupérer et le

                  ramener sur ce fauteuil pour le calmer. Il faudra lui parler gentiment.

TVG : - D’accord Docteur !

(Ils vont chercher Vincent et le ramène tant bien que mal vers le fauteuil au centre de la scène)

Docteur : - Ecoutez Vincent ! Tout va bien…

VVG : - Je cherchais ma palette de peinture. Je voulais terminer de manger le rouge.

TVG : - Vincent ! Ta palette est rangée. Il faut que tu remontes dans ton tableau. Sinon, les

              visiteurs qui vont venir au musée ne te verront pas. C’est comme moi. Notre

            destin est maintenant d’être dans un tableau.

VVG : - Oh ! Regardez ! Il y a trois girafes multicolores qui jouent aux cartes !

(Il s’avance vers le public pour mieux les voir)

TVG (le rejoignant) : - Mais Vincent, qu’est-ce que tu fais ? Ce sont des gens, et en plus,

                     ils ne sont même pas célèbres comme nous.

Docteur : - Il a encore des hallucinations ! Pauvre garçon !

(Au public) Ne vous inquiétez pas. Il n’est pas dangereux. Ce n’est pas la peine de quitter

                   la salle.

TVG ( à VVG) : - Viens ! On va retourner dans le tableau

VVG : - Mais je veux ma palette. Je veux peindre.

Docteur : - Il faut être raisonnable Vincent ! La peinture c’est du passé. Votre place

                  comme celle de votre frère, comme la mienne, c’est d’être dans

                  un tableau maintenant.

TVG : - En plus, c’est toi qui les a peints tous les trois, ces tableaux.

Docteur : - Et comme les gens d’aujourd’hui connaissent nos histoires, ils ont eu la

                  gentillesse de nous placer tous les trois l’un à côté de l’autre.

Vincent : - Mais pourquoi, on n’a plus le droit de se déplacer à notre guise ?

Docteur : - Nous faisons partie du passé maintenant. Il faut laisser la place aux autres.

TVG : - Et on n’a pas à se plaindre, des milliards de personnes ne sont plus de ce monde

          et personne ne pense à elles car elles n’ont ni photos, ni tableaux. Elles ne sont

          pas célèbres comme nous.

VVG : - A mon époque, je n’ai pas vendu beaucoup de tableaux. Un seul. Et maintenant,

               mes œuvres valent des millions et sont dans les musées.

TVG : - Comme quoi il a fallu du temps pour qu’on comprenne que tu étais un génie.

Gauguin : - Un génie dangereux ! Il a voulu me couper l’oreille.

VVG : - N’en rajoute pas une couche Gauguin ! Sinon je te coupe les deux.

Docteur : - Du calme ! Du calme, messieurs ! Nous ne sommes plus au XIXème siècle.

Gauguin : - On ne va quand même pas se fâcher, C’est aujourd’hui l’anniversaire de

                   Mademoiselle. (Il montre la jeune fille à la perle) 354 ans et toujours jeune !

TVG (à VVG) : - Ecoute Vincent, la jeune fille a 354 ans. Tu ne vas quand même pas faire

                             une scène un jour pareil ?

VVG : - OK ! OK ! Je ne vais pas gâcher l’anniversaire de cette vieille jeune fille.

Docteur : - Voilà qui est bien dit !

 

MUSIQUE

 

Scène 5

 

(Dali, Magritte, François 1er et les personnages de Grant Wood entrent en scène)

Gauguin : - Mais qui sont tous ces zigotos ?

JFP : - Je n’en reconnais aucun. Il y en a juste un qui pourrait faire partie de mon époque.

           C’est celui-là ! (Elle monte François 1er)

Dali : - Je suis sorti de mon tableau. J’ai entendu dire qu’il y allait y avoir une fête ici ? C’est

            tellement rare que ça valait le coup de se remuer un peu le portrait.

François 1er : - Et nous, nous avons suivi.

Fille GW : - Ça ne nous enchantait pas plus que ça. Mais vu qu’il n’y avait plus personne

                     sur les tableaux dans notre salle, on est venus.

Homme GW : - Moi, je n’avais pas du tout envie de venir. C’est elle qui m’a forcé.

 

Fille GW : - Ah ! Ça, c’est bien toi, Papa. Toujours à reprocher aux autres les décisions que tu

                    ne veux pas prendre.

Homme GW : - Oh ! Je sais très bien ce que tu aurais dit si je n’étais pas venu…

Fille GW : - Tu ne sais rien du tout, Papa. Pour bavarder, il n’y a pas de

                    problème, mais quand il faut agir, ce n’est plus la même chose…

Homme GW : - Un peu de respect pour ton vieux père quand même !

Docteur : - Je vous en prie, vous n’allez vous y mettre à votre tour !

TVG : - Mais d’abord qui êtes-vous ?

Dali : - Je me présente : Salvador Dali, peint par lui-même. Un autoportrait en somme.

François 1er : - François 1er, roi de France, peint par Jean Clouet en 1530. Quinze ans après

                        Marignan soit dit en passant. Le fameux 1515.

Magritte : - Je me présente à mon tour : l’homme au chapeau melon peint par Magritte. Je

                   dois être l’un des plus jeunes parmi tous ceux et toutes celles présents ici.

Homme GW : - Nous sommes les célèbres fermiers du tableau American Gothic de Grant

                          Wood. Nous avons été peints en 1930.

Fille GW : - Nous aussi, nous sommes parmi les plus jeunes présents dans cette salle.

Docteur : - Vous êtes tous là pour la fête ?

Tous : - Ben oui !!!

Dali : - Des années à s’encrasser sur un mur, ça donne envie de bouger un peu.

Magritte : - Et quand, de loin, on a entendu une jeune femme parler de fête d’anniversaire, on

                   s’est dépêché de venir ici.

François 1er : - Cela fait des années que je n’ai plus dansé. En fait depuis les fêtes au château

                        dans les années 30.

Homme GW : - Vous étiez encore vivant dans les années 30 ?

François 1er : - Bien sûr ! En 1530, on dansait chaque semaine au château de Chambord après

                        la chasse et le dîner.

Homme GW : -  Ah ! Vous me rassurez. Nous aussi, on a vécu dans les années 30, mais au

                           XXème siècle.

Fille GW : - J’imagine un gars pareil dans notre campagne américaine. Il se serait fait chasser

                    à coups de fourche.

Dali (moqueur) : - Ah ! Ils ont l’air sympathique et accueillant ces paysans américains. Ils ont

                              autant le sens de la poésie qu’un rhinocéros fonçant sur un 4x4.

Magritte : - A défaut de poésie de la fourche, regardons leur ciel et son horizon lointain.

JFP : - En tous les cas, qui que vous soyez, je suis très heureuse que vous ayez eu envie de

            venir participer à mon anniversaire.

Gauguin : - Les gardiens ne sont pas encore là, profitons-en !

Dali : - Alors, commençons tout de suite…

 

Scène 6

 

(Le garçon GW entre comme un fou sur scène. Tout le monde se retourne vers lui)

Garçon GW (agité) : - Hop Hop Hop ! Et moi ? On m’a oublié ?

Magritte : - Qui c’est celui-là ? Il m’a l’air bien agité.

Fille GW : - Oh non ! Mon frère !

Magritte : - Il faudrait qu’il prenne un calmant.

Homme GW : - Mais qu’est-ce que tu fais là ?

Garçon GW (énervé) : - Je viens ici parce qu’on m’a oublié il y a 87 ans !

Magritte : - Même deux calmants.

Fille GW : - Mais Papa ! Laisse-le ! Il n’avait qu’à être là quand Grant Wood a peint le

                     tableau.

Garçon GW : - Ah ! Vous faites les stars tous les deux !  Vous êtes mondialement connus,

                         alors que moi qui suis de la famille, on ne me connaît même pas.

Fille GW : - Si tu étais venu quand on t’avait appelé, Grant Wood t’aurait mis sur le tableau,

                    mais Monsieur ne pense qu’à faire du vélo alors…

Garçon GW : - Eh ben ? Qu’est-ce qu’il y a de mal à faire du vélo ?

Fille GW : - Le problème, ce n’est pas le vélo, c’est toi qui ne répond pas quand on t’appelle.

Garçon GW : - On me reproche de ne pas être là, mais vous ne dites rien alors que Maman

                         non plus n’était pas là.

Homme GW : - La différence, c’est que ta mère n’a pas voulu qu’on la voie sur le tableau.

                          Elle ne voulait pas devenir célèbre. Elle était timide ta mère.  

Garçon GW : - Mais moi, j’aurais bien voulu être célèbre comme vous.

Fille GW : - Eh bien, Monsieur le râleur, quand on veut être célèbre, on ne fait pas de vélo !

(La discussion entre les trois membres de la famille continue sous forme de mime. Gauguin et JFP descendent de leur cadre pour écouter de plus près. VVG, TVG et le docteur Gachet les rejoignent)

Magritte (moqueuse) : - Eh ben ! Il y a de l’ambiance dans la famille !

VVG : - Que de bruit !

TVG : - ça ne va pas arranger les affaires de mon frère.

Magritte : - Ah ! Docteur ! Vous n’auriez pas une boîte de calmants pour tous ces excités ?

Docteur : - Plus maintenant. Je ne suis qu’un médecin de peinture.

Dali : - Ils sont trop fous tous les trois. J’aimerais vraiment les peindre. Dommage que je ne

            peux plus.

François 1er : - Pourquoi ?

Dali : - Sire ! Je peux vous appeler Sire, mon cher François ?

François 1er (fier) : - Bien sûr. C’est comme ça qu’on m’appelait quand j’étais en chair et en

                      os. J’étais le grand François 1er, celui qui a introduit la Renaissance en France. 

Dali : - Donc Sire, je ne peux plus le faire parce que je suis mort à présent. Je ne suis plus

            qu’un portrait sur une toile, comme vous. Comment voudriez-vous que je fasse. Avez-

            vous déjà vu un portrait peindre d’autres portraits ?

Magritte : - Les humains d’aujourd’hui inventent tellement de choses qu’ils pourraient vous le

                   faire faire maintenant. Vous connaissez les clones ?

TVG : - Des quoi ?

Magritte : - Des clones.

Dali : - Non, je n’en ai pas entendu parler.

Docteur : - Moi non plus.

Magritte : - Et les hologrammes ?

VVG : - Des quoi ?

Magritte : - Des hologrammes.

Docteur : - Je n’en ai jamais entendu parler.

Dali : - Moi non plus. C’est quoi vos clones et vos hologrammes ?

Magritte : - D’abord ce ne sont pas les miens. Ce sont des inventions très modernes qui sont

                  des doubles identiques de ce que vous êtes.

Dali : - Ah !

François 1er : - Je n’aurais pas aimé avoir un clone ou un hologramme de moi-même. Je suis

                        unique. Je suis le seul, le puissant François 1er .

TVG : - Un clone de mon frère, ça serait deux fois plus de travail pour s’en occuper.

Docteur : - Deux Vincent van Gogh à s’occuper ? Un boulot de dingue !

Dali : - Je suis mort trop tôt. Moi, j’aurais vraiment aimé avoir à mes côtés, plein de

            Salvador Dali exactement comme moi-même. J’aurais pu peindre des centaines de

            toiles que je n’ai pas eu le temps de peindre à mon époque. Ça aurait été fou,

            complètement fou.

Magritte (au public) : - Il est complètement fou !

François 1er : - A mon époque, c’était beaucoup moins compliqué. Heureusement que je ne

                       suis plus qu’un tableau.

Magritte : - De toute façon, Messieurs, vous ne pouvez plus rien y changer. Alors pas la peine

                   de se prendre la tête. Regardez, moi j’ai mes tableaux plein de ciel et de nuages et

                   j’adore m’y perdre avec mes personnages sans corps ou sans visage. Je suis libre !

Garçon GW (parlant très fort) : - Trouvez-moi tout de suite un peintre qui me peigne pour me

                                                      mettre à côté de mon père et ma sœur !

Homme GW : - Ecoute mon fils, il n’y a pas de peintre ici. Il n’y a que des tableaux.

Garçon GW : - Il y a bien des peintres qui ont peint ces tableaux ?

(Il montre les tableaux tout autour)

Fille GW : - Tous ceux qui ont peint ces tableaux ne sont plus là maintenant.

Garçon GW : - Alors trouvez-moi en un autre qui est encore vivant !

Magritte : - Si je peux me permettre d’intervenir dans votre discussion familiale…

Homme GW : - Je vous en prie, peut-être qu’il comprendra mieux avec vous.

Fille GW : - Essayez quand même. Je ne suis pas sûr que vous arriverez à grand-chose avec

                    lui.

Magritte : - Un peintre de maintenant vous ferait dans un style pas du tout comparable.

Dali : - Et vous ne deviendriez célèbre que dans 40 ou 50 ans, voire beaucoup plus.

Docteur : - Peut-être même jamais. La gloire, ce n’est pas pour tout le monde.

François 1er : - Votre père et votre sœur vous voleraient encore la vedette pour pas mal

                        d’années.

Magritte : - Pour quelqu’un qui veut tout faire très vite, ce serait encore raté.

Garçon GW : - Bon ça va ! Et vous (il montre Magritte, Dali et François 1er), pas la peine

                         d’en rajouter une couche.

 

Narrateur : - Dans la première partie, un gamin agité avait perturbé la visite. Eh bien savez-vous qu’il  a réussi à échapper à la surveillance de sa mère. On l’a même vu revenir vers le musée. Mais ça c’est une autre histoire dont on reparlera dans la troisième et dernière partie.

 

3ème partie

 

Affiche Théâtre 01B.jpg

 

Scène 7

 

Narrateur : - Dans la première partie, nous pénétrons dans le musée Zarbi, pour la première fois,  sont réunies des œuvres exceptionnelles comme le Jeune fille à la perle de Johannes Vermeer, L’autoportrait de Paul Gauguin, l’homme à l’oreille bandée de Van Gogh, les portraits peints par Vincent Van Gogh de son frère Théo et de son médecin le docteur Gachet, American Gothic, ce fermier des années 30 aux USA avec sa fille, quelques tableaux de Salvador Dali et de René Magritte, le tableau de François 1er peint par

Un gamin agité avait perturbé la visite guidée du musée.

Dans la deuxième partie, les personnages des tableaux n’en ont fait qu’à leur tête. S’en est suivi une grande pagaille pendant laquelle Vincent Van Gogh est arrivé en courant en voulant manger la couleur rouge de sa palette. Tout le monde s’en est mêlé dont Théo, son frère, le docteur Gachet lui aussi sorti de sa toile, François 1er, Magritte et Salvador Dali, et bien évidemment La jeune Fille à la Perle et Paul Gauguin. Il y a même le fils du fermier du tableau de Grant Wood qui est venu râler parce qu’il n’avait pas été peint avec son père et sa sœur.

 Pour cette troisième partie, savez-vous que le gamin agité a réussi à échapper à la surveillance de sa mère. On l’a même vu revenir vers le musée, là où la pagaille continue.

 

(L’enfant entre en courant dans la salle, tout le monde se retourne vers lui, même Gauguin et JFP)

 

Gauguin : - C’est le gamin de tout à l’heure !

JFP : - Mais il n’y a plus de visite à cette heure. Et en plus le musée est fermé.

Garçon GW : - Qui c’est ce môme ?

Enfant : - Je suis le fils de ma mère.

Fille GW : - C’est sûr, il n’est pas le fils de son oncle.

Dali : - Sinon, il serait aussi son propre cousin.

Magritte : - Et sa mère serait sa tante.

Docteur : - Sa sœur serait sa cousine.

VVG : - Sa grand-tante serait sa grand-mère.

Homme GW : - Et son grand-oncle serait son grand-père. Quelle horreur !

François 1er : - Là, je ne suis plus. Trop compliquée pour moi cette époque.

Gauguin : - Mais elle est où sa mère ?

JFP : - Je vous parie qu’elle le cherche.

Fille GW : - Elle est où ta mère ?

Enfant : - Elle me cherche…

JFP (à Gauguin) : - Vous voyez ! Je vous l’avais dit !

Enfant : - Je voulais revenir voir les tableaux qui parlent…

Tous les personnages : - Alors tu es bien tombé !

Dali : - On est tous là !

Magritte : - Et on parle !

Enfant : - Oui, mais vous dites n’importe quoi ! Je suis le fils de ma mère. Je ne suis pas le fils

                de mon oncle et ma mère n’est pas ma tante.

Magritte : - Ne t’inquiète pas, c’était juste un jeu de mots. On extrapole.

Enfant : - Vous esrataulez ? C’est quoi esratauler ?

(Les personnages se regardent sans savoir quoi dire)

François 1er : - Quelle époque ! Du grand n’importe quoi !

Gauguin ( à JFP) : - Mais comment se fait-il que lui seul se rende compte que nous parlons ?

JFP (à Gauguin) : - Parce que c’est un enfant !

 

Scène 8 

 

(Un gardien entre sur ces entrefaites. Les personnages se mettent à hurler, courent dans les sens et s’en vont. Gauguin et JFP retournent vers les cadres mais se trompent. Chacun prend le cadre de l’autre. L’enfant reste figé sur place)

 

Gardien 4 : - Mais qu’est-ce que tu fais là mon gaillard ?

Enfant : - J’étais venu voir les tableaux qui parlent. Ils étaient en train d’esratauler. Oui, je

                vous assure, ils esrataulent.

Gardien 4 : - Personne ne va en taule, encore moins des tableaux. Et d’abord, comment tu es

                     rentré ici. Le musée est fermé !

Enfant : - Je suis passé par la porte de derrière. Elle n’était pas fermée à clé. Je voulais voir les

                tableaux qui…

Gardien 4 : - …parlent. Je sais. Tu l’as déjà dit ! Suis-moi tout de suite que je te ramène à ta

                     mère !

(Il le prend par le bras pour le sortir. L’enfant résiste)

Enfant : - Non ! Je veux voir les tableaux qui parlent et qui esrataulent. Non ! Non !

 

(D’un coup, l’enfant arrive à s’échapper et s’enfuit vers les tableaux. Le gardien 3 arrive sur les entrefaites. Il voit son collègue tout déconfit.)

 

Gardien 3 : - Ben ! Qu’est-ce qui t’arrive ?

Gardien 4 : - Tu ne vas pas me croire. Pourtant c’est vrai. J’ai vu les personnages des tableaux

                     qui se sont enfuis en me voyant. Ils étaient sortis de leur cadre. Ils hurlaient.

                     Y’avait juste un petit gosse qui était resté là au milieu et qui me disait que les

                     tableaux retournaient en taule. C’était l’horreur. Je…

Gardien 3 : - Calme-toi mon gars. Je ne sais pas si tu as bu quelque chose avant de venir

                     travailler, mais va falloir te calmer, mon gars. Va falloir te calmer ! Attends !

                     J’appelle les collègues. J’espère qu’ils ne sont pas encore partis.

(Il prend son portable et appelle. Il parle quelques instants)

Gardien 3 : - On a de la chance. Ils étaient sur le parking en train de discuter. Ils arrivent tout

                     de suite.

Gardien 4 : - Je t’assure que c’est vrai ce que je raconte.

Gardien 3 : - Tu es trop fatigué. Les gardes de nuit t’épuisent mon gars.

Gardien 4 : - Mais arrête de m’appeler mon gars ! Je ne suis pas ton gars.

                     (Il s’assied sur le canapé central)

Gardien 3 : - Mais ne t’énerve pas, je veux juste t’aider.

 

(Les deux autres gardiens entrent en courant)

 

Gardien 1 : - Qu’est-ce qui se passe encore ?

Gardien 3 : - Notre collègue ne va pas bien. Il a des hallucinations.

Gardien 2 : - Comme Van Gogh ?

Gardien 4 : - Bon ! Ça va ! Ça va. Je n’ai pas d’hallucinations. C’est vrai ! C’est vrai !

Gardien 2 : - Calme-toi mon gars !

Gardien 4 (énervé) : - Je ne suis pas ton gars !

Gardien 3 : - Il m’a dit que les personnages des tableaux se sont mis à hurler en le voyant. Ils

                     étaient sortis de leur cadre. Il paraît qu’il y avait un gamin au milieu de tout ça

                     qui disaient que les tableaux allaient en taule.

Gardien 1 (à Gardien 2) : -  Whaaoouuuh ! Alors là, notre collègue ne va vraiment pas bien.

Gardien 2 (à Gardien 1) : - Je ne sais pas ce qu’il fait de ces journées avant de venir travailler,

                                            mais là, on touche le fond.

Gardien 1 (à Gardien 4) : - Il faut que tu ailles voir le docteur.

Gardien 3 (à Gardien 4) : - Un arrêt te ferait du bien.

Gardien 2 (à Gardien 4) : - Un bon repos de quinze jours…

Gardien 4 : - Mais je vous assure, les personnages des tableaux étaient sortis de leur…

Gardien 2 : - … cadre, je sais. Je sais. J’ai bien entendu.

                    (moqueur) mais tu sais, moi aussi, il m’est arrivé un truc bizarre. La chouette de

                    l’église Notre-Dame de Dijon m’a dit bonjour quand je l’ai touchée avec ma

                    main.

(Les gardiens 1, 2 et 3 éclatent de rire)

Gardien 1 (moqueur) : - Eh ben moi, j’ai vu un tramway qui est sorti des rails pour s’envoler

                                       au-dessus des voitures en passant près de la piscine olympique.

(Les gardiens 1, 2 et 3 éclatent de rire)

Gardien 3 : - Et ben moi, le GPS de ma voiture m’a dit « Espèce d’andouille ! Je vous ai dit de

                     tourner à droite ! »

(Les gardiens 1, 2 et 3 éclatent de rire)

Gardien 4 (s’énervant) : - Bon ! Ça suffit ! Vous commencez à m’énerver. Vous ne

                                         comprenez rien ! C’est vrai ce que je dis ! C’est vrai !  C’est vrai !

(Il sort très énervés. Les trois le suivent)

Gardien 3 : - Mais reviens ! C’était juste pour détendre l’atmosphère.

Gardien 1 : - Faut pas se fâcher. C’était juste pour rire.

Gardien 2 : - Il n’a vraiment pas le sens de l’humour.

 

Scène 9 

 

(Les deux guides entrent en scène)

 

Guide 1 : - Mais tu es sûre que tu l’avais pendant la dernière visite ? Tu ne l’as pas laissé au

                  vestiaire.

Guide 2 : - Mais oui, je l’avais mon portable. J’ai même regardé l’heure pour voir si on n’était

                  pas en retard.

Guide 1 : - Tu l’as peut-être laissé dans la salle de réunion ?

Guide 2 : - Mais non. J’ai regardé partout. Il n’y était pas.

Guide 1 (inquiète) : - On a l’air malin, comme ça, dans le musée, à 8 heures du soir.

Guide 2 : - 8 heures ou 11 heures, ce serait pareil. J’ai besoin de mon portable.

Guide 1 : - Et s’ils enclenchaient l’alarme sans qu’ils sachent qu’on est encore ici ?

Guide 2 : - Je viens de dire aux gardiens que j’en avais pour deux minutes.

Guide 1 : - Fais vite quand même, même s’ils sont occupés avec leur collègue qui a l’air bien

                  secoué.

Guide 2 : - Je me dépêche. Je sais que je l’avais, quand on présentait les tableaux de Gauguin

                   et de la Jeune Fille à la Perle, je l’avais dans ma main.

(Guide 2 regarde, étonnée, les tableaux de Gauguin et la Jeune Fille à la Perle)

Guide 1 : - Quand même, pour un portable !

Guide 1 : - Aaaaahhh !

(Guide 1 voit sa collègue regarder les tableaux)

Guide 1 : - Mais qu’est-ce qu’il y a ?

Guide 2 : - Tu as remarqué ? Il y a quelque chose de bizarre.

Guide 1 : - Eh bien ! Il y a le tableau de Gauguin et celui de la jeune Fille à la Perle.

Guide 2 : - Oui, mais les tableaux ont changé de place. Ils ont été intervertis.

Guide 1 : - Mais oui ! Tu as raison ! C’est vraiment bizarre !

(Les deux guides se retournent vers le public tandis que Gauguin et JFP se dépêchent de retourner à leur place, dans leur bon cadre)

Guide 2 : - Je deviens folle. J’ai peur de devenir Van Gogh et d’avoir des hallucinations.

Guide 1 : - On a dû mal voir. Fermons les yeux quelques secondes puis retournons-nous. Le

                  stress et la fatigue nous font peut-être perdre la tête.

Guide 2 : - J’espère que tu as raison. On compte jusqu’à 5 tout doucement et puis on se

                  retourne. C’est cette histoire de portable qui me rend folle ! Je deviens folle ! Je

                  deviens folle !

Guide 1 : - Calme-toi ! On compte ensemble.

(Elles se prennent la main et comptent ensemble, lentement puis très doucement se retournent. Les deux portraits sont à la même place.)

Guide 1 et 2 : - Aaaaahhh !!!

Guide 2 : - Quoi ! Les tableaux sont à la bonne place ! Mais qu’est-ce qui m’arrive ?

Guide 1 : - C’est ton stress qui nous fait voir les choses de travers…

Guide 2 (fouillant dans sa poche) : - Mon portable ! Il était dans ma poche !

Guide 1 : - Quelle histoire ! Pour un portable !

Guide 2 : - Sortons vite ! Il est temps de rentrer maintenant. Ça devient intenable ici.

 

Scène 10 

 

(La mère entre, suivie de tous les visiteurs)

 

Mère : - Mais il est passé où mon gamin ?

Visiteur 1 : - Vous êtes sûre qu’il était revenu vers le musée ?

Visiteur 6 : - Pourquoi serait-il là, alors que visiblement il n’avait pas envie de venir…

Mère : - Mais si ! Il m’a dit qu’il voulait revoir les tableaux qui parlent ! Je suis sûre qu’il est

              revenu au musée.

Visiteur 5 : - Il n’avait peut-être pas envie de venir mais il a quand même fait une crise pour

                     rester.

Visiteur 2 (moqueur) : - Il voulait peut-être « é-cou-ter » les tableaux.

(Les visiteurs éclatent de rire)

Mère : - Mais je vous en prie ! Je ne vous avais rien demandé. C’est vous qui, dehors, m’avez

              proposé de m’aider à retrouver mon fils. Alors pas la peine de se moquer.

Visiteur 6 : - Excusez-nous. Nous sommes sans doute perturbés par le fait de nous retrouver

                     dans ce musée, incognito, comme des voleurs. Ne nous en voulez pas. Nous

                     comprenons votre inquiétude.

Visiteur 3 : - C’est vrai. C’est assez impressionnant de se retrouver là, au milieu des ces

                     œuvres qui nous regardent comme des fantômes.

Visiteur 4 : - Soyons quand même discrets. Si les gardiens nous voyaient. Ils nous enverraient

                     au poste de police.

Visiteur 6 : - Justement, c’est peut-être au poste de police qu’on devrait aller. Ils seraient sans

                     doute plus efficaces que nous.

Mère : - Non ! Je suis sûre qu’il est là, tout près de nous. Aidez-moi ! Je vous en prie.

Visiteur 5 : - Ecoutez madame. Je n’aime du tout cette situation. Allons plutôt voir la police.

Visiteur 3 : - Je crois que c’est une bonne idée.

Visiteur 6 : - Ils ont raison Madame. La police sait faire dans ce genre de circonstances.

(Visiteur 6 prend doucement la mère par le bras et l’entraine vers la sortie. Tout le monde suit)

Visiteur 2 : - C’est mieux ainsi.

Visiteur 6 : - Vous allez voir Madame, nous allons retrouver votre fils. Tout ira bien. Sortons

                     maintenant par la porte de derrière avant qu’elle en soit définitivement fermée.

Visiteur 3 : - En espérant que personne ne nous a vus ici.

Visiteur 4 : - De loin, j’ai vu que les gardiens avaient l’air occupés avec un de leurs collègues.

Visiteur 6 : - Alors profitons-en tant qu’ils sont encore à faire autre chose.

(Les visiteurs sortent de scène)

 

Scène 11

 

(Magritte entre précautionneusement sur scène suivis des autres personnages. Ils regardent  à droite puis à gauche)

 

Magritte (aux personnages) : - Il n’y a plus personne. On peut commencer notre fête.

Dali : - Ça a l’air très calme.

François 1er : - Je crois que c’est le bon moment.

Docteur : - Il ne faut pas tarder.

JFP : - Allez quand même vérifier du côté des gardiens. On ne sait jamais.

Gauguin : - S’ils arrivaient maintenant, ils seraient encore surpris. On va finir par les rendre

                   fous.

(Dali et François 1er vont voir dans les coulisses côté gardiens)

Dali : - Ils sont encore en train de s’occuper de leur collègue qu’on a effrayé.

François 1er : - Il a l’air d’aller vraiment très mal.

Garçon WG : - Bon ! On commence ?

Homme GW : - Alors dépêchons-nous. Personnellement, je déteste tous ses effusions

                   sentimentales.

Fille GW : - Moi aussi. La vie c’est du sérieux. Travail, travail, travail.

Magritte : - Eh bien ! Ça doit être drôle de vivre avec vous !

Garçon GW : - A qui le dites-vous ! Je n’ai jamais voulu reprendre la ferme de Papa. Je

                         voulais être champion cycliste.

Homme GW : - Tu es la honte de la famille !

Fille GW : - J’aurais préféré une sœur.

VVG : - La vie, ça n’a rien de sérieux.

TVG : - Quand on s’occupe de toi, c’est forcément sérieux.

Docteur : - Sans aucun doute. Quand on est appelé tous les 4 matins pour soigner un artiste

                  qui perd la boule, ce n’est pas une partie de rigolade.  

Gauguin : - Allons ! Ne nous fâchons pas. C’est l’anniversaire de Mademoiselle.

(Il montre JFP)

Magritte (apportant un cadeau à JFP) : - Voilà ! C’est de la part de tout le monde !

(Magritte tend le cadeau à JFP dans son cadre. Elle prend le cadeau)

JFP : - Oh ! Merci ! C’est très gentil !

(JFP ouvre le cadeau. C’est un beau collier qu’elle se met autour du cou)

Magritte : - Vous êtes magnifique !

Docteur : - Ce collier vous va très bien.

Garçon GW : - Moi, comme cadeau, j’aurais préféré un vélo tout neuf.

Gauguin : - Je vous ferais bien la bise mais…

Magritte : - Moi aussi mais…

Dali : - C’est sûr ! Des peintures qui se font la bise, ça ne se fait pas.

JFP : - Alors dansons !

François 1er : - Musique !

 

MUSIQUE

 

(Tout le monde se met à danser. Gauguin et JFP viennent rejoindre les personnages. JFP se retrouve au milieu de tout le monde. Puis tous les autres personnages de la pièce les rejoignent à leur tour : les gardiens, les visiteurs, les guides. Au final, les acteurs se mettent en ligne avec Gauguin et JFP au centre. Quand la musique baisse, ils saluent le public)

 

 

FIN

 

 

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Les personnages

 

 

Paul Gauguin : Hugo Mercier

Jeune Fille à la Perle : Sara Nibbio

Guide 1 : Miriame Rahoui

Guide 2 : Angèle Broux

Visiteur 1 : Jihad Oumiddoch

Visiteur 2 : Théo Guyot

Visiteur 3 : Arthur Maître

Visiteur 4 : Léo-Paul Truan

Visiteur 5 : Ambrine Pagant

Visiteur 6 : Kenza Benchekroun

Mère : Clémence Muzeyi

Enfant : Calvin Ta

Gardien 1 : Emma Galizzi

Gardien 2 : Imade Errachidi Alaoui

Gardien 3 : Driss Nahari

Gardien 4 : Naoufel Djouadria

Vincent van Gogh : Adrien Paufert

Théo van Gogh : Elina Renner

Docteur Gachet : Walid Mouatadir

Salvador Dali : Brechna Bakahi

René Magritte : Marion Guérineau

François 1er : Adel Mezerai

Homme de Grant Wood : Ethan Chapuis

Fille de Grant Wood : Clara Ferreira

Garçon de Grant Wood : Yann Cerdeira

 

Une création de la classe de CM2  - Ecole des Cèdres – Quétigny  - Printemps 2018

 

 

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14/06/2018
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Atelier Philo - Classe de CM2 - " Riches et Pauvres" - 26-02-2018

RICHES et PAUVRES

 

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Le lundi 26 février 2018, la classe de CM2 de l’école des Cèdres a organisé un débat sur le thème « Riches, Pauvres ».

Les tables de la classe sont installées en rectangle pour que tout le monde puisse se voir.  Ambrine est présidente de la séance et Yann secrétaire. Comme pour les autres débats, chaque doit s’inscrire auprès du secrétaire pour pouvoir être inscrit pour s’exprimer. C’est la présidente qui donne l’autorisation de parole. Chaque intervenant ne peut pas être interrompu. Il peut aller jusqu’au bout de son propos. Un autre enfant s’occupe du temps et doit indiquer l’heure tous les 15 minutes afin qu’on puisse faire avancer le débat pour qu’il se termine dans l’heure prévue.

 

Le premier enfant à intervenir est Calvin qui pose directement la question de ce qu’est la richesse et pas seulement de l’argent. Cette idée n’est pas reprise tout de suite. Le débat se concentre sur l’argent.

 

 

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D’autres élèves, Hugo, Driss, Yann, Walid, interviennent pour relativiser la notion de richesse financière (désavantage de se faire cambrioler, possible difficulté avec l’alcool, risque aussi de devenir un jour pauvre en ayant tout perdu).

Jihad répond que les pauvres aussi peuvent se faire voler. Une discussion s’engage ensuite sur la sécurité des maisons, les alarmes, les caméras de surveillance. Plusieurs enfants dont Hugo et Driss expliquent que les cambrioleurs savent faire avec.  

 

Les débatteurs posent alors la question du lien entre richesse et bonheur. Théo argumente en disant qu’un riche peut être malheureux et un pauvre heureux, selon leurs façons de vivre. Cette relativité du bonheur s’exprime aussi avec l’idée de l’apparence qui peut être fausse et la valeur de l’argent. 1.000 € pour une personne pauvre n’a pas la même valeur que pour une personne riche.

 

 

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Imade rappelle les chiffres d’une ONG sur la pauvreté : 1 % des plus riches dans le monde détiennent autant que 90 % des plus pauvres. Chiffre comparable à un autre : 8 personnes détiennent à elles seules autant que 3,6 milliards d’habitants, soit la moitié de la population mondiale.

 

 

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Certains enfants expliquent que la richesse peut entraîner des chutes dans l’alcool et la drogue. D’autres que la richesse peut provenir des gains au loto. Les enfants réfléchissent alors sur la question de savoir si les riches jouent au loto. D’après ce qui est expliqué, non. Il y a d’autres façons de gagner beaucoup d’argent autrement que par le loto. Ce sont plutôt les plus pauvres qui jouent au loto. Théo explique que les ultrariches ne partagent rien.

 

Sara évoque alors l’idée d’aider les pauvres. Il est question des Restos du Cœur (où on voit même des personnes en costume), du Secours Populaire et d’autres associations comme la Banque Alimentaire qui collecte de la nourriture dans les supermarchés pour approvisionner les organismes qui aident les plus pauvres.

 

Driss estime que les milliardaires devraient donner la moitié de ce qu’ils ont aux associations d’aide aux plus pauvres. Marion donne un avis très tranché. « Plus tu es riche, plus tu es avare ». Hugo renchérit : « Les plus riches sont les plus égoïstes. »

Léo-Paul intervient pour dire que certains riches avant de mourir donnent leur fortune aux associations d’aide aux plus pauvres.

 

 

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L’idée première de Calvin revient dans le débat par une intervention d’Imade. La richesse peut provenir d‘autre chose que l’argent, la richesse du lien familial par exemple, l’amour de la famille. Clara y ajoute le lien fort avec les amis. Théo complète : « Sans famille, on n’est pas heureux. »

Angèle explique qu’on peut aussi être riche d’un talent.

 

 

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Le débat revient vite sur le terrain de l’argent qui semble un sujet important aux yeux des enfants. Il est alors question des riches joueurs de football comme Neymar. Cela choque certains d’être aussi riche juste pour du football « juste pour courir après un ballon. » (Théo). D’autres enfants ne sont pas du tout d’accord, notamment les footballeurs et footballeuses de la classe. Si ces joueurs sont riches c’est parce qu’ils ont du talent et, à leurs yeux, c’est normal. La discussion est animée. Pour un certain nombre, le talent de footballeur ne justifie pas une telle quantité d’argent, juste pour un jeu. Hugo explique qu’il est d’accord avec Théo pour le fait qu’ils deviennent riches « juste pour courir après un ballon. »

 

Walid analyse la situation d’une manière plus « économique » : « Moi je dis que les riches achètent des gros salaires ». Yann ajoute que certains footballeurs vont dans les hôpitaux et font des dons pour les enfants malades. Elina ajoute qu’on croit que les footballeurs sont radins, mais pas du tout. Pour Clémence, « C’est venu tout seul » que les footballeurs sont devenus riches. Hugo veut compléter qu’il n’a pas critiqué les footballeurs. Il ne parle que d’une vingtaine d’entre eux.

Au final sur ce point sur le football, un compromis semble se dessiner sur l’idée qu’il y a quand même de l’excès dans les salaires des footballeurs professionnels.

 

Calvin introduit l’idée des nouveaux riches par la vidéo, les fameux Youtubeurs. Là encore, ce point divise la classe entre ceux qui semblent rêver de faire la même chose et d’autres qui pensent qu’il y a de la manipulation pour profiter de ceux qui regardent les vidéos.

 

 

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Puis il est question du travail des enfants dans certains pays. Elina parlent des enfants qui travaillent et ne vont pas à l’école. Hugo n’est pas d’accord. Pour lui, ces enfants n’ont pas le choix. C’est une obligation de leur famille qui ne peut pas survivre sans le peu d’argent de leur travail.

 

 

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Diverses idées sont ensuite évoquées. Walid explique que « si tu quittes ta femme, tu peux être pauvre parce qu’elle te prend tout ton argent ». Cela fait rire un certain nombre d’élèves mais pas d’autres qui pensent qu’un homme aussi peut prendre tout l’argent.

 

Puis arrive le thème des animaux. Elina raconte comment certains deviennent riches en tuant des animaux comme les éléphants pour l’ivoire. Théo parle des braconniers. L’enseignant intervient pour expliquer la responsabilité de chacun d’entre nous dans le fait d’acheter ou non des produits avec des animaux qui sont tués pour cela. S’il n’y avait pas d’acheteurs, ces animaux seraient encore en vie puisque le but de ces tueries, c’est l’argent qu’on peut y gagner.

 

 

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L'ivoire récupéré des braconniers brûlé pour empêcher sa vente

 

 

Sara revient sur le sujet de la pauvreté et pense que, sans les Restos du Cœur et toutes les autres associations, les pauvres ne pourraient s’en sortir. Angèle ajoute que ces associations agissent aussi pour le soin contre les maladies parce que ces personnes n’ont pas les moyens de se soigner.

 

Elina pense que pour aider les pauvres, chaque famille devrait avoir une vache. Comme ça, ils auraient du lait, puis de la viande. Après plusieurs interventions sur ce sujet, il s’avère que c’est bien plus compliqué que cela, rien qu’au niveau des terrains nécessaires et du matériel dont on aurait besoin.

 

Angèle conclut le débat en disant qu’il faut tout faire pour que tout le monde vive normalement.

 

Ce débat d’une heure a vu 89 interventions d’enfants. Une vingtaine d’élèves sur 25 ont pris une fois la parole, certains jusqu’à 11 fois.

Le prochain débat aura comme thème « Le sport, la pratique sportive, le compétition sportive »

 

 

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Lien avec des articles sur le même thème :

Atelier Philo - Classe de CM2 - " Autour des règles de vie" - 19-10-2016

Atelier Philo - Classe de CM2 - " Le racisme" - 31 janvier 2017

Atelier Philo - Classe de CM2 - " Les drogues" - 14-02-2017

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28/03/2018
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Vietnamiens des Cèdres ?

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A l'occasion d'un des voyages du matin dans la classe de CM2 (un calendrier universel sur les pays du monde), les élèves ont fait escale au Vietnam.

 

Une occasion de parler des sampans, ces pirogues en bambous qui traversent les rivières et le fleuve Mékong, qui servent de marché flottant, et qui sont un des modes de transport très important de ce pays d'Asie du Sud-est.

 

L'occasion aussi de parler du charme de cet état, le chapeau conique porté par les femmes vietnamiennes.

Très léger, fragile, cet objet en bois et tiges de  bambou  couvert de feuilles de latanier est porté par les femmes du Nord au Sud, sans distinction d’appartenances sociales, de riches ou de pauvres, de jeunes ou de vieillards….

 

La mamie d'une des élèves a ramené d'un voyage au Vietnam plusieurs chapeaux. Ce fut l'occasion pour les élèves de les essayer.

 

L'espace de dix minutes, la classe de CM2 est devenue une classe d'enfants vietnamiens...

 

 

 

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21/03/2018
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APC - CM2 - Créations photographiques avec Photo Filtre - Janvier - Février 2018

APC - CM2

Créations photographiques avec Photo Filtre 

Janvier - Février 2018

 

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Comme leurs camarades de classe des deux groupes précédents, en septembre-octobre puis en novembre-décembre, 5 élèves de CM2 ont participé à l'atelier photo dans le cadre des APC (Activités Pédagogiques Complémentaires) du lundi soir. 

 

D'abord de la prise de vue avec recherche de lieux adéquats pour le projet à mettre en place, puis un travail de cadrage et des prises de clichés qui ont ensuite été transférés sur le disque dur de l'ordinateur.

 

Dans les séances qui ont suivi, les élèves ont retravaillé ces photos avec le logiciel Photo Filtre, modifiant autant les couleurs que les formes.

 

Vous trouverez ainsi dans cet article les oeuvres de ces enfants, parfois surréalistes, poétiques, décalées, drôles, étonnantes, parfois complètement hors de tout repère tangible. Bref, ce sont des images à savourer comme on déguste un plat curieusement délicieux

 

 

 

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Galerie-Photos des productions d'élèves

 

 

 

 

Retrouvez tous les travaux photos des élèves de CM2

depuis la rentrée de septembre 2017 dans l'album :

 

 

APC - Travaux photos avec des élèves de CM2

 

 


10/03/2018
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Théâtre - "Musée Zarbi", la dernière création des CM2 sur scène au printemps 2018

MUSEE ZARBI

 

Création des CM2 de l'école des Cèdres

Printemps 2018

 

 

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Suite aux mois d'atelier-théâtre et expression corporelle de la fin 2017, la classe de CM2 de l'école des Cèdres est en train de travailler sur une nouvelle création intitulée "Musée Zarbi". Cette pièce sera présentée en fin d'année, entre autres lors de la fête de l'école. 

 

Comme son titre l'indique, c'est de musée dont il est question, mais pas n'importe quel musée

Un musée comme on n'en a jamais vu ! Inutile de dire qu'on ne va pas s'y ennuyer.

 

Une manière d'aller à la rencontre de l'art sur le mode ludique et joyeux, l'air de rien comme si de rien n'était. Et pourtant les grands peintres et leurs oeuvres vous donnent rendez-vous dans une étonnante version du musée. Sans doute même qu'après avoir vu le spectacle, vous ne reverrez plus les musées de la même façon. 

 

Alors, dans quelques mois, ouverture du Musée Zarbi pour quelques séances de ci de là du côté de Dijon, et peut-être même d'ailleurs. N'écoutez pas les mauvaises langues qui vous parlent d'art comme de vieilles oeuvres poussiéreuses posées sur les vieux murs des vieux musées des vieilles villes. 

Non ! L'art, ça peut être aussi dynamique et drôle, sans s'empêcher d'être intelligent

 

Parole de CM2 des Cèdres ! 

 

Un peu plus de nouvelles dans quelque temps...

 

 

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Liens vers d'autres articles sur ce thème

 

Atelier-Théâtre au CM1-CM2

Théâtre CM2 - "Le Château des Bois Noirs" - Spectacle - Juin 2017

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Rencontre...ries - Brigitte Smadja à la bibliothèque de Quétigny - Vendredi 8 avril 2016

Rencontre entre Brigitte Smadja et la classe de CM1-CM2

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Théâtre - Aventure à Teotihuacan - Le spectacle du 13 juin 2013

Création Théâtrale "Sales Gosses" au printemps 2012

Création théâtrale 2011 "A la recherche du Manuscrit"

Théâtre / 10 juin 2010 - "La Légende du trésor caché"


23/01/2018
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CM2 - Visite au Secours Populaire - Château des Cèdres - 21 novembre 2017

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Le mardi 21 novembre 2017, dans le cadre du travail sur la citoyenneté  et l’ouverture au monde, les enfants de la classe de CM2 de l’école des Cèdres ont passé une matinée, d’abord à accueillir deux bénévoles du Secours Populaire (SPF) qui leur ont parlé de l’histoire et de l’action de l’association avant d’aller visiter les nouveaux locaux situés dans le château des Cèdres voisin. Parmi ces bénévoles, Mireille Gauthier sur la photo ci-dessus. 

 

Une manière d’aborder ce qu’est la solidarité et la fraternité, présente dans la devise de la France. L’échange en classe a permis de mieux comprendre les enjeux de l’aide aux plus démunis. Plusieurs élèves de la classe ont témoigné des dons de leurs familles au SPF. L’explication de cette idée de solidarité a été même développée à l’échelle internationale, car le Secours Populaire Français aide aussi des populations sur d’autres continents.

 

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Le Château des Cèdres, locaux du Secours Populaire à Quétigny

 

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Inauguration de Secours Populaire au Château des Cèdres par le maire de Quétigny

 

La visite du château des Cèdres a permis de voir comment étaient organisées la collecte et la distribution, avec un rez-de-chaussée réservé à l’accueil des personnes, les salles avec des vêtements, des jouets, de la nourriture, etc... Un coin pour le café et les petits gâteaux y est  même prévu. L’accueil a beaucoup d’importance pour des gens qui se retrouvent ainsi reconnus, entendus, écoutés. Ce n’est pas un lieu pour uniquement récupérer ce dont on a besoin en matériel. L’échange et le dialogue ont toute leur place dans ce lieu.

Au premier étage, se trouve le bureau où sont accueillies individuellement les personnes ou les familles, plus quelques autres salles pour les livres et le matériel scolaire.

En haut, sous les toits du château, ce sont les lieux stratégiques du comité de Quétigny : bureau, salle de réparation de jouets, organisation, lieu de réunion des bénévoles.

 

Les enfants ont pu avoir un aperçu complet du travail du groupe quétignois du Secours Populaire. Ils ont d’ailleurs posé beaucoup de questions.

 

 

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Voici ce qu’en ont dit les enfants :

 

Ethan

Je suis allé avec ma classe rendre visite au Secours Populaire. Juste avant, des dames bénévoles sont venues dans notre classe nous expliquer leur travail. Elles nous ont dit qu’elles aidaient les gens en difficulté.  A Noël, il y a un Père Noël vert qui distribue des cadeaux aux enfants. Après nous sommes allés dans les locaux du Secours Populaire où les bénévoles nous ont montré les réserves de vêtements, de nourriture, de livres et de jouets.

 

Naoufel

Je suis parti au Secours Populaire. J’ai vu une cuisine pour donner à manger aux gens pauvres. Ils trient les habits pour les pauvres. On a vu des jouets qu’on nettoie et qu’on donne aux pauvres. On donne aussi des crayons, des feutres et des colles. J’ai bien aimé la visite. On a vu de la nourriture. Il y avait des bonbons, des gâteaux, du thé, du café, des pommes de terre et des pommes.

 

Théo

(…) Les gens de l’association nous ont montré la « boutique » où il y a les vêtements, la nourriture et les livres. Et quand nous sommes montés au premier étage, il y avait le bureau et, à côté, une pièce pleine de livres. Bientôt, ils vont faire une cabane à livres. Puis nous sommes montés au grenier. Nous avons vu une dame de l’association qui réparait les Barbie. Elle les habille. C’est du recyclage.

 

Yann

Au rez-de-chaussée, il y avait une grande pièce où il y avait à manger. Il y avait aussi des salles au premier et au deuxième étage. On a vu le bureau où sont reçus les gens. On les aide même si on ne les connait pas.

 

 

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Imade

Le 21-11-2017, deux bénévoles (personnes qui travaillent sans pour autant être payées) du Secours Populaire sont venues en classe. C’est une association qui vient en aide aux plus démunis. Nous avons parlé de l’association, puis d’autres sujets et enfin nous avons posé des questions. Le Secours Populaire est né en 1945. Son but est de combattre la pauvreté et l’exclusion en France et dans le monde, d’encourager la solidarité entre les gens. Les intervenantes nous ont expliqué qu’elles pouvaient aider les gens en leur donnant des habits, de la nourriture et des jouets. Pour profiter de ces aides, les personnes doivent s’inscrire auprès de l’association. Nous avons également parlé des autres associations comme Emmaüs.

Ensuite nous avons visité le château. Les locaux sont répartis en trois sections. Au rez-de-chaussée, on trouve la boutique (les habits, les jouets, quelques livres, la cuisine). Au premier étage  se trouve le bureau d’accueil et les livres. Au deuxième étage, on trouve les poupées, des bébés et la salle de réunion.

 

Sara

Nous sommes allés au Secours Populaire de Quétigny avec des bénévoles. Il y avait deux étages. A l’entrée, nous avons vu la salle à manger. Il y avait des tasses pour prendre le café avec du sucre etc… Il y avait une salle où se trouvaient des vêtements pour homme, pour femme. Et, à côté de cette pièce, il y avait des jouets et des habits pour enfants. Nous sommes montés au premier étage. Il y avait un coin livres et un coin jouets, aussi un bureau pour discuter en toute tranquillité. Il y avait une pièce pour trier les habits. Nous sommes montés au deuxième étage. Il y avait des poupées, des affaires scolaires. Une dame s’occupait des poupées. Elle les nettoyait, elle les habillait et les coiffait. Ceci est du recyclage. A  la fin, quand on est sorti, la dame nous a donné un stylo du Secours Populaire et nous sommes retournés à l’école.

 

Clara 

Le mardi 21 novembre 2017, nous avons fait une sortie au Secours Populaire, un grand château. A l'intérieur, il y avait une salle où on trie les vêtements donnés, une cuisine avec un frigo. Dans cette cuisine, des gens venaient prendre un café et discuter. Il y avait aussi une réserve remplie d'aliments et de boissons. Au premier étage, une autre salle pour tier les vêtements ainsi que des cadeaux emballés pour ceux qui ne peuvent pas en acheter et des livres pour tout le monde. De l'autre côté une petite pièce avec un bureau où les gens qui avaient des problèmes pouvaient venir se détendre en les racontant. Au deuxième étage, une sorte de grenier rempli d'affaires scolaires (stylos, gommes,...)et pour finir des poupées recyclées avec de nouveaux habits. A la fin, on a eu un stylo. 

 

Hugo

Deux dames sont venues dans la classe. Elles ont parlé du Secours Populaire. On a posé des questions aux dames et elles nous ont répondu. Après on est allé dans le bâtiment du Secours Populaire. Au rez-de-chaussée, on a vu la boutique, le garde-manger, et on a vu aussi là où ils triaient habits. Puis on est montés au 1er étage. On a vu le bureau d'accueil et un endroit où il y avait des jouets, des jeux de société et des livres. Au deuxième étage, on a vu plein de bureaux. 

 

 

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Kenza

(...) Nous avons eu l'occasion de rencontrer à l'école les bénévoles du Secours Populaire. Ils nous ont expliqué comment ils aident les pauvres et les SDF pour payer de la nourriture, le loyer, les vêtements. Ils offrent aussi aux enfants des vacances dans des familles d'accueil. Après, nous sommes allés visiter le château où a lieu le Secours Populaire. (...) Ils ont aussi une cuisine où ils accueillent les personnes gentiment  en leur offrant un café, un chocolat chaud et un gâteau pour que les personnes soient rassurées. (...) A la fin de la participation des bénévoles, elles nous ont donné gentiment un stylo bleu. Merci le Secours Populaire !

 

Ambrine 

On est rentrés dans notre classe. Il y avait deux dames qui nous ont expliqué le Secours Populaire. On est allé visiter le secours Populaire dans le château des Cèdres. (...) Au 2ème étage, il y avait des bureaux, des fournitures scolaires, des poupées qui avaient été recyclées. Et, tout à la fin, une dame nous a donné des stylos bille bleus. 

 

Léo-Paul

Le mardi 21 novembre 2017, deux bénévoles du Secours Populaire sont venues pour nous expliquer ce qu'était le Secours Populaire, son but etc... Ensuite nous sommes allés au château. Au rez-de-chaussée, , on trouve la boutique où il y a des habits, des jouets et autres objets divers puis aussi une pièce où les gens se rencontrent, discutent, boivent un café et mangent des gâteaux, et enfin les pièces de stockage (...) Au deuxième étage, on trouve une pièce de recyclage, c'est-à-dire, par exemple les vieilles poupées sales sans habits sont lavées, coiffées et les bénévoles vont leur coudre des habits. Résultat : la poupée est quasi neuve ! (...) Finalement, nous rentrons en classe et on fait un récapitulatif de la visite. 

 

Adel

Je me suis rendu au Secours Populaire à côté de mon école. (...) Je trouve que les personnes qui travaillent là-bas sont formidables parce que ce sont des bénévoles qui travaillent gratuitement pour aider les gens. Le Secours Populaire aide les personnes dans le besoin grâce à notre solidarité. 

 

 

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Arthur

Le Secours Populaire est venu nous expliquer des choses sur eux. Le Secours Populaire aident les gens qui n'ont pas beaucoup d'argent. Il leur donne des habits et à manger. (...) A la fin, ils nous ont donné un stylo à bille bleu ou noir. 

 

Angèle 

(...) Le Secours Populaire est aussi un moyen d'aider les gens en leur donnant envie de trouver un travail. les bénévoles aident les SDF à trouver un logement ou il leur redonnent le goût de travailler. (Visite du château) Au premier étage, il y a le bureau où les gens peuvent parler de leur situation sans que d'autres personnes n'écoutent. (...) Et au dernier étage, (...) il y a aussi d'autres bureaux pour tout organiser. Les bénévoles s'y rassemblent. Ensuite nous sommes repartis à l'école. 

 

Clémence

(...) On a vu des dames qui trient des habits et après c'est parti pour la boutique. Aussi, on a vu des boîtes de conserve, de la nourriture. (...) On a vu une salle privée où on parle que des choses privées. Et on le dit à personne. (...)

 

Miriame

(...) Deux femmes sont venues nous parler du Secours Populaire et de la solidarité. Ensuite nous nous sommes habillés puis nous sommes partis au Secours Populaire. (...) Maintenant, nous montons au premier étage. Il y a la pièce où des dames triaient des vêtements, et enfin le bureau où ils veulent parler de leur histoire, de leur vie privée. Le troisième étage était rempli de fournitures scolaires, de poupées recyclées et le bureau où tout le monde parlait en privé avec les bénévoles. (...)

 

 

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Driss

Mardi 21 novembre 2017, chez la classe de M. Marchand, deux dames du Secours Populaire sont venues pour nous parler de l'association. (...) Quand on était en classe, j'ai trouvé que les dames étaient très gentilles. Et j'ai adoré le château. Ils font du très bon travail. J'espère qu'ils continuent comme ça. 

 

Walid

(...) Ces deux dames sont à la retraite. Elles nous ont expliqué qu'elles recevaient des pauvres, des gens qui sont au chômage et nous ont fait visiter le château. (...) Au premier étage, il y avait le bureau d'accueil pour expliquer leur situation et il y avait un chien.  Une cabane à livres sera bientôt construite. (...) A la fin, une dame du Secours Populaire nous a donné un stylo bleu. 

 

Adrien

Le Secours Populaire est une association pour les personnes dans le besoin. (...) Il est important d'aider l'association car beaucoup de personnes en ont besoin. Des personnes créent des collectes, des dons dans le magasin du Secours Populaire. 

 

Emma

(...) Le Secours Populaire est une équipe de bénévoles qui viennent en aide aux personnes les plus démunies, en leur donnant des dons de la part de la population et des grandes surfaces, comme nourriture, vêtements, jouets et affaires scolaires. Nous sommes allés visiter le château du Secours Populaire. (...) Au dernier étage, les bénévoles recoiffent et remettent en état des poupons et des barbie, et aussi des fournitures scolaires. Ce fut très intéressant. 

 

Marion

Je vais vous expliquer ma matinée en deux parties : la première expliquera l'intervention de deux bénévoles dans notre classe, et la deuxième, notre visite dans le château du Secours Populaire. 

Le mardi 21 novembre 2017, nous avons eu l'intervention de deux bénévoles du Secours Populaire Français qui nous ont parlé de la solidarité et de l'organisation de l'association. Celle-ci vient en aide aux personnes en difficulté financière. Elles nous ont expliqué qu'elles allaient à la banque alimentaire pour des aliments que les gens pouvaient ensuite venir chercher. Elles distribuent aussi des produits d'hygiène et des habits pour enfants et adultes. Il y a aussi des SDF qui, grâce au Secours Populaire, sont devenus bénévoles et à leur tour ont aidé les autres.

Nous sommes allés ensuite dans le château qui comprend au rez-de-chaussée : la réserve, une cuisine pour que les gens qui arrivent, puissent prendre un café, discuter et prendre un petit gâteau, une boutique pour les habits des adultes, et, à côté, il y a une pièce pour les enfants. 

Au premier étage (un endroit beaucoup plus calme), il y a le bureau pour que les gens puissent discuter de la cause pour laquelle ils viennent ici. On trouve aussi le triage (habits) et le coin des livres. 

Pour finir, le deuxième étage (le grenier) est le lieu où les poupées sont réparées et où se situent les bureaux de straté gie (organisation de l'association). 

 

 

 

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Histoire du Secours Populaire

 

Sa naissance sous ce nom date de 1945, après la seconde guerre mondiale. Dans l’esprit de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme, l’association soutient les personnes victimes d’injustice sociale, de calamités naturelles de misère, de faim de sous-développement de conflits armés, en France et aussi dans le monde.

En 2016, le SPF a aidé plus de 3 millions de personnes grâce à ses 80.000 bénévoles et ses plus de 1.100.000 donateurs (plus de 25 millions d’euros pour cette année-là).

Le SPF a un budget annuel de plus de 300 millions d’euros. C’est la troisième association française après la Croix-Rouge Française et le Secours Catholique. Mais c’est le premier réseau de bénévoles en France.

Dans l’ensemble du pays, cela représenté 98 fédérations et 658 comités dont celui de Quétigny.

 

En fait, son histoire remonte à bien plus longtemps. En effet, dés 1923, naît le Secours Rouge International qui regroupent des pacifistes mobilisées pour venir au secours des veuves de la première guerre mondiale. L’association est aussi engagée contre la montée des dictatures en Italie et en Allemagne. Elle s’opposera même à l’exécution de Sacco et Vanzetti aux USA.

 

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30 mai 1927 - Manifestation à Bruxelles du Secours Rouge pour Sacco et Vanzetti

 

A partir de la crise de 1929 et la Grande Dépression qui a touché aussi l’Europe, le Secours Rouge développe des activités pour les enfants, des colonies et des aides aux enfants de chômeurs.

En 1936, les fondateurs affirment leur volonté de réunir des gens « de toutes opinions, de croyance et de non-croyance ». L’association change de  nom et devient le Secours Populaire de France et des Colonies (A cette époque, la France occupait des territoires un peu partout dans le monde).

 

Le SPFC participe à la lutte contre l’occupation allemande, entre autres en août 1944, où il contribue à la libération du ministère de la justice, place Vendôme à Paris, ainsi que les entrepôts de la gare. Le SPFC s’occupera alors des prisonniers de guerre et des enfants.

Le 15 novembre 1945, le Secours Populaire Français est créé suite à la fusion du Secours Populaire et des Colonies et de l’ANVN, Association Nationale des Victimes du Nazisme.

L’association est alors composée de beaucoup de femmes et d’hommes qui ont connu la déportation, les camps de concentration, les prisons, ou la vie clandestine pendant la Seconde Guerre Mondiale.

 

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2 décembre 1959 -Rupture du barrage de Malpasset

 

A la fin des années cinquante, le SPF (comme d’autres associations d’aide) est confrontée à des défis de grande ampleur provoqués par les catastrophes et la misère sociale (rupture du barrage de Malpasset, tremblement de terre à Agadir, les hivers terribles, etc…), mais aussi par les victimes des dictatures en Espagne, en Grèce, au Chili. Des artistes célèbres s’engagent aux côtés du SPF pour aider tous ces gens. Parmi eux, on trouve Georges Brassens,  Jean Ferrat, Julien Clerc, Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Colette Magny, Yves Montand, Mouloudji, Georges Moustaki, Serge Reggiani, Francesca Solleville, Anne Sylvestre. Ils enregistrent un disque en décembre 1977. Sa vente permettra de distribuer plus d’un million de repas dans les cantines populaires. En 1977, le SPF aura reversé au Chili l’équivalent de 4 millions d’euros. Ce qui s’est passé là, servira de méthode pour les opérations futures du SPF : aides aux mineurs  suite aux fermetures des houillères, récupération des surplus agricoles (méthode qui inspirera les Restos du Cœur).

 

 

 

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En 1976 apparaît le Père Noël Vert, couleur d’espoir. Ce sera le début des collectes et des distributions de jouets pour les enfants des familles démunies.

En 1979, le SPF organisa sa première « Journée des Oubliés des Vacances ». Ce sont des centaines puis des milliers de familles et d’enfants qui, au fil du temps, vont découvrir la mer durant les grandes vacances.

 

 

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Au fil des années, le Secours Populaire devient l’une des principales associations de lutte contre la précarité et l’exclusion. Des permanences se créent, aussi des points jeunes, des lieux d’écoute et d’aide face à la désespérance. L’association innove en favorisant la sortie de l’assistanat par le bénévolat.

Le magazine Convergence fait ses premiers pas.

Le travail du SPF auprès des enfants lui vaut d’être agréée association nationale d’éducation populaire le 10 janvier 1983 et reconnue d’utilité publique le 12 mars 1985. 

 

 

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« Tout ce qui est humain est nôtre », telle est sa devise. Le Secours Populaire a considérablement évolué depuis le début du XXIème siècle. De nombreuses personnalités de la vie publique sont venus soutenir les campagnes du SPF, comme Harry Roselmack, le journaliste, Jamel Debbouze, Anne Roumanoff, Mylène Demongeot, Philippe Candeloro, Daniel Prévost, Robin Renucci, Maud Fontenoy, Grand Corps Malade, Virginie Lemoine, Sophie Aram, Jean-Louis Aubert (ex-Téléphone), Yann Barthès, Michel Boujenah, Josiane Balasko, Francis Cabrel, Matthieu Chedid, Sophie Davant, Catherine Deneuve, Nicolas Sirkis (groupe Indochine), Nicolas et Luka Karabatic (handballeurs), Titouan Lamazou (marin), Pascal Légitimus, M Pokora et bien d’autres encore comme Bourvil en son temps…

 

 

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01/01/2018
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Atelier-Philo - La violence en débat - Classe de CM2

 

 

 

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Atelier – Philo

Débat sur la violence

18 décembre 2017

 

 

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Suite à un conflit dans la cour de récréation, la classe de CM2 a organisé un débat sur le thème de la violence, ses formes, sa signification, ses raisons et les moyens de l’éviter.

L’organisation de la classe a été modifiée afin que tout le monde puisse se voir. Les tables ont été placées en forme de grand rectangle. Chaque élève avait de quoi prendre des notes pour écrire ce qu’il voulait exprimer et se rappeler des interventions de camarades considérées comme intéressantes.

 

Ce débat était présidé par Miriame qui donnait la parole, avec Clémence comme secrétaire qui notait les prénoms de ceux qui voulaient intervenir. Chaque élève (comme l’enseignant d’ailleurs) ne pouvait intervenir qu’après avoir été appelé par la présidente de séance. Pour l’enseignant, son droit d’intervenir hors appel de la présidente consistait à rappeler si nécessaire les enfants à l’écoute de celui ou celle qui était appelé à parler par la présidente.

Ce principe garantissait la liberté de chacune des interventions et l’écoute de tous. Si quelqu’un n’était pas d’accord avec ce qui avait été dit, il/elle devait s’inscrire pour donner les arguments qu’il/elle opposait à l’intervenant en question. C’est aussi pour cette raison qu’il était important de noter ce que l’on voulait exprimer, car on pouvait bien évidemment être appelé par la présidente après d’autres personnes qui s’étaient inscrites auparavant.

La secrétaire faisait un signe de la main pour indiquer à celle ou celui qui voulait intervenir que son nom était écrit sur la feuille et qu’il n’avait plus qu’à attendre que la présidente l’appelle.

Ce débat de 50 minutes a donné lieu à environ 75 interventions.

20 élèves sur 25 ont demandé la parole au moins une fois, jusqu’à 8 fois pour les plus demandeurs.

 

 

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Pour ce qui est du contenu de ce débat, il a été divisé en trois parties :

  1. Qu’appelle-t-on la violence ? Quelles sont ses formes ?
  2. Pourquoi les humains ont-ils des pratiques violentes alors qu’ils savent pertinemment que cela fait mal et peut même être très dangereux ?
  3. Que peut-on faire pour empêcher la violence ? Quelles sont les autres voies de résolution de conflit ?

 

 

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Driss a été le premier à intervenir. Il a expliqué que les insultes et les menaces, c’étaient des formes de violence. Pour Hugo, ce sont des gens malades dans leur tête. Walid a rappelé que s’il y a violence, il y a forcément des victimes. Elina a évoqué le problème des enfants battus dans leur famille, qu’on n’en parle pas assez parce que personne ne le sait. Yann a parlé des attentats comme forme grave de violence. Hugo a rajouté que ces attentats tuaient beaucoup de gens, que leurs auteurs souvent se suicidaient en pensant qu’ils iraient au paradis grâce à leur acte, ce qu’Hugo considère comme faux.

Pour Calvin, la violence peut être due à la jalousie ou à la vengeance. Marion a rapporté les faits historiques des camps de concentration où des millions de juifs ont été exterminés pour des raisons religieuses. Elle a précisé que chacun doit être libre de pratiquer sa religion quelle qu’elle soit.

Yann est revenu sur des faits divers où des parents tuent leurs enfants avant de se suicider.

Arthur s’est posé la question de savoir pourquoi les gens aiment insulter. Sara est intervenue pour dire que les insultes ne servaient à rien.

Walid a évoqué ceux qui tuent pour de l’argent alors qu’Angèle a expliqué ce qu’est la discrimination entre hommes et femmes et les violences que cela suscite.

 

 

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Hugo a parlé du racisme et expliqué que nous étions tous de la même espèce.

Face à tout cela, Yann a ajouté que ceux qui tuent, les plus souvent, ne veulent pas être tué comme un droit qu’ils se donnent sans le donner aux autres. Marion a évoqué la violence involontaire due à des personnes souffrant de maladies.

Hugo a parlé du harcèlement (un groupe contre une personne), « ça peut aller jusqu’au suicide ». Pour Elina, « on naît ensemble, on meurt ensemble ; il faut aider les autres. »

Pour Léo-Paul, la violence c’est l’expression des « déprimés de la vie. »

 

 

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Ethan est entré dans le domaine plus large de la violence liée aux décisions des présidents ou des rois, ceux qui décident des guerres et donc de la violence. Arthur, Yann et Walid se sont dit d’accord avec Ethan. Walid est même revenu sur ce sujet  en parlant des dirigeants nord-coréens et plus généralement des peuples qui ne s’aiment pas et qui se font la guerre. L’enseignant a précisé que les guerres étaient surtout dues à des intérêts de conquête (territoire à prendre à un autre peuple), d’argent aussi (puisque souvent les guerres permettent à un petit nombre de personnes de s’enrichir.  Imade a parlé de la volonté de guerre pour vendre des armes), et, pour reprendre l’idée de Walid, de religion ou de culture quand certains considèrent qu’ils détiennent la vérité et que les autres ont tort, en clair l’intolérance. Yann a même expliqué qu’Hitler voulait tuer pour rien tandis qu’Angèle a parlé de sa cruauté. Donald Trump a aussi été évoqué dans la discussion sur le sujet de la Corée du Nord et des missiles. 

 

 

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Ce problème du mépris de l’autre au niveau collectif, on le retrouve au niveau individuel, même dans les cours d’école. Les petits conflits trouvent aussi leurs origines pour des raisons semblables d’intérêts des uns face à ceux des autres (une partie de la cour pour jouer, la volonté de montrer qu’on est plus forts que les autres, une volonté de domination ou d’appropriation de ce qui appartient à l’autre, à défaut d’argent, des billes, des goûters ou autres choses de ce type.

Au sujet des guerres, Hugo a expliqué que certaines d’entre elles ont eu lieu pour des raisons défensives, pour que les habitants se libèrent de ceux qui s’étaient approprié leur territoire. La résistance française pendant la seconde guerre mondiale fait partie de ces exemples. 

 

 

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Driss a alors exprimé l’idée qu’un monde sans violence serait « trop bien ». Jihad pense qu’on doit se respecter. Adrien a expliqué que nous ne sommes pas « au pays des Bisounours ». Hugo est revenu sur le sujet en disant que ce serait pas mal de vivre dans un tel pays, où « tout irait bien ». Léo-Paul a signifié également son désaccord avec Adrien puis ajouté que ce serait pas mal de vivre dans un monde sans guerre, on serait en paix. 

Elina pense qu’en cas de violence, il faut appeler la police comme Théo.

Jihad a précisé que tuer, c’est devenir un meurtrier.

 

 

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Théo est alors intervenu sur le thème des animaux qui sont tués soit pour être mangés, soit par des braconniers, ce qui a suscité un vif débat entre ceux qui pensent qu’il faut bien tuer des animaux pour manger puisque l’humain mange de la viande (Hugo en particulier) et ceux qui pensent qu’on peut remplacer les protéines animales par des protéines végétales (Calvin entre autres). Léo-Paul  a exprimé son accord avec Calvin en précisant l’idée des protéines sans viande.

Adel a exprimé son accord avec Théo en expliquant que les humains peuvent survivre grâce aux animaux. Ce thème s’est poursuivi sur l’idée de la différence entre tuer pour le plaisir (intervention d’Imade et soutien de Clara) et tuer par besoin alimentaire. Calvin a parlé des personnes qui tuent des animaux sauvages pour avoir des trophées. Marion a expliqué que la violence directe (chasse) ou indirecte (pollution, destruction de l’habitat animal et dérèglement climatique) accélère la disparition de nombreuses espèces animales que « nos enfants ne verront pas ».

Ethan a ajouté que certains animaux tuent pour rien. Scientifiquement, il semblerait que cela soit vrai pour très peu d’espèces, et dans des cas précis. Mais la majorité des espèces animales en tuent d’autres par nécessité (se nourrir) et ce qui est sûr, en dehors de l’être humain, jamais les espèces animales n’ont été responsables de la disparation complète de l’une d’entre elles.

 

 

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Puis il fut question du racket et de l’alcool, de formes de violence que l’on retrouve dans la rue. Plusieurs exemples ont été donnés comme les défis de bandes pour tuer quelqu’un au hasard (intervention de Calvin), comme le manque de contrôle de soi après avoir trop bu (Sara a signifié son accord avec Walid puis a précisément dit : « Je vous déconseille de devenir saoul car on fait de la violence. »). Arthur est d’accord avec Calvin sur ce sujet et pense qu’on peut se lancer des défis mais pas violents et pas dangereux, qu’il faut avoir une vie saine.

Imade s’est exprimé sur des exemples, très rares, de personnes qui veulent crever les pneus des voitures des enseignants. Le maître de la classe ne s’en est pas inquiété outre mesure.

 

 

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Un autre sujet a été abordé par Angèle, celui des violences liées aux différences corporelles. Elle a expliqué que les moqueries étaient une forme de violence et que chacun devait « se respecter même si on n’est pas pareils ». Sara ajoute que la violence, ça peut être des mots qui blessent, même entre amis, aussi la violence physique. « Il faut arrêter ça ». Angèle ajoute qu’en cas de problème avec ses amis, on peut se respecter et vivre en paix, au final on peut s’aimer.

 

 

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Enfin il fut question des jeux vidéo, sujet amené par Driss qui considère que ce peut être un bon défoulement. Comme pour le sujet sur les animaux, cela a alimenté un débat animé. Calvin a donné l’exemple d’un petit garçon qui s’est jeté par la fenêtre suite à un jeu vidéo. Imade considère qu’en plus des jeux vidéo, le laser-game aussi est un jeu violent. Plusieurs élèves expriment leur accord sur ce point (Kenza, Sara, et Marion). Elina propose plutôt de regarder des dessins animés comme ceux de Walt Disney, Mickey par exemple. Marion précise que sur des sites Internet, des youtubeurs tiennent des propos violents.

Pour Driss, ces jeux sont dangereux seulement en partie. Il faudrait pouvoir y jouer seulement une heure par jour. L’enseignant intervient pour élargir le débat des jeux vidéo à l’ensemble des écrans qui, quand ils sont utilisés pour des jeux violents sur de longues durées, peuvent avoir un impact important sur le comportement des enfants comme des adultes. Et surtout, il précise que le débordement d’énergie est naturel pour tout le monde, que dans l’antiquité, le défoulement, c’étaient les jeux du cirque avec toute la cruauté que cela représentait, avec toujours la mort comme finalité. A présent, ce débordement d’énergie peut se faire dans des stades, avec des règles et pas de violence ni de mort (au moins, c’est le principe, pas toujours respecté). Ça s’appelle la pratique sportive de compétition comme il existe celle sans compétition ans laquelle chacun peut trouver une source de défoulement sans que cela ne provoque de violence.

 

 

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Le débat s’est terminé par deux interventions de Miriame et de Yann. Pour l’une, les sorties en boîte de nuit peuvent occasionner des accidents et des morts ; pour le second, suite à une question justement de Miriam « Comment naissent les guerres ? », il a expliqué qu’elles apparaissaient pour une question de territoire.

 

Quant aux façons de répondre autrement que par la violence, les réponses ont été difficiles à trouver d'emblée, surtout parce que les enfants avaient beaucoup de choses à dire sur ce qu'ils voyaient de leur environnement proche ou éloigné.  

 

Ce très riche débat n’a donc pas pu permettre de répondre à toutes les questions d’une part en raison du temps limité puis parfois de la complexité des sujets abordés. Mais les débats qui suivront en 2018 reviendront de toute évidence sur certains des points discutés ce jour (comme les réponses pacifiques à la violence) tant les sujets se croisent.  

 

Six autres débats sont prévus d'ici la fin juin 2018. Le blog de l'école s'en fera bien sûr l'écho. 

 

 

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Et maintenant les commentaires directs des enfants-débatteurs...

 

Léo-Paul

(...) Ce débat parlait des guerres, de la violence etc... On a parlé de pourquoi les gens étaient meurtriers, les différentes formes de violence (insultes, coups...), comment se créaient les guerres, sur qui ou sur quoi les gens faisaient de la violence... A la suite de ce débat, nous avons voté d'autres thèmes de débat, donc un débat par mois. 

 

Elina

Tout a commencé un lundi 18 décembre en début d'après-midi. les chaises et les tables étaient positionnées en rectangle. Il y avait aussi une secrétaire (Clémence) et le cheffe de séance (Miriame). Nous on devait lever la main et clémence devait écrire nos noms. Dès qu'elle avait fini, elle nous faisait un signe avec la main. Ensuite Miriame nous interrogeait un par un. Exemple : "Il y a des présidents qui veulent la guerre". "S'il n'y avait plus de vaches sur Terre, on n'aurait plus de lait, ni de steak, en gros tous les produits laitiers." J'avais sorti la vache de l'humanité.

 

Hugo

(...) Nous avons parlé de la violence, du harcèlement, des la guerre, des animaux, du racisme. Tout cela a duré 45 minutes.

 

Driss

Le lundi 18 décembre 2017, dans la classe de M. Marchand, nous avons parlé des guerres et de la violence. La classe a été organisée en rectangle. Tout le monde était très sérieux. Il s'est dit qu'il y a plusieurs sortes de violence. Il y a la violence verbale et la violence physique. Il s'est dit que la violence verbale est aussi blessante que la violence physique. J'ai adoré. J'ai envie de recommencer. 

 

Ambrine

(...) Walid a dit que dans la violence, il y a une victime. Yann a dit que dans la violence, il y a aussi des attentats. Driss a dit que la violence, ce n'est pas que les coups et les insultes. Jihad a dit : "Je ne sais pas pourquoi les hommes se tuent entre eux". Moi, j'ai bien aimé le débat parce que chacun a donné son avis. 

 

Jihad

la violence est l'utilisation de la force ou du pouvoir, physique ou psychique, pour contraindre, dominer, tuer détruire ou endommager. Elle implique des coups, des blessures, de la souffrance ou encore la destruction de biens humains et d'éléments naturels. Selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la violence est l'utilisation de menaces à l'encontre des autres ou de soi-même, contre un groupe ou une communauté, ce qui entraîne ou risque fortement d'entraîner un traumatisme, des dommages physiques, psychologiques, des problèmes de développement ou de décès. 

Pour moi, la violence peut-être partout visible et invisible. On peut être violent sans s'en rendre compte, par exemple se moquer de quelqu'un sur son physique pour faire rire les autres. Eh bien, ces rires peuvent être violents à entendre. 

 

Ethan

(...) La violence est une forme de menace envers les autres. Il y a différentes formes de violence, la violence physique (les coups, les guerres), la violence morale (les insultes)

 

Imade

1/ Organisation

Pour mettre en place le débat, nous avons tout d'abord réaménagé la classe en disposant nos tables en rectangle afin de pouvoir tous nous voir et de mieux nous entendre. Le maître a attribué des rôles aux élèves volontaires : un(e) président(e) de séance dont la rôle était de distribuer la parole (Miriame), un(e) secrétaire qui devait noter les prénoms des élèves qui voulaient intervenir pendant le débat ainsi que l'ordre d'intervention de ces derniers. Clémence a été désignée pour jouer ce rôle. Elle devait donner cette liste à Miriame. Une règle a été établie : nous devons lever la main pour que Clémence nous note. 

2/ Le débat

Nous avons parlé de plusieurs sujets. 

- Qu'est-ce que la violence (environ 15 minutes)

- Comment  pourrait-on faire pour éviter de faire appel à la violence et régler nos conflits au sein des élèves d'une manière plus sereine. 

Nous avons dit que la violence ne peut pas être que des coups. Des mots peuvent aussi blesser. La violence, ce n'est pas qu'entre humains, mais aussi envers les animaux car nous ne sommes pas obligés de les tuer. Nous pouvons trouver des protéines dans d'autres aliments. Pour régler ça autrement, il faut éviter de trop regarder des dessins animés trop violents ou des jeux violents. Il est toujours possible de s'arranger. 

 

Naoufel

La violence, ce n'est pas que des coups mais c'est aussi des insultes. Il y a a des victimes des cette violence qui ressentent les coups. Les gens peuvent être tués ou blessés par des armes comme les kalashs ou les machettes. Les hommes peuvent être violents pour plusieurs raisons, comme pour gagner de l'argent, pour se venger, pour faire les malins parce qu'ils ont bu trop d'alcool. 

 

Brechna

Tous ensemble, nous avons mis les tables en forme de rectangle pour faire ce débat.

Nous avons fait un débat parce que dans notre classe, il y a toujours des histoires de bagarres, enfin tout ça, bref...

Maintenant les propositions des des élèves : Walid a dit que dans la violence, il y a toujours des victimes. Il est d'accord avec Ethan, parce qu'il y a un président (nord-coréen) qui fait sacrifier son pays. 

 

 

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Marion 

le lundi 18 décembre, nous avons fait un débat sur la violence. Pour que l'on se voie tous, nous avons mis les tables en rectangle et le maître a choisi une présidente et un secrétaire. La secrétaire était Clémence, elle était chargée d'écrire sur une feuille les noms des personnes qui levaient la main. La présidente devait les appeler. Nous nous sommes posé les questions suivantes : qu'est-ce que la violence ? Comment pouvons nous faire pour arrêter ceci ?Nous avons aussi dit que la violence, ce n'est pas que des coups, c'est aussi les insultes. Il y a beaucoup de violence à cause des religions. Il y a aussi le braconnage et les réseaux sociaux qui incitent à blesser ou à tuer. 

 

Yann

Le lundi 18 décembre, nous avons mis les tables en rectangle pour faire un débat sur la violence. La violence, ce n'est pas qu'avec les coups . C'est aussi les insultes. Il y a des présidents qui veulent faire la guerre. 

Comment s'est créée la guerre ? La guerre s'est créée parce que les présidents  voulaient plus de territoires et du coup, ça a causé des guerres. 

Mon sentiment : J'ai trouvé que c'était plutôt cool de parler de ça.  

 

Miriame

Le lunid 18 décembre, nous avons fait un débat sur la guerre, les disputes. Il y avait une directrice qui s'appelait Miriame et une assistante qui s'appelait Clémence. . Avant de prendre la parole, il fallait lever la main et elle vous inscrivait. Ensuite, la directrice donnait la parole aux élèves. Puis on a parlé des présidents qui font la guerre comme Hitler ou d'autres. Et on a parlé du braconnage et des animaux tués. Ce n'est pas bien. Oui, mais on mange presque tous les jours de la viande. On a parlé de tout ça. 

 

Kenza

(...) Nous avons positionné la classe en rectangle pour que tous les élèves se voient. Moi, je trouve que la violence ne sert à rien. le monde serait mieux sans les coups ou les insultes. La violence, c'est aussi les menaces, des mots méchants sur les corps des personnes. Il y a la religion aussi. Ils tapent beaucoup de personnes parce qu'elles n'ont pas la même religion. 

 

Angèle

(...) Dans le débat, nous avons expliqué qu'il y a plusieurs formes de violence. la violence, ce n'est pas que des coups, il y a aussi les insultes qui peuvent blesser les gens. Certaines personnes se font taper ou insulter à cause de leur religion, d'autres sont victimes de violence en raison de leur physique. Le racisme et le harcèlement peuvent fire beaucoup de mal aux gens alors qu'on est tous de la même espèce. Même les animaux se font tuer parfois sans raison alors que nous avons besoin d'eux pour survivre. Nous devons les respecter comme toute personne. 

Dans certains pays, des dictateurs veulent la guerre et sont très cruels avec leur peuple. Les personnes qui sont maltraitées peuvent reproduire la violence avec les autres. Les réseaux sociaux peuvent aussi être dangereux : les insultes, le harcèlement, des gens mal intentionnés proposent des rendez-vous aux adolescents ou aux enfants. Il y a aussi des gens qui croient que la vie est un jeu vidéo où on ne meurt jamais. Ils sont violents avec les autres. Ils pensent qu'il n'y a pas de conséquences, que personne ne souffre, alors que c'st le contraire. Il ne faut pas faire aux autres quelque chose qu'on n'aimerait pas que l'on nous fasse. ARRÊTONS LA VIOLENCE ET VIVONS DANS LA PAIX !

 

Adrien

La violence peut être physiquement comme oralement. La violence est permanente sur Terre, animaux comme humains. Pourquoi autant de violence ? La violence est une action par laquelle la personne tente d'établir un rapport de force avec ne autre personne. La violence ne donne pas d'importance aux besoins et aux émotions de l'autre. la personne utilisant des comportements violents, force l'autre à agir contre son gré sans respecter ses droits. (...) La violence n'est pas une caractéristique de l'individu, mais plutôt un moyen utilisé pour atteindre ses buts. Voilà pourquoi on parle d'un individu utilisant des comportements violents et non une personne violente. Il est important de distinguer la violence de la colère. Contrairement à la violence qui est une action, la colère est une émotion. 

 

Clémence

(...) C'était intéressant ce qu'a dit Imade , les jeux vidéo ce n'est pas bien parce que les personnes peuvent reproduire ça. Driss a dit qu'avec les jeux vidéo, on peut se défouler. Elina a dit que, si on tuait les animaux, on n'aurait presque plus de nourriture. Elle a pris l'exemple avec la vache. Si il n'y a plus de vaches, il n'y a plus de fromage ni de lait. 

 

Adel

(...) Nous avons pris une feuille de classeur et un stylo bleu et nous avons donné des exemples de violence : la violence, c'est les insultes, le racisme, et il y a toujours des victimes. Théo a fait une bonne remarque en disant que c'était mal de tuer les animaux pour rien. Et aussi, la violence ne résout rien. 

 

Emma

Lundi 18 décembre 2017, nous avons fait un débat sur la violence et la guerre. Pour débattre de ces deux sujets, nous avons réorganisé la classe en installant les tables en rectangle. Ensuite nous avons élu une présidente (Miriame) puis une secrétaire (Clémence), deux élèves de la classe. Pour parler, on devait lever la main et Clémence s'inscrivait notre prénom, Miriame nous appelait pour que l'on s'exprime. Chacun de nous avons donné des exemples sur la violence et la guerre, comme la violence des adultes sur les enfants, la jalousie, les meurtres, les hommes qui frappent leurs femmes... La violence existe aussi chez les animaux, ainsi que la violence faite sur les Juifs pendant la seconde guerre mondiale lorsqu'on les envoyait en camp de concentration... les guerres de religion... je pense qu'il faudrait limiter les jeux vidéos ainsi que certains films dus à leur violence et sur les réseaux sociaux !

 

Sara

(...) Il fallait attendre que la présidente nous appelle. Nous avons parlé de la violence. C'était vraiment bien. Même le maître n'avait pas le droit de parler sans s'inscrire. Nous avons pu dire ce qu'on pensait. Nous aussi, on a eu une feuille pour écrire les phrases que les autres ont dit, celles qui nous intéressaient d'écrire et celles qu'on voulait dire. 

 

Walid 

(...) Walid disait des choses intéressantes comme l'histoire des victimes, des présidents. Et, à chaque fois, le maître levait la main et disait des choses intéressantes des élèves. Et après, le débat s'est terminé.

 

Clara

(...) Pour finir, voici quelques phrases dites par les élèves. La violence, ce n'est pas que des coups, mais aussi des mots (Driss). On tape les gens à cause des religions (Angèle). On naît ensemble, on meurt ensemble (Elina). Un président chinois interdit de quitter le pays (Walid). La violence de maintenant est horrible, mais dans le passé, c'est ça qui nous a fait la paix (Hugo). 

 

 

et dans quelques jours, les derniers témoignages de Calvin, Théo et Arthur...

 

Course d'Orientation 24.jpg

La classe de CM2 à la fin d'une séance de course d'orientation - Novembre 2017

 

 

 

 


24/12/2017
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Arts visuels - CM2 - Portraits colorisés sur fond couleur

Arts visuels - CM2 - Portraits colorisés sur fond couleur

Décembre 2017

 

 

Photos colorisées Affiche.jpg

 

 

 

Ce travail a pour origine l'utilisation des mêmes portraits noir et blanc qui avaient servi dans le cadre du travail d'arts visuels en CM1-CM2 de M. Sourrieu, création qui consistait à découper des bandes d'une photo noir et blanc pour les recoller et en donner un effet de visage derrière une grille, un portrait décalé. 

voir article :  Arts visuels - Portraits découpés - Classe de M. Sourrieu - Automne 2017

 

 

Ici, ces mêmes visages de départ ont été colorisés à la main, au crayon ou au feutre, comme pour en donner un effet peinture, proche des retouches numériques d'une image retravaillée avec Photo Filtre en format postérisé. 

Puis, après découpage, ils ont été collés sur un fond couleur qui les met en valeur, en contraste ou en complément de couleur. 

 

 

Cela donne un résultat entre Pop Art et dessin de visage qui fait oublier la photo.  

 

 

Vous trouverez juste au-dessous une galerie-photos de ces travaux d'enfants

 

 

 


06/12/2017
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